Dans la France des rois très-chrétiens, la Bible joue un rôle singulier : elle tend à la société un miroir dans lequel celle-ci s'est reconnue, jusqu'aux bouleversements du XVIIIe siècle. Les grandes crises de la Réforme et du Jansénisme, tout en infléchissant le sens de cette familiarité unissant Rutebeuf à Rabelais et Racine, ne la remettront pas en cause. Ce beau livre-catalogue est publié à l'occasion de l'exposition organisée par la Bibliothèque Nationale, du 18 octobre 1991 au 15 janvier 1992. Les bibles les plus prestigieuses produites en France, des chefs-d'oeuvre de l'enluminure médiévale aux recueils de gravures utilisées pour l'éducation du Dauphin sous Louis XIV, y sont présentées à côté d'autres oeuvres, des plus hautes aux plus humbles, ayant contribué à faire du message biblique une référence commune pour les Français d'autrefois. Les « Heures de Rohan » y voisinent avec un bas-relief de Germain Pilon, des gravures d'Abraham Bosse et des tableaux de Le Nain et de Greuze... Un survol magistral de l'histoire du Livre sous l'Ancien Régime, accompagné de cent soixante-quinze notices illustrées (en tout, plus de soixante reproductions en couleur et une centaine en noir et blanc), font de ce recueil une véritable encyclopédie biblique de la France ancienne.
Date de parution
22/10/1991
Poids
1 001g
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EAN
9782204044585
Titre
DIEU EN SON ROYAUME
Auteur
DUPUIGRENET-DESROUSS
Editeur
CERF
Largeur
0
Poids
1001
Date de parution
19911022
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les livres 2 et 3 des Confessions de saint Augustin - la grande oeuvre de sa maturité, écrite alors qu'il était évêque d'Hippone -, sont consacrés aux années de jeunesse, entre 16 et 24 ans, qu'il passa à Carthage - alors la deuxième ville de l'empire romain -, et à la découverte qu'il y fit des passions du corps et de l'esprit : l'amour des femmes, les séductions du théâtre, la fascination pour la philosophie platonicienne et l'adhésion à la religion manichéenne. Ces passions lui apparaissent, après sa conversion, comme autant d'égarements dont il lui faut, avec acharnement et ténacité, comprendre les raisons. Dans un style aux fulgurances baroques, admirablement rendu par la traduction du solitaire de Port-Royal Arnaud d'Andilly, Augustin nous offre donc à la fois un tableau flamboyant de ses égarements carthaginois, et une admirable méditation sur la nature de l'homme qui constitue une sorte de résumé de toutes les Confessions. Augustin affirme que l'homme est un pécheur et que son péché le sépare de Dieu. Il doit donc se combattre lui-même pour chercher une paix qui n'est pas de ce monde. Son destin tient dans cette tension, dans cette poursuite d'un but vers lequel il ne peut pas ne pas tendre avec espoir et foi.
Dernier livre de la Bible chrétienne dont il apparaît comme la conclusion et le résumé, l'Apocalypse, écrite au cours du Ier siècle de notre ère et traditionnellement attribuée à Jean l'Évangéliste, n'a cessé de fasciner les esprits, à l'intérieur comme au-dehors de la chrétienté. Livre de la révélation de toute l'histoire humaine ou de son "dévoilement" - sens littéral du mot grec apocalypse - il se compose d'une série de visions apparues à Jean, exilé dans l'île grecque de Patmos, en un temps de violentes persécutions contre la jeune Eglise chrétienne. Par la splendeur de sa langue et de ses images qui touchent au plus profond le lecteur le moins religieux, c'est un des textes fondateurs de notre culture, et l'un des plus vivants. La version française que l'on présente ici est l'admirable et très exacte traduction donnée par Bossuet en 1689. En contrepoint du texte, et pour la première fois dans une édition de poche, la suite de gravures sur bois réalisées en 1498 par Dürer.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...