Au bord du théâtre Tome 2 : Entrées de clowns et de fantômes
Durif Eugène
RUMEUR LIBRE
22,00 €
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EAN :9782355770784
Ce second volume poursuit l'exploration entamée avec Au bord du théâtre... Dans le vif de la parole, dans ce qui s'inscrit, entre esquisses fugitives, adresses lyriques, entrées de clowns ou de fantômes, poèmes pour la scène ou tentatives d'approches théâtrales se retournant en un rien de temps en chansons parlées-fredonnées-murmurées, en éclats de pleurer-rires. Dans ce qui ne peut se justifier, à la limite de l'écriture et de la représentation, au bord du théâtre, en ne sachant jamais trop sur quel pied danser, mais en tentant de danser encore dans le tournoiement de la parole, dans ce vertige que l'on tente parfois de fixer, ne sachant plus trop s'il nous emporte, ou si nous en sommes pour un instant le fragile démiurge. Au bord, entre poésie et théâtre. Dressés et titubants à la fois dans la parole, comme le corps parfois sur la scène, comme le corps parfois sur la page. Ne sachant jamais trop.
Nombre de pages
430
Date de parution
26/05/2016
Poids
492g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782355770784
Titre
Au bord du théâtre Tome 2 : Entrées de clowns et de fantômes
Auteur
Durif Eugène
Editeur
RUMEUR LIBRE
Largeur
140
Poids
492
Date de parution
20160526
Nombre de pages
430,00 €
Disponibilité
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Un jeune prof dans un lycée professionnel, sur une côte quelque part vers le nord. Le plus bas trou du cul du monde, on l'a prévenu. ZUP et cités, préfabriqués lézardés, crachin poisseux et vent qui balaie en continu. Un univers tragique et ubuesque. Délabré mais électrique. Sur la plage, lors de ses errances, le nouveau croise une Allemande. Ils connaissent dans les blockhaus abandonnés des étreintes anonymes et bouleversantes. Au collège, tout se joue dans la salle des profs. Les enseignants se jaugent, discutent de l'écrivain parachuté pour de fumeux ateliers d'écriture. Les élèves l'ont jugé : Patrick Bruel pour les filles, cool mais spèce pour les garçons. Langue de bois et principes bidons, psychologie de bazar et subtiles insinuations se mêlent en un cocktail hilarant et cruel. Le drame couve. La violence est ici celle d'un enfermement physique et moral dans des castes, des codes exclusifs. Sous l'avalanche des mots, la parole est impossible. Et la survie ...
Prenez un chef plus très sûr d'être un chef, Cap'tain Bagoinffre ; donnez-lui une femme autoritaire, Mère Itou ; une fille qui entend des voix, Ganelon ; inventez comment redorer son blason en obligeant le peuple à porter le chapeau ; faites flamber les marchés financiers ; fourbissez vos couteaux ; saupoudrez le tout de mots truculents et vous aurez des... têtes farçues. Dégustez sans modération.
A la parution de L'Etreinte, le Temps, chez Comp'Act, Henry Deluy écrivait dans Poésie en France, 1983-1988, une anthologie critique publiée chez Flammarion : "Dans une langue dont l'énigme, à chaque vers, dément la volonté de simplicité et de transparence, Eugène Durif étonne. Dans une langue qui serre ce qui affleure et qui tient à ce qui fuit, véritable souci d'équilibre entre la qualité d'un regard direct sur la vie, dans son apparat visible, et ce qui sourd d'angoisse dans les mots." Pour lui, toute la première partie de ce livre était "d'un déchirement comme s'il suffisait de fermer les yeux pour voir en soi les vérités de l'angoisse et de la mort en face. Avec l'autre côté du regard et du lieu : de nombreuses pages sont des chants de plaisir et de bonté." Depuis ce premier recueil, ici repris, Eugène Durif a continué à écrire - et parfois publier, notamment dans des revues - de la poésie dans un lien constant à une production théâtrale et romanesque. Comme si, sans cesse, ces tentatives se nourrissaient les unes des autres, se mêlaient, se troublaient, se perdaient les unes dans les autres, jusqu'à ne plus trop savoir ce qui relevait de tel ou tel genre. Entre profération lyrique et paroles intimes d'une terrible douceur. A même le souffle de l'écriture. Dans ses arrêts parfois et ses silences. Dans un cheminement heurté de borderline. Au bord du théâtre. Tout au bord.
Un groupe de gens, à bout de tout, revenu des utopies de l'après-68, est volontaire pour tester un nouvel antidépresseur miracle. Ils sont rassemblés dans une maison de campagne avec un psychiatre et une directrice du marketing d'un laboratoire pharmaceutique. Tout ce petit monde court joyeusement à la catastrophe.
Pourtant parfois quelque chose demeure dans ce qui tombe / quelque chose reste de ce qui se perdLE CONTENU. 12 Pas (De 1 à 12) suivis de Pour ne pas finir V I ICe quelque chose flottait sur les décombres, toujours se dérobant, quelque chose comme l'indéfinissable beauté au-delà des ruines d'un sacré profane qui comblait fugitivement la réalité. Un au-delà de tout, inexprimable qui tenait aux quatre coins du ciel, de la terre, des hommes absents et du grand ciel vide Cet esprit du lieu comme une buée musicale, un air coloré que je respirais.Je suis resté là longtemps. Assis et comme égaré.
Je vais à la fenêtre, avec un sac plastique, je ne sais plus, ce que je devais y mettre, alors je le tends, au ciel, vide, ou plein, ça dépend des jours".