INTRODUCTION PHILOSOPHIQUE A LA METHODE D'ARISTOTE
DUMONT
VRIN
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EAN :9782711611195
Cet ouvrage répond à un devoir d'humaniste: faciliter à un lecteur qu'intéressent les problèmes essentiels de la philosophie ancienne, donc classique, l'accès à la fréquentation et à la compréhension du Corpus aristotélicien. S'il avait été publié à Anvers à l'aube des Temps modernes, il aurait porté le modeste titre latin de Manuductio aristotelica, c'est-à-dire introduction ou guide philosophique pour le questionnement aristotélicien. Pour ce faire, on tente d'apporter une réponse à la question pourquoi Aristote a-t-il rompu avec Platon, et pourquoi a-t-il été conduit à jeter sur les choses un regard si différent? L'intuition originaire d'Aristote tient dans la formule souvent répétée que "le numériquement un est discursivement deux". Toute pensée est analytique. Le discours qui s'exprime en termes de sujet et d'attribut reproduit l'analyse, par la pensée, de la substance en matière et en forme, en puissance et en acte. Ainsi il peut parler scientifiquement des causes. La réflexion philosophique sur l'origine de l'aristotélisme rend manifeste la profonde unité du système et son développement. Biographie de l'auteur Jean-Paul Dumont était professeur d'histoire de la philosophie antique à l'Université Lille III.
Date de parution
03/05/2000
Poids
250g
Largeur
215mm
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EAN
9782711611195
Titre
INTRODUCTION PHILOSOPHIQUE A LA METHODE D'ARISTOTE
ISBN
2711611191
Auteur
DUMONT
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
250
Date de parution
20000503
Nombre de pages
0,00 €
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Presque tous les Anciens ont dit qu'on ne peut rien connaître, percevoir, ni savoir ", écrit Cicéron. A quoi répond la formule de Sextus Empiricus, le meilleur historien du pyrrhonisme : " Le feu, qui par sa nature est chaud, paraît à tout le monde avoir la vertu d'échauffer ". Cherchez l'erreur, dirait-on aujourd'hui ! A cette enquête est consacré l'essentiel de cet ouvrage. En réalité le scepticisme grec tient le phénomène pour critère. Tout est relatif, toute sensation est doublement relative, au sensible et au sens. Aucun objet ne peut être connu en soi. On est ici très proche du positivisme moderne. La méthode relativiste permet d'élaborer une histoire de l'histoire de la philosophie. On comprend enfin pourquoi l'image relative que, dans son développement, la philosophie s'est faite du scepticisme, a pu mêler contresens et variations. L'histoire du relativisme est elle-même relative. Cet ouvrage renouvelle profondément l'approche et la compréhension du scepticisme.
Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Peut-on considérer une partie des troubles du sommeil comme des pathologies sociales, faisant du sommeil une question politique ? C'est ce que propose cet essai : examiner et évaluer les rapports du dormeur à la fois au monde et à son environnement de sommeil dans une perspective de philosophie sociale, à partir de l'aggravation contemporaine des troubles du sommeil, et en mettant au coeur de l'analyse la question du rapport entre sommeil et travail. Cela exige de rompre avec l'idée que le sommeil constitue une privation de monde. En vérité, l'appartenance du dormeur au monde n'est pas suspendue par son endormissement, et le sommeil ne saurait être un véritable oubli des peines. S'il est manifeste que tous les dormeurs ne profitent pas du même repos, c'est que le sommeil est loin d'égaliser les conditions. Bien que nous dormions, les multiples chaînes qui nous relient au monde, certaines plus étroitement que d'autres, ne se trouvent pas déliées. Le sommeil humain est tenu pour éminemment plastique : l'homme seul aurait la possibilité de déconnecter milieu nocturne et sommeil, notamment en travaillant la nuit. Reste à déterminer ce qu'il en coûte de faire de la nuit le jour. A partir des atteintes à la santé qui en résultent, le livre propose de mettre au jour une articulation plus juste entre déterminants naturels (astronomiques et biologiques), déterminants sociaux et processus psychiques en jeu dans le sommeil.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.