L'Antiquité au cinéma. Vérités, légendes et manipulations
Dumont Hervé ; Tulard Jean
NOUVEAU MONDE
55,75 €
Epuisé
EAN :9782847364767
Créant l'illusion de voyager dans le temps, le cinéma a mis dès ses débuts l'histoire à la portée des foules. Cabiria, Spartacus, Cléopâtre, Gladiator ont fait jubiler des millions de spectateurs, et la récente série Rome a confirmé l'engouement du grand public comme des cinéphiles pour un genre haut en couleurs. Mais que sait-on vraiment de ce passé reconstitué à grands frais à Cinecittà, à Hollywood, en Roumanie ou à Ouarzazate? Est-il éloigné de la vérité des archéologues - ou les mensonges du cinéma ne contrebalancent-ils pas ceux, beaucoup moins innocents, de l'histoire elle-même? Et si ces films en disaient plus long sur l'époque et la société qui les ont produits que sur les temps anciens ressuscités à l'écran? Chaque décennie, chaque pays a sa vision propre d'Ulysse, d'Alexandre, de César, de Néron, d'Attila, héros pour les uns, fourbes ou criminels pour les autres. Ces récits des origines sont propices aux confrontations archétypales, à l'instrumentalisation politique. A l'écran, on ne recense pas moins de 2200 films, dramatiques et téléfilms dont l'action se déroule entre la préhistoire et la fin de l'Empire romain d'Occident. C'est cette production réalisée entre 1896 et 2008 que l'ouvrage analyse de manière systématique,,;. en la resituant dans un courant culturel, esthétique, économique et idéologique plus global. Agrémenté de 810 photos rares, il offre une lecture historique des films souvent décapante, doublée d'un éclairage cinématographique stimulant de l'histoire et de ses occultations. En plus d'être une filmographie unique en son genre, il réunit une somme d'informations souvent difficilement accessibles sur une catégorie de films qui n'a, à ce jour, guère retenu l'attention des historiens francophones.
Nombre de pages
648
Date de parution
15/10/2009
Poids
2 549g
Largeur
213mm
Plus d'informations
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EAN
9782847364767
Titre
L'Antiquité au cinéma. Vérités, légendes et manipulations
Auteur
Dumont Hervé ; Tulard Jean
Editeur
NOUVEAU MONDE
Largeur
213
Poids
2549
Date de parution
20091015
Nombre de pages
648,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La saga de la Table Ronde avec ses héros, le roi Arthur et son épouse Guenièvre, Merlin l'enchanteur, Lancelot, Perceval à la quête énigmatique du Graal, hantent l'imaginaire occidental depuis plus de mille ans. C'est le plus colossal ensemble mythique de la littérature européenne, il concerne tout le monde celtique, l'ancienne Helvétie comprise (le 1er août était jadis la fête du dieu solaire Lug, célébré par des feux et de grandes assemblées). Arthur s'est imposé comme le modèle incontesté d'un idéal chevaleresque, malgré les multiples travestissements ou instrumentalisations que lui ont fait subir au fil des siècles politiciens, écrivains, philologues, peintres, musiciens et aujourd'hui cinéastes. L'acculturation du mythe s'accélère de manière exponentielle avec l'arrivée de la culture de masse, miroir singulièrement révélateur de notre époque.
