Nicolas de Staël, le combat avec l'ange. Suivi des lettres de Nicolas de Staël à Guy Dumur
Dumur Guy
PARENTHESES
13,00 €
Epuisé
EAN :9782863646557
Il y a du givre et ci et là (...) près des terres graves étonnamment distribuées. Cela s'étend jusqu'au rideau de l'ombre portée aux premiers nuages. Tout près à l'horizontale sans ouate, clair, simple, à l'immobile, nuages. Au-dessus la valse des roses, tous les roses. C'est très joli chaud clair pompon praline peau de fille duvet cocotte sublime le ciel quoi, le ciel. Ce serait à faire presque tel avec à peine plus d'ordre sur terre [...] quelle histoire vous voyez cela, le paysage prêt à chavirer sans poids à la limite de l'incertitude." Nicolas de Staël (Londres, février 1952). Reconnu comme un des tout premiers peintres de son temps, Nicolas de Staël a-t-il été aussi le dernier chaînon d'une longue histoire qui aurait commencé avec les mosaïques de Ravenne pour s'achever avec la peinture abstraite des années cinquante? C'est la thèse que soutient Guy Dumur dans cet essai qui analyse l'?uvre de Staël à la lumière de sa brève existence. Il se pourrait bien, nous dit-il, que Staël se soit suicidé à quarante et un ans, en pleine maîtrise de ses moyens et en plein succès, parce qu'il savait que la peinture ne pouvait plus lui donner la réponse qu'il avait posée avec angoisse et violence. Pourtant, Staël n'avait vécu que pour elle. L'amitié entre Guy Dumur et Nicolas de Staël est ici restituée à travers quelques lettres du peintre (décembre 1951-juin 1954), qui prennent un relief particulier puisque moins d'un an après cette dernière lettre, imprévisiblement, il se suicide en se jetant du haut de son atelier, sur les remparts d'Antibes.
Nombre de pages
93
Date de parution
13/11/2009
Poids
247g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782863646557
Titre
Nicolas de Staël, le combat avec l'ange. Suivi des lettres de Nicolas de Staël à Guy Dumur
Auteur
Dumur Guy
Editeur
PARENTHESES
Largeur
150
Poids
247
Date de parution
20091113
Nombre de pages
93,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Jacques a loué une vieille maison de banlieue pour y vivre avec Marina, rencontrée un été sur une plage. Daniel, le sombre Daniel, habite avec eux. Par une sorte de jalousie maladive, et aussi par ennui (l'éloignement de Paris, la tristesse de la forêt), il désire Marina qui, délaissée par Jacques, se donne à lui, puis l'abandonne. Daniel alors la tue. Ces données extérieures se doublent d'intentions plus secrètes. Plus que d'une histoire d'amour et d'un crime, il s'agit de décrire trois existences réduites à leur plus simple expression. La fuite du temps, la solitude, une maison au milieu des bois sont les véritables personnages de ce récit qui emprunte son titre à une phrase de l'Obermann de Sénancourt : "Je songe volontiers à ceux qui, le matin de leurs jours, ont trouvé leur éternelle nuit". Ce livre étrange, sensible, plein d'une vraie poésie, est le second de Guy Dumur, et témoigne d'un talent en possession de tous ses moyens.
De ses connaissances encyclopédiques nourries de lectures, de voyages, de fréquentations, Guy Dumur, en honnête homme du XXe siècle, ne fait jamais tapage. Il ne peut vivre autrement que de la proximité de la beauté, mais il ne s'enferme pas dans un illusoire retrait. Il est en prises avec la planète, la réalité le touche, le blesse parfois. Il est politique. Il les comprend, se garde de sévères jugements.
Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.
Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.
Le 15 avril 2019, le spectacle de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeut le monde entier. L'heure est aujourd'hui aux projets de reconstruction de son extraordinaire charpente et de sa flèche, entièrement détruites. Chef-d'oeuvre médiéval, la cathédrale n'en est pas à sa première réfection. Au début du XIXe, après deux siècles de dégradation continue, Notre-Dame voit son sort basculer. Viollet-le-Duc est alors chargé de sa restauration. Publié en 1856, la Description de Notre-Dame constitue un guide des différentes parties de la cathédrale et de l'ensemble de son appareil sculptural, tant extérieur qu'intérieur. C'est un vocabulaire précis et détaillé, enrichi, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de dessins et de gravures de la main de l'architecte.
Longtemps vu comme un artiste de prestige, appelé par la vocation et protégé par le "Prince", l'architecte est aujourd'hui amené à évoluer dans un contexte fortement dominé par le néolibéralisme mondialisé. Au cours des dernières décennies, la créativité personnelle, le travail immodéré, le "colloque singulier" avec la clientèle qui caractérisaient sa pratique ont progressivement cédé le pas à une logique comptable calquée sur les méthodes de l'entreprise. En matière de construction, privée comme publique, la priorité est désormais à la rationalisation des processus de production, aux démarches qualité, au New Public Management, et au recours aux contrats globaux (partenariats public-privé et contrats de conception-réalisation) qui sécurisent les commanditaires. Si quelques figures charismatiques de l'architecture font durer l'illusion, la profession, viscéralement attachée à son statut d'acteur culturel, traverse une véritable crise d'identité. Comment ne pas "perdre son âme" dans cette nouvelle donne ? A quels outils, compétences, stratégies recourir pour s'adapter ? Et, in fine, la voie néolibérale est-elle la seule possible ?