Jacques a loué une vieille maison de banlieue pour y vivre avec Marina, rencontrée un été sur une plage. Daniel, le sombre Daniel, habite avec eux. Par une sorte de jalousie maladive, et aussi par ennui (l'éloignement de Paris, la tristesse de la forêt), il désire Marina qui, délaissée par Jacques, se donne à lui, puis l'abandonne. Daniel alors la tue. Ces données extérieures se doublent d'intentions plus secrètes. Plus que d'une histoire d'amour et d'un crime, il s'agit de décrire trois existences réduites à leur plus simple expression. La fuite du temps, la solitude, une maison au milieu des bois sont les véritables personnages de ce récit qui emprunte son titre à une phrase de l'Obermann de Sénancourt : "Je songe volontiers à ceux qui, le matin de leurs jours, ont trouvé leur éternelle nuit". Ce livre étrange, sensible, plein d'une vraie poésie, est le second de Guy Dumur, et témoigne d'un talent en possession de tous ses moyens.
Nombre de pages
184
Date de parution
20/05/1954
Poids
250g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782070220823
Titre
Le matin de leurs jours
Auteur
Dumur Guy
Editeur
GALLIMARD
Largeur
120
Poids
250
Date de parution
19540520
Nombre de pages
184,00 €
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De ses connaissances encyclopédiques nourries de lectures, de voyages, de fréquentations, Guy Dumur, en honnête homme du XXe siècle, ne fait jamais tapage. Il ne peut vivre autrement que de la proximité de la beauté, mais il ne s'enferme pas dans un illusoire retrait. Il est en prises avec la planète, la réalité le touche, le blesse parfois. Il est politique. Il les comprend, se garde de sévères jugements.
Il y a du givre et ci et là (...) près des terres graves étonnamment distribuées. Cela s'étend jusqu'au rideau de l'ombre portée aux premiers nuages. Tout près à l'horizontale sans ouate, clair, simple, à l'immobile, nuages. Au-dessus la valse des roses, tous les roses. C'est très joli chaud clair pompon praline peau de fille duvet cocotte sublime le ciel quoi, le ciel. Ce serait à faire presque tel avec à peine plus d'ordre sur terre [...] quelle histoire vous voyez cela, le paysage prêt à chavirer sans poids à la limite de l'incertitude." Nicolas de Staël (Londres, février 1952). Reconnu comme un des tout premiers peintres de son temps, Nicolas de Staël a-t-il été aussi le dernier chaînon d'une longue histoire qui aurait commencé avec les mosaïques de Ravenne pour s'achever avec la peinture abstraite des années cinquante? C'est la thèse que soutient Guy Dumur dans cet essai qui analyse l'?uvre de Staël à la lumière de sa brève existence. Il se pourrait bien, nous dit-il, que Staël se soit suicidé à quarante et un ans, en pleine maîtrise de ses moyens et en plein succès, parce qu'il savait que la peinture ne pouvait plus lui donner la réponse qu'il avait posée avec angoisse et violence. Pourtant, Staël n'avait vécu que pour elle. L'amitié entre Guy Dumur et Nicolas de Staël est ici restituée à travers quelques lettres du peintre (décembre 1951-juin 1954), qui prennent un relief particulier puisque moins d'un an après cette dernière lettre, imprévisiblement, il se suicide en se jetant du haut de son atelier, sur les remparts d'Antibes.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.