La Société des Études Euro-Asiatiques, fondée en 1977 au Musée de l'Homme, s'est donné pour but de traiter des divers échanges culturels entre l'Asie et l'Europe. Malgré l'éloignement, idées, religions, arts et marchandises ont voyagé, au pas lent des pèlerins, des caravanes ou des guerriers. Alexandre le Grand combat l'empire perse avant de s'arrêter aux portes des Indes et de fonder des royaumes en Asie centrale. Des pèlerins bouddhistes chinois recherchent en Inde les textes sacrés dès le IVe siècle de notre ère. Les armées arabes parviennent aux Indes à partir du VIIe siècle. Le grand Khân mongol échange des émissaires avec la papauté. Au XVIe siècle, les rencontres s'intensifient dans le cadre de la rivalité des grandes puissances, qu'elles soient occidentales (britannique, hollandaise, portugaise, française) ou asiatiques (empire ottoman, Perse, Chine, Japon, Russie). Le volume illustre quelques étapes du Grand Voyage : Alexandre le Grand et Dionysos en Afghanistan en 330-325 avant Jésus-Christ ; un moine mongol nestorien à Rome et à la Cour de Philippe le Bel à la fin du XIIIe siècle ; les ambassades échangées avec Tamerlan à la fin du XIVe siècle ; le séminariste chinois Huang Jialiie à la Bibliothèque de Louis XIV à Paris en 1711 ; Monseigneur Pigneau de Béhaine en Cochinchine de 1767 à 1799 ; quatre officiers de Napoléon à la cour du roi sikh du Pendjâb de 1822 à 1849 ; le premier Coréen, Hong Jeong-ou, à Paris entre 1891 et 1894 pour le, compte du musée Guimet. Les rencontres se font également dans d'autres domaines, scientifiques et artistiques. Au " Levant ", des naturalistes allemands, flamands, français, suisses, découvrent, depuis le XVIIe siècle, des plantes et fleurs nouvelles, qu'ils font prospérer en Europe. La peinture chinoise est enfin reconnue en Occident, malgré l'opposition des conceptions symboliques des Chinois et de celles, plus matérialistes, des Européens.
Nombre de pages
209
Date de parution
13/02/2007
Poids
230g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296024311
Titre
Europe-Asie. Histoires de rencontres
Auteur
Dupaigne Bernard
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
230
Date de parution
20070213
Nombre de pages
209,00 €
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Les fantômes n'ont pas disparu de notre imaginaire. On va rencontrer ici beaucoup des fantômes du monde, de la Chine à l'Inde, de l'Irlande à l'Espagne, même si certains ont refusé de répondre. En Europe, ils sont peut-être déjà devenus un peu folkloriques. En Asie, c'est autre chose, ils vous poursuivent, ils vous persécutent. Écoutez les fantômes qui vous parlent ici, d'une quinzaine de pays du monde, des Nippons aux Lapons.
«Le Cambodge, pays du sourire», a-t-il été abondamment écrit. La formule a été moquée, mais reste vraie, malgré les horreurs récentes de la guerre et des Khmers rouges. Petit pays à la population très jeune, le Cambodge est fait de peines (corruption, déforestation) et de joies (facilité apparente d'une vie sous les tropiques, qualité de la nourriture, mystère des sanctuaires anciens et ronde moderne des pagodes bouddhiques, fêtes et cérémonies). Angkor et les temples perdus dans la forêt, le Mékong majestueux qui rythme la vie des habitants, la beauté des rizières parsemées de palmiers à sucre, tout comme un bain près d'une des belles plages de sable fin à Kep, enchantent le voyageur.
Décembre 1979 : les troupes soviétiques entrent en Afghanistan, d'où elles ne se retireront qu'en 1989, au terme d'une décennie de guérilla. Septembre 1996 : les talibans prennent Kaboul et instaurent un régime islamique. Octobre 2001 : intervention américaine et internationale à la suite des attentats de septembre. Un état de guerre de plus de trente ans, avec son lot de destructions et de séquelles humaines et sociales. Ethnologue au musée de l'Homme, Bernard Dupaigne arpente l'Afghanistan depuis plus de cinquante ans. Il a connu le pays avant l'occupation soviétique, pendant et après. Il a vu les talibans de près. Il a suivi la guerre des Américains et celle des Français. Et il a tenu des carnets de voyage. Il y raconte, au jour le jour, ses rencontres et les aventures, souvent cocasses, parfois dramatiques, qui lui sont arrivées. Au-delà des anecdotes qui permettent de saisir sur le vif les réalités afghanes, ce témoignage exceptionnel apporte une terrible leçon. Des milliards de dollars déversés sur l'Afghanistan depuis des décennies, des immenses efforts consentis, il ne reste rien : ni industries ni ressources. L'agriculture n'a pas progressé. L'insécurité est partout, la corruption omniprésente, comme le commerce de l'opium. Les jeunes n'ont pas d'avenir et ne rêvent que de s'exiler. Cette relation des multiples visages d'un désastre est aussi la chronique d'un échec de la "communauté internationale" que ses responsables de toute nature gagneraient à méditer.
DEPUIS un quart de siècle, l'Afghanistan a été au c'ur des bouleversements de l'équilibre du monde. C'est en envahissant son territoire que l'Union soviétique a découvert son déclin. C'est encore là que se sont préparés les attentats du 11 septembre 2001 contre les Etats-Unis, la plus grande puissance de la planète. Aujourd'hui, l'Afghanistan tente de retrouver le chemin de la paix et de l'unité nationale. À quelles conditions peut-il y parvenir ? Pour répondre à cette question, Bernard Dupaigne revient sur les images successives de ce pays, depuis celles qu'en avaient rapportées les premiers voyageurs. À partir des données fondamentales de la société afghane - la place de la femme, les fonctionnements du pouvoir et de la richesse, l'importance de la terre, et enfin la religion -, une relecture de l'histoire récente permet de dégager les enjeux de l'avenir. Un plaidoyer pour un Afghanistan digne, dont l'unité nationale s'appuie sur les particularités régionales.