14 avril 1931. Les Espagnols ont opté pour la République, et inondent la rue pour manifester leur bonheur. Naît l'espoir fou d'accéder enfin aux décisions politiques, contre une oligarchie rance et recroquevillée sur ses prérogatives, et d'améliorer ses conditions de vie au quotidien. Parmi eux, les femmes ont des raisons particulières de jubiler, objets jusqu'alors d'une législation rétrograde, la loi de 1889, écho de siècles de soumission, qui les considère comme d'éternelles mineures, plombées par leur double-statut de femme et de non citoyennes. Quitter, enfin, cette place d'êtres soumises et passives, inaptes à prendre des décisions par et pour elles-mêmes. La République s'attelle à la tâche : la nouvelle Constitution du 27 août, contre une opposition larvée, jusque dans des milieux qui se prétendent progressistes, avance un article qui proclame l'égalité des sexes devant la loi, puis la femme obtient le droit de vote, l'accès au mariage civil... Certaines femmes émergent, devenant parfois députées. Est créée l'AMA, association des femmes antifascistes, en 1933. Mais les temps sont au chaos : les anciens maîtres n'acceptent pas la défaite des élections de février 1936 et préparent la revanche. Le 17 juillet 1936, débute le "golpe" à Melilla, le 18 dans la péninsule. Les règles sont bousculées, dont celle, fondamentale, du respect de la vie humaine : le "directeur" du complot, le général Emilio Mola, exige l'élimination "sans scrupule ni hésitation de tous ceux qui ne pensent pas comme nous". Prise dans le hoquet des nationalismes de l'entre-deux-guerres, l'histoire de l'Espagne balbutie. Beaucoup de femmes s'engagent contre les rebelles nationalistes, avant de céder face à leur violence inouïe, puis de se confier à la seule tâche de la survie, pour de longues décennies teintées de fascisme et d'obscurantisme religieux. Ce livre offre à vivre les trajectoires peu communes de plusieurs d'entre elles, qui vont ressentir dans leur chair la double-peine d'être femme et républicaine, et vient rappeler combien elles furent les grandes victimes de la barbarie franquiste.
Nombre de pages
370
Date de parution
28/07/2024
Poids
600g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782386470752
Titre
Femmes d'Espagne dans la guerre civile
Auteur
DUPONT DOMINIQUE
Editeur
COMPLICITES
Largeur
155
Poids
600
Date de parution
20240728
Nombre de pages
370,00 €
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En septembre 2018, a eu lieu la quatrième campagne de fouilles, depuis 2009, afin de retrouver le corps de Federico García Lorca et de ses trois compagnons d'infortune, assassinés à l'aube du 18 août 1936, près de Grenade. Comment, pourquoi Federico, le plus grand poète espagnol du XXe siècle, en est-il arrivé là ? Cet ouvrage se propose de suivre les pas de l'auteur de Noces de sang dans les derniers mois de sa vie, emporté par la logique implacable qui a conduit le pays à s'entredéchirer, à la suite du "golpe" de militaires félons, dont un certain Francisco Franco prendra la tête, en octobre de cette même année. A la suite du grand biographe de Lorca, l'hispano irlandais Ian Gibson, et d'autres auteurs de référence, il propose une hypothèse plausible sur l'enchaînement des événements, en précisant les dates, les lieux, et les hommes. Comme vient de le souligner l'évacuation du corps de Franco du panthéon du Valle de los Caídos, le 24 octobre 2019, l'Espagne n'a toujours pas résolu son problème mémoriel. 100. 000 personnes gisent encore dans plus de 2. 000 fosses éparpillées dans le pays, et la mémoire de Franco est honorée par une anachronique Fondation Nationale Francisco Franco. La découverte des restes de Federico García Lorca serait un jalon posé vers une véritable démocratie. Comme le souligne Ian Gibson, "un pays qui oublie son passé est condamné à la médiocrité" .
Ce recueil de nouvelles constitue une mosaïque d'histoires piquantes à l'humour décapant. La liberté de ton fait l'unité du recueil davantage que les thèmes d'une extrême diversité. La plupart des textes déroulent le fil d'une action tandis que d'autres se bornent à susciter une émotion poétique. On se laisse entraîner dans le tourbillon de récits alliant le pittoresque et le rocambolesque au fantastique sur la toile de fond de décors réels, à l'instar - des défilés d'icebergs, guindés comme des pingouins géants, glissant depuis le mont Valérien... Libre au lecteur d'ouvrir le livre à n'importe quelle page, au gré de son humeur. La haie des aubépines offre le velouté de ses corolles et les épines de l'ironie : C'est comme dans la vie, on attend monts et merveilles, et on hérite d'un monticule.