Issu de la nuit des temps, l'univers arabo-persan des "Mille et Une Nuits" est un enchaînement sans fin de contes merveilleux animés par la malicieuse Shéhérazade, où surgissent Ali Baba, Aladin, le marin Sindbad, Kamar et Boudour... Ces récits furent transmis pendant des siècles de bouche à oreille, puis recopiés sur de précieux parchemins entre Bagdad, l'Égypte et la Syrie. Leur illustration, cependant, provient principalement d'Occident, où ce trésor de fables fut découvert, traduit et publié au début du XVIIIe siècle avec un succès foudroyant et servit de canevas fréquent pour la littérature européenne, la peinture, l'opéra-comique, le théâtre et le ballet. Puis vint le cinéma. Champion de la culture de masse moderne, le septième art a joué un rôle prépondérant dans la propagation universelle de ces contes grâce à son apport bien spécifique fait de sauts spatio-temporels, d'ubiquité, de recréations et métamorphoses en tous genres, par cette magie illimitée de trucages qui leur confère une visibilité et un impact dramatique jusqu'alors inimaginables. Notre filmographie analytique se penche en détail sur cette production mondiale riche et variée, complétée par des récits parallèles souvent portés à l'écran tels que le voleur de Bagdad, le mendiant de "Kismet", le savetier du Caire, Hadji Baba d'Ispahan, le prince yéménite Hatimtai ou la fée Kalawali (prisée surtout en Inde). On y trouvera aussi toutes les transpositions audiovisuelles du "Livre des Rois (Shâh-Nâmeh)" de Firdousi et autres mythes de la Perse sassanide, de la légende du héros bédouin préislamique Antar, des amours tragiques de Kaïs / Madjnûn et Laila ainsi que des facéties du bouffon philosophe Nasreddin Hodja (ou Goha).
Si l'authentique Jeanne d'Arc reste, sur bien des points, une énigme tant pour les historiens que pour les théologiens, le personnage lui-même n'a cessé de fasciner. Guérilléro, patriote ou sainte, républicaine ou royaliste, laïque ou catholique, agent secret, martyre, victime d'imposture ou d'hallucinations, la Pucelle d'Orléans a été accaparée de tous côtés. Dès l'invention d'Edison et des frères Lumière à la fin du XIXe siècle, cette fascination s'est transmise à la caméra. Les spectateurs se souviennent bien sûr de Renée Falconetti, d'Ingrid Bergman, de Jean Seberg, de Sandrine Bonnaire et, récemment, de Milla Jovovich. Mais c'est le dessus du panier. Qui sait que la vaillante Lorraine a été incarnée plus de cent fois sur le grand et le petit écran ? Parmi ses interprètes, on découvre Alida Valli, Hedy Lamarr, Michèle Morgan, Julie Harris, Liselotte Pulver, Geneviève Bujold, Marthe Keller. L'industrie cinématographique l'a maintes fois récupérée idéologiquement : Adolf Hitler en a fait le porte-drapeau de la révolution nationale-socialiste, et même le cinéma soviétique s'est penché sur la bergère en armes. En plus des longs métrages de cinéma, cet ouvrage réunit pour la première fois les quelque 70 téléfilms et dramatiques que la télévision a consacrés à Jeanne dans le monde entier. Le petit écran véhicule notamment des images de Jeanne provenant des adaptations littéraires, de l'opéra, du musical, du ballet, du cinéma expérimental et même du dessin animé ! C'est cette galerie polychrome et polymorphe, miroir combien révélateur de notre temps, que ce livre déchiffre en étudiant la genèse, les motivations, le tournage et l'accueil des films, sans oublier le contexte politique ou artistique qui les a vus naître et qui a présidé à leur réalisation. La représentation de la chronique médiévale se confond ainsi inextricablement avec l'histoire contemporaine.
Cent vingt ans après la première projection publique, payante, des frères Lumière au Grand Café à Paris, les salles de cinéma sont passées de l'itinérance foraine aux multiplexes, de la pellicule aux pixels, et leurs exploitants de l'activité décriée de saltimbanque au statut patenté de commerçant, maillon indispensable de l'industrie cinématographique. Pourtant, leur métier, essentiel à l'existence des films, demeure largement méconnu. Pour la première fois, des personnalités marquantes de la profession ' visionnaires, grands dirigeants nationaux ou régionaux, représentants de la petite et moyenne exploitation, défenseurs de l'art et essai, pionniers en tous genres ' racontent leur expérience, dans sa singularité émotionnelle et intellectuelle. Le croisement de leurs témoignages embrasse plus d'un demi-siècle d'exploitation française, du tournant des années 1950, acmé de la fréquentation et moment de basculement de l'offre cinématographique, jusqu'au passage au numérique, vecteur d'une mutation sans précédent. Adaptations internes, évolutions sociétales, mutations technologiques, autant de changements économiques et d'enjeux culturels que les acteurs de ce secteur décisif ont affrontés, à travers des combats individuels et collectifs que cet ouvrage a l'ambition de mettre en lumière et d'expliciter. Ce recueil de 18 témoignages inédits, illustré de documents originaux, constitue aussi l'histoire d'hommes et de femmes radicalement attachés à la spécificité des salles de cinéma comme espaces dédiés au partage de rêves et d'imaginaire au sein d'une communauté humaine.
