Depuis Hérodote, les voyageurs anciens avaient été frappés par ce pays étrange qui "ne faisait rien comme les autres" et conservait à ses morts l'apparence de la vie. Grâce à leurs témoignages et à celui des Arabes, l'Occident a toujours su que l'Egypte ancienne était le pays des momies. Aujourd'hui, on connaît l'essentiel du processus de la momification, une dessication des corps obtenue en partie grâce au climat sec de l'Egypte, mais aussi par l'enlèvement des viscères, l'utilisation du natron et le bandelettage. De même, on sait quels rituels accompagnaient la préparation du cadavre, quel personnel en était chargé. Dans la religion égyptienne, la momification constitue la garantie de l'immortalité, la possibilité d'une nouvelle vie. Françoise Dunand et Roger Lichtenberg, qui travaillent depuis trente ans sur les pratiques funéraires égyptiennes, font le point sur la connaissance historique des momies, et y ajoutent une dimension scientifique, s'appuyant sur les récentes analyses radiographiques ou génétiques des corps.
Nombre de pages
144
Date de parution
26/09/1991
Poids
226g
Largeur
124mm
Plus d'informations
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EAN
9782070531677
Titre
LES MOMIES. Un voyage dans l'éternité
Auteur
Dunand Françoise ; Lichtenberg Roger
Editeur
GALLIMARD
Largeur
124
Poids
226
Date de parution
19910926
Nombre de pages
144,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'utilisation de procédés techniques permettant de rendre sensible aux yeux des assistants la « réalité » de la présence divine était courante dans l'Antiquité, notamment en Grèce et en Egypte. Il ressort de nombreux témoignages écrits que de telles manifestations se produisaient réellement. S'interroger sur l'animation des images sacrées, c'est s'interroger sur la manière dont les sociétés antiques ont donné corps à leurs dieux. Cet ouvrage très original se fonde sur une rigoureuse démarche scientifique et la vaste culture antique de son auteur.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.