A une époque de mutation accélérée, ce récit d'un village bourguignon au siècle dernier redonne de la couleur et de la saveur au temps. A travers une mosáique de souvenirs d'enfance, mis en perspective par la saga d'une famille paysanne, c'est tout un univers campagnard qui renaît au rythme des saisons. Sous couvert d'anecdotes amusantes et de croquis malicieux, le livre retrace, sur un mode intimiste, l'évolution du monde paysan jusqu'au tournant des années 1970. Cette galerie de souvenirs empreints d'humour, de poésie et de tendresse rend hommage aux générations qui savaient savourer le bonheur de vivre et préserver l'âme d'un terroir.
Qu'attendons-nous au juste, et que fait l'attente de nous ? Attendre un rendez-vous, un amour, une réponse, un miracle, la fin d'un voyage ou simplement que "ça passe"... L'attente imprègne nos vies quotidiennes, nos gestes ordinaires, nos plus grandes espérances et nos renoncements silencieux. Dans cet essai littéraire et philosophique, Jessica Vilarroig explore la poétique de l'attente, ses nuances, ses langages, ses vertiges. De l'attente amoureuse à l'attente de la mort, en passant par la salle d'attente, l'attente d'un événement ou d'un être, l'autrice revisite nos expressions, nos sensations, nos postures. Chaque chapitre interroge le temps suspendu, la tension intérieure, la rêverie, l'impatience ou l'ennui. Avec une plume à la fois précise, élégante et profondément humaine, Attendez-moi sous l'orme tisse une réflexion existentielle où se croisent philosophie du quotidien, littérature, peinture, psychanalyse et arts du langage. De Flaubert à Barthes, de Baudelaire à Edward Hopper, l'essai dialogue avec les grands textes pour mieux éclairer notre condition moderne : celle d'un être en attente constante. Un livre singulier, aussi intelligent que sensible, pour qui s'interroge sur le rapport au temps, au désir, au manque, à l'inattendu. Car au fond, vivre, n'est-ce pas attendre ...
Crépy-en-Valois, Quimper, Lille, Ménerbes, Libourne, Honfleur, Compiègne, Paris... Et, avec ou sans passeport : Québec, Milwaukee, Tokyo... A travers 28 récits insolites, Gérard Bertuzzi vous entraîne dans un univers où se mêlent humour, poésie, suspense, fantaisie et surprises. D'une ville à l'autre, d'un rêve à la réalité, de l'enfance à l'âge adulte, il raconte des histoires qui émeuvent, bousculent, intriguent et divertissent. Un recueil de nouvelles vif et singulier, entre fiction contemporaine, conte moderne et plaisir des mots. Méfiez-vous : Gérard Bertuzzi va vous raconter des histoires.
1800. Sur les rivages de Bretagne, à Saint-Gildas-de-Rhuys, Garance s'est retirée avec Erwan, face à l'océan. A trente ans à peine, elle est déjà une femme brisée, hantée par un passé dont elle ne parvient pas à se libérer. Car dix ans plus tôt, à Paris, au coeur de la Révolution française, tout semblait possible. Sur les ruines de la Bastille, Garance découvrait l'amour dans les bras d'Erwan et s'engageait, avec ferveur, dans les combats de son temps. Aux côtés de figures emblématiques comme Olympe de Gouges et Théroigne de Méricourt, elle rêvait d'un monde plus juste, où les femmes auraient enfin leur place. Mais aux espoirs humanistes succèdent bientôt les violences de la Terreur. Entre passion amoureuse, engagement politique et tragédies intimes, Garance devra apprendre à s'imposer, à choisir, et à survivre. Aujourd'hui, alors que les blessures du passé menacent de l'engloutir, plusieurs questions demeurent : saura-t-elle faire vivre l'héritage de celles qui ont combattu avant elle ? Et peut-on aimer encore après avoir tout perdu ...
L'objectif du présent volume est, comme cela a été le cas dans deux opuscules précédents de cette même collection, de présenter au lecteur francophone une synthèse des principaux résultats de toute une série d'études d'éthique empirique ayant porté sur l'acceptabilité, du point de vue du public, des décisions de fin de vie. Ces études ont, pour la plupart, été menées en France, mais pas exclusivement. Les décisions étudiées incluent, entre autres, le recours au suicide médicalement assisté ou à l'euthanasie, le refus ou l'arrêt des traitements, le recours à la sédation temporaire ou terminale, ou encore la réanimation cardio-vasculaire. Le lecteur ne trouvera pas, ici, les réponses normatives habituelles aux interrogations que posent ces décisions, qu'il s'agisse de normes légales, religieuses ou culturelles. Il ne trouvera d'ailleurs pas de réponse du tout. Juste un exposé détaillé de ce que pense, sur toutes ces questions, l'homme de la rue : un miroir en quelque sorte.