A la veille de la Seconde Guerre mondiale, le sport conquiert un nombre de plus en plus accru de pratiquants et de spectateurs. Il occupe des espaces, mobilise des intérêts économiques et politiques, illustrés pour le pire aux Jeux olympiques de Berlin en 1936. Au cours des " années noires " le sport français est soumis aux rigueurs des pénuries et de l'Occupation et à la volonté du régime de Vichy d'en faire un instrument de la révolution nationale. A ce titre, il lui est attribué un nouveau statut qui le place sous la tutelle légale de l'Etat français. C'est pourquoi on peut s'étonner du peu de cas qu'ont fait du sport les ouvrages généraux sur l'Occupation. Le mythe de l'" apolitisme sportif " cultivé par des personnalités et des groupes influents est assez répandu, malgré les tentatives d'instrumentalisation. Le temps de Vichy est à la fois celui des compromissions, voire pour certains du collaborationnisme, et pour d'autres du refus ou de la Résistance. Pour une majorité de Français, le sport reste un refuge. Le cas des sportifs juifs, à l'exemple du champion de natation Alfred Nakache, est le plus douloureux. En quelques années, le champ sportif se trouve ici remanié et bousculé comme il ne l'avait jamais été auparavant. Les années de Vichy laissent une trace profonde dans le sport français.
Les polémiques récentes concernant l’histoire des relations entre la France et l’Afrique donnent le sentiment d’une visibilité croissante de ce type de débats au sein de l’espace public français. Qu’il s’agisse du combat mené par de nombreux intellectuels contre la vision de l’Afrique portée par le « discours de Dakar » (2007), des controverses qui ont entouré la loi de février 2005 sur le rôle positif de la colonisation française ou des questionnements sur le rôle joué par la France au Rwanda, force est de constater que cette histoire est au croisement d’enjeux politiques, historiques et mémoriels qui en font la matrice, pour le meilleur, de débats intellectuels, de recherches scientifiques et d’une curiosité émanant du grand public, mais aussi, pour le pire, de fantasmes, de ressentiments ou de velléités de manipulation du passé. Si la nouveauté de ces controverses est sans doute à nuancer, leur forte médiatisation au cœur des années 2000 invite le chercheur à interroger les types de récit que les journalistes contribuent à faire circuler sur cette histoire. Quelle a été depuis le XIXe siècle l’évolution du rôle des médias français, africains et internationaux dans la construction des représentations de l’Afrique et de son passé ? De quels enjeux historiques, politiques, culturels et mémoriels ces représentations médiatiques sont-elles l’objet ?
Qu'est-ce qu'un bien de l'enfant ? Un jouet ? Certes, mais pas seulement. Un objet qui lui est destiné? Sa propriété? Un élément présent dans sa chambre, un objet qu'il utilise ? Cet ouvrage se propose, à partir d'une enquête qui mobilise l'histoire ancienne et plus récente, la sociologie et l'anthropologie, les sciences de l'éducation et de la gestion, d'analyser ces objets et les stratégies marketing des marchands et des fabricants. En visitant les domiciles et les chambres d'enfants, il est intéressant de voir quels sont les objets que l'enfant considère comme siens et quelle place ils occupent. De quelle manière adresse-t-on un objet à l'enfant (et à ses parents) ? Comment ceux-ci le réceptionnent-ils, se l'approprient-ils ? Cette approche pluridisciplinaire nous permet d'accéder de façon originale aux mondes des enfants, à ce que l'on fait pour l'enfant et à ce que l'enfant en fait.