Travaux de femmes. Enquêtes sur les services à domicile
Dussuet Annie
L'HARMATTAN
21,00 €
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EAN :9782747585385
Quasi exclusivement féminins, les emplois de services à domicile sont aujourd'hui en plein développement. Quels sont les enjeux, pour les femmes, de cette externalisation du travail domestique gratuit ? S'agit-il d'une forme de " néo-domesticité ", ou bien au contraire ces emplois peuvent-ils offrir à certaines une opportunité de professionnalisation de leurs compétences domestiques et familiales ? A partir des résultats de plusieurs enquêtes de terrain menées auprès d'organisations et de salariées du secteur, cet ouvrage montre combien la précarité y est enracinée dans des logiques de personnalisation des tâches attachées au cadre privé, comment, dans le même temps, ces caractéristiques entérinent et renforcent la féminité affichée de ces emplois. Mais il montre aussi que des alternatives existent, débouchant à la fois sur une moindre précarité et sur une certaine professionnalisation. Leur mise en œuvre suppose toutefois la présence d'organismes employeurs jouant un rôle médiateur, permettant ainsi la construction d'un véritable espace public de travail. Celui-ci ouvre la possibilité de l'exercice " professionnel " d'une activité de service, actuellement encore souvent confondue avec une sollicitude à l'égard d'autrui qui serait " naturellement " féminine. C'est dire l'importance stratégique, pour toutes les femmes, des formes prises par le développement de ce secteur à travers lequel se joue, au quotidien, la définition du féminin au travail.
Nombre de pages
213
Date de parution
01/07/2005
Poids
245g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747585385
Titre
Travaux de femmes. Enquêtes sur les services à domicile
ISBN
2747585387
Auteur
Dussuet Annie
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
245
Date de parution
20050701
Nombre de pages
213,00 €
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Parler d'identités féminines au pluriel, c'est tenter de dépasser l'opposition entre universalisme et différencialisme, le premier réduisant au silence les femmes dans un universel à une seule voix, le second étouffant leur parole dans l'expression dominante d'une identité féminine " innée ". Les contributions réunies dans ce volume proposent donc d'analyser les modes de construction, l'évolution et la recomposition des normes sociales concernant l'identité sexuée. Assiste-t-on aujourd'hui à une diversification des rôles et des pôles identificatoires ? Quels aménagements, quelles compensations, quelles résistances les femmes d'aujourd'hui mettent-elles en œuvre dans les places qui leur sont assignées par les rapports sociaux ? Comment se tisse et se distingue l'identité des femmes dans l'espace professionnel et dans celui des luttes collectives ? Construisent-elles leur identité (individuelle, de classe et de genre) avec ou contre les modèles et les normes traditionnels ancrés dans l'espace domestique et la maternité ? Telles sont quelques-unes des questions posées par Isabelle BUROT-BESSON, Anne-Sandrine CASTELOT, Erika FLAHAULT, Marie-Pierre GUIHO-BAILLY, Sylvie GUIONNET, Sarah LECOMTE, Martine LEFEUVRE-DEOTTE, Jean-Jacques MALO, Safaa MONQID, Ana-Maria RIVAS.
Pour les associations féministes, le genre constitue un redoutable paradoxe et un défi : utiliser le genre comme concept pour lutter contre le genre comme système social, sachant que celui-ci pèse aussi sur leur fonctionnement et leurs pratiques comme dans toute organisation sociale.
Issu des travaux d'un programme de recherche de la DIES, cet ouvrage rassemble les contributions de chercheurs d'universités de l'Ouest autour de l'économie sociale et solidaire. Le lecteur pourra y observer comment cette économie est un levier du développement, par sa capacité à faire émerger de nouveaux marchés et des pratiques novatrices de production et d'échange, entre informel et formel. Il verra comment, en construisant une médiation entre exigences de service public et impératifs de concurrence, les organisations de l'économie sociale et solidaire trouvent, par tâtonnement, des équilibres innovants entre efficacité et valeurs. Il comprendra aussi pourquoi ce processus est susceptible de les bouleverser profondément. A partir d'exemples concrets, l'ouvrage propose des clés pour analyser l'évolution récente de pans entiers de l'économie sociale et solidaire et pour évaluer son apport spécifique à la dynamique de la société. Sept domaines sont étudiés : accompagnement à la création d'entreprises, réseaux territoriaux de. l'économie sociale, services aux familles, tourisme associatif, finance solidaire, environnement, sport. Les publics visés sont tout particulièrement les enseignants, chercheurs ou doctorants en Economie, Gestion, Sociologie, Droit, STAPS ; les étudiants en sciences sociales et politiques ou en management ou préparant un concours de la fonction publique et territoriale ; les professionnels du secteur public, associatif ou privé, soucieux de comprendre les évolutions de l'économie sociale et solidaire au sein d'une économie plurielle ; les dirigeants ou responsables de structures associatives. . . Cet ouvrage est dirigé par Annie Dussuet et Jean-Marc Lauzanas, tous deux maîtres de conférences à l'Université de Nantes.
Partout, le constat des inégalités de fait entre les femmes et les hommes demeure récurrent, malgré les progrès de l'égalité de droit, y compris dans les pays européens comme la France qui ont mis l'égalité réelle à l'agenda. Cet ouvrage propose donc à la fois d'analyser quelques-uns des processus qui entravent l'égalité femmes-hommes et de mettre en évidence les conditions nécessaires à leur dépassement. Résolument pluridisciplinaire, il regroupe des contributions de chercheures en sciences politiques, sociologie, anthropologie, informatique, sciences économiques et sciences de gestion, qui ont croisé les observations minutieuses effectuées au cours de leurs travaux de terrain afin d'une part, de fournir des éléments d'analyse précis des processus largement invisibles participant à la reproduction du système de genre, et d'autre part, d'interroger les conditions d'efficacité des politiques publiques à déployer pour passer de l'égalité de droit à l'égalité de fait.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...