Cryptologie et mathématiques. Une mutation des enjeux
Durand-Richard Marie-José ; Guillot Philippe
L'HARMATTAN
34,50 €
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EAN :9782343025223
Marquée du sceau du secret, l'activité cryptographique s'est longtemps exercée dans les secteurs militaires, diplomatiques ou commerciaux, à l'écart des lieux publics de production du savoir. D'abord ancrée dans les jeux d'écriture, ses techniques sont nées de pratiques matérielles dont les machines à chiffrer ont constitué un ultime raffinement. La cryptologie n'est devenue que récemment une discipline académique, enseignée dans les universités, et installée au coeur des mathématiques. Au carrefour entre science, industrie et société, elle envahit aujourd'hui en silence de nombreux vecteurs de communication sociale : carte bancaire, téléphone mobile, commerce en ligne, etc. La mise en place des réseaux de communication, du télégraphe à Internet, s'est accompagnée d'une mutation de la problématique de la sécurité des messages vers celle de la sécurité de systèmes de communication. Le développement des ordinateurs marque un tournant technologique majeur qui met au premier plan l'algorithme. Les fonctions cryptographiques sont dès lors réalisées dans des dispositifs spécialement conçus et fabriqués pour effectuer les opérations requises, contribuant à les rendre opaques. Dans cet ouvrage, historiens, acteurs opérationnels et chercheurs de cette discipline confrontent leurs analyses et leurs témoignages pour interroger les conditions et les conséquences de ces mutations, tant sur l'évolution des contenus de la discipline que sur le terrain des échanges en démocratie, lorsque le silence le dispute à la transparence.
Nombre de pages
303
Date de parution
28/01/2014
Poids
455g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343025223
Titre
Cryptologie et mathématiques. Une mutation des enjeux
Auteur
Durand-Richard Marie-José ; Guillot Philippe
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
455
Date de parution
20140128
Nombre de pages
303,00 €
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L'analogie évoque plus souvent les figures de style ou les formes prélogiques de la pensée que la rigueur déductive du discours scientifique. L'ambiguïté dont elle est porteuse renvoie à la polysémie de la langue naturelle, et à une subjectivité incontrôlable dont la science cherche précisément à se démarquer, tant elle aspire à constituer un langage universel. Pourtant, l'analogie intervient souvent dans les travaux de culture scientifique, où elle " donne à voir " certains résultats théoriques sans recourir à une formalisation trop spécialisée. Et le rejet de l'analogie oublie volontiers les conditions d'élaboration du discours scientifique. Y compris en mathématiques, l'analogie sous-tend des extensions et des transferts de sens, le plus souvent de nature opératoire, qui obligent à renouveler les catégories existantes. Des historiens des sciences examinent ici ce travail de déconstruction-reconstruction du discours scientifique. Ce travail implique en permanence des choix philosophiques quant aux pratiques et aux objets qu'il s'agit de signifier, des choix qui ne sauraient être ignorés, sauf à méconnaître les limites du discours scientifique.
Est-il possible d'aller au-delà d'une histoire des inventions, des procédés et des usages de la photographie ? L'histoire de la photographie se confond-elle, par exemple, avec celle du Modernisme ? Si la photographie ne relève ni de l'histoire en général (Roland Barthes), ni de l'histoire de l'art (Rosalind Krauss), alors quelle histoire des formes photographiques est-elle possible ? Ou plutôt quelles histoires - car il n'est guère possible de croire à une "essence" de la photographie. Il faut au contraire prendre en compte la fragmentation du champ photographique, ses profondes divisions internes. Telles sont les questions qui sont examinées ici, dans le contexte actuel d'une transformation accélérée de la nature et du contrôle des images.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.