A l'annonce de la mort de sa mère, Brynjar, marin depuis son plus jeune âge, regagne la Norvège. Son père, soupçonné de l'avoir assassinée, a été incarcéré. Il reste depuis muré dans son silence, refusant de livrer le moindre indice qui pourrait le disculper. Rongé par le doute, voulant à tout prix savoir s'il est ou non le fils d'un assassin, Brynjar entreprend d'interroger les habitants de la petite communauté rurale. Mais son enquête prend bientôt une toute autre dimension : la quête du " vrai " père et la défense désespérée de l'honneur de sa mère. Olav Duun s'adonne avec plaisir et talent à croquer ces rudes campagnards qui, à leur insu, au prix de mille petits détours, finissent toujours par se livrer. Ecrite en 1932, La Réputation est une remarquable étude de m'urs doublée d'un suspense aux subtiles résonances ?dipiennes.
Nombre de pages
185
Date de parution
01/11/1998
Poids
195g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782080669506
Titre
La réputation
Auteur
Duun Olav
Editeur
FLAMMARION
Largeur
135
Poids
195
Date de parution
19981101
Nombre de pages
185,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Réédition d'un roman d'Olav Duun, considéré comme l'un des plus grands auteurs norvégiens du XXe siècle. Dans "La Réputation", un marin au long cours rentre dans son village natal après des années d'absence suite à la mort de sa mère, morte brutalement. Son père est soupçonné de l'avoir tué. Tandis qu'il s'efforce de prouver l'innocence de son père, des doutes quant à la véritable identité de son géniteur biologique surgissent. Bâtissant un suspense croissant au fil de cette enquête judiciaire doublée d'une quête des origines, Olav Duun offre une redoutable étude de moeurs alimentée par rumeurs et suspicions entre voisins.
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.