Nos idées sur l'enfance. Etude des représentations de l'enfance en Occident
Dupeyron Jean-François
L'HARMATTAN
32,00 €
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EAN :9782296114807
En Occident, la relation adulte/enfant a longtemps été structurée par des liens de domination, au sein d'une tradition assignant clairement leur place aux enfants. Dans ce cadre posé comme " naturel ", seuls les excès dans l'exercice de l'autorité parentale ou dans l'imposition de la discipline éducative pouvaient faire çà et la l'objet de critiques. Mais pas les principes mêmes de cette autorité et de la soumission des enfants à l'ordre des adultes. Naïvement, nous croyons aujourd'hui que ce rapport de domination aurait changé avec la modernité et qu'aujourd'hui l'enfant serait pleinement reconnu comme un sujet porteur de droits, dont la personnalité serait d'emblée mise en avant dans les protocoles éducatifs. Mais l'examen de nos idées sur l'enfance révèle une situation plus complexe... Ce livre n'est pas un manuel d'éducation. Il propose simplement au lecteur l'étude des représentations de l'enfance et de certaines de leurs conséquences éducatives, en espérant que chacun pourra reconnaître çà et là, dans les idées des philosophes, ses propres conceptions plus ou moins implicites.
Nombre de pages
309
Date de parution
16/02/2010
Poids
590g
Largeur
135mm
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EAN
9782296114807
Titre
Nos idées sur l'enfance. Etude des représentations de l'enfance en Occident
Auteur
Dupeyron Jean-François
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
590
Date de parution
20100216
Nombre de pages
309,00 €
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Cet essai de philosophie, d'anthropologie et d'histoire de l'éducation vise à outrepasser le duo classique entre public et privé pour proposer modestement des pistes en vue d'une école des communs, entendue comme une troisième voie permettant de reconstruire ou de réinventer la forme scolaire.
Cet ouvrage renvoie tout d'abord les « légendes » de la Commune à leurs insuffisances et à leur rapport biaisé aux faits. Puis il examine, sans préférence affirmée, la pensée des actrices et des acteurs, en s'efforçant d'en restituer aussi fidèlement que possible la pluralité. Trois principales conceptions de la Commune se combinèrent souvent au sein du mouvement pour définir celle-ci : soit comme un simple conseil républicain garant des franchises municipales de Paris, soit comme un gouvernement révolutionnaire central de la France, soit comme le complément politique des organisations de travailleurs dans la restructuration socialiste de la société. Pour ne pas réduire la Commune à un appendice meurtrier du passage de l'Empire à la République d'ordre, il faut réhabiliter la révolution théorique inachevée et la quête d'une alternative à la République bourgeoise qui mirent une population en mouvement autour de ces trois axes politiques. Dans cet esprit, la modeste mais ferme ambition de cet ouvrage est de contribuer à l'exploration de la philosophie politique et des pratiques politiques qui circulèrent dans le Paris libre du printemps 1871 et qui, aujourd'hui encore, portent des enseignements pour les révolutions contemporaines du Commun.
Montaigne a été beaucoup lu ; il a été plus encore commenté, et bien plus encore cité de façon morcelée. Le travail qui est présenté dans cet ouvrage n'a pas pour vocation d'ajouter quoi que ce soit d'important à ce légitime fourmillement de commentaires. Il se propose modestement d'examiner un point précis de l'oeuvre montanienne - ses propos sur les Indiens et sur les "Cannibales" du Brésil - et d'enquêter sur les "raisons" qui ont incité Montaigne à écrire ce qu'il a écrit à leur sujet. Le verbe "enquêter" est ici important : il suppose que la liberté des commentaires soit momentanément supplantée par l'effort de rigueur dans l'établissement des données. Cet effort porte sur plusieurs motifs de recherche : les sources et leur fiabilité des témoignages, la situation de Montaigne, son processus d'écriture etc. Le travail que cet ouvrage possède ne s'intéresse donc pas pour l'essentiel au sens du texte montanien, mais plutôt à l'histoire singulière de la production de ce sens, de ce sens et pas d'un autre, donc. Une "rumeur savante" perdure d'ailleurs autour de la validité de l'idée, chère à Lévi - Strauss, d'un "Montaigne précurseur des anthropologues" et fin connaisseur de la réalité sociale des Indiens Tupinambas dont il parle dans les Essais. Pour examiner cette idée, alors que d'ordinaire nous nous intéressons au Brésil de Montaigne, c'est-à-dire au sens de ses propos sur le Nouveau Monde et sur ses "Cannibales", c'est plutôt sur les traces du "Montaigne du Brésil" que cette enquête lance son investigation, sur la piste de ce que ses propos révèlent de sa façon d'écrire et de penser. C'est donc à une reconstitution de l'acte d'écriture philosophique que cette enquête se consacre, Alors que bon nombre de commentaires voient dans le chapitre XXXI du livre premier des Essais (" Des cannibales ") un texte fondateur pour l'image européenne du "bon sauvage", l'enquête sur son processus de production exhibe un processus d'écriture plus complexe, dans lequel des souvenirs de lecture et des rumeurs ont tenu lieu de "connaissance" et d'informations" des Indiens. En fait Montaigne ne savait rien des "cannibales" et n'a pas grand-chose d'un "précurseur" des méthodes en anthropologie. Ce constat, bien loin d'invalider les lignes qu'il leur consacra, fait d'autant mieux ressortir son positionnement philosophique humaniste et le fait que les Essais ont su dire quelque chose d'essentiel : le barbare n'est pas celui que l'on croit... Philosophes, anthropologues, historiens, amoureux des lettres, trouveront dans cette étude matière à découvrir ou à redécouvrir un Montaigne plus complexe qu'on ne le dit d'ordinaire.
L'idéal français d'un modèle républicain et démocratique de l'école est depuis plusieurs décennies mis en question. Entre une morale républicaine qui semble ne plus se transmettre, un cadre laïque parfois contesté et un système éducatif encore fortement inégalitaire et en proie au doute, l'heure est aux plus vives interrogations quant à la finalité de l'école. Peut-on encore adresser à l'école la mission de "transmettre des valeurs" ? Qu'en est-il des normes supposées partagées comme principes d'organisation du monde social et comme bases d'une déontologie enseignante ? L'arrivée d'une nouvelle épreuve dans le cadre des concours de la Fonction publique menant aux métiers de l'Education nationale, intitulée "Agir en fonctionnaire de l'Etat et de façon éthique et responsable", a provoqué depuis 2010 une cristallisation supplémentaire. La volonté de recadrer les acteurs à travers un succédané de principes semble bien témoigner d'un sursaut caricatural de conscience, dans un contexte de désinvestissement de l'institution et de responsabilité individuelle sans cesse accentuée. Cet ouvrage interroge les formes que peut prendre la réflexion éthique et déontologique au sein du monde éducatif. Il s'agit de se demander quel sens il peut y avoir à parler de norme morale à l'école aujourd'hui, plus particulièrement de morale laïque. Plus avant, les auteurs donnent différents points de vue, souvent critiques, sur la tentative ministérielle de définition du "bon fonctionnaire" de l'Education nationale.