Un catholicisme en rupture. Sacrements et ministères en France depuis 1950
Dumons Bruno
CERF
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EAN :9782204158169
Alors qu'il progresse sur la plupart des continents, le catholicisme romain perd de son influence en Occident depuis les années 1960. Aujourd'hui, son diagnostic sombre dans le pessimisme : la "crise" devient la "fin d'un monde" , "l'ivresse et le vertige" conduisent à "l'effondrement" , si bien que se pose cette question : "Le catholicisme a-t-il encore un avenir en France ? " Or, ce constat porte principalement sur la France qui fait figure d'exception en Europe. La rupture entre la société française et "son" catholicisme a été majeure durant le second XXe siècle. La question du salut, centrale dans le christianisme, paraît incompréhensible pour nos concitoyens. Et que dire de "la vie éternelle" ? C'est le coeur de la foi chrétienne qui deviendrait obsolète. L'économie sacramentelle aurait perdu toute crédibilité. Et pourtant, que d'efforts pastoraux ont été menés dans l'Eglise de France depuis les années 1950, notamment pour sortir du modèle tridentin et s'adapter aux évolutions de la société. Chaque sacrement sera rénové. Parmi les plus secoués, ceux du mariage et de l'ordre ont connu de profondes mutations. Mais rien n'y fait. Les églises et les séminaires se vident. Désormais, la transmission de la foi ne se ferait plus que dans les familles traditionnelles. Il n'y aurait plus que des communautés irréconciliables, plus attachées à un folklore et un patrimoine qu'aux sacrements. Alors que s'est-il passé pour en arriver là ? Une hypothèse de lecture sera dévoilée au cours de ce livre. Bruno Dumons est directeur de recherches au CNRS (LARHRA-Lyon), diacre du diocèse de Lyon. Spécialiste de l'histoire du catholicisme contemporain, il a dirigé notamment Le catholicisme en chantiers. France (XIXe-XXe siècles) (2013) avec Christian Sorrel, Femmes et catholicisme en Europe (1960-1970) (2020), Les congrégations féminines missionnaires. Education, santé et humanitaire : une histoire transnationale (XIXe-XXe siècles) (2023).
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Nombre de pages
201
Date de parution
04/04/2024
Poids
310g
Largeur
151mm
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EAN
9782204158169
Titre
Un catholicisme en rupture. Sacrements et ministères en France depuis 1950
Auteur
Dumons Bruno
Editeur
CERF
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151
Poids
310
Date de parution
20240404
Nombre de pages
201,00 €
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Le "moment 68" constitue un temps de grand bouleversement social et culturel dans les sociétés occidentales. Les communautés religieuses n'ont pas échappé à ce séisme sociétal. Parmi les secousses qui ébranlent l'Eglise catholique durant ces premières "années conciliaires" , se distingue une révolution plus invisible que silencieuse, celle que les femmes catholiques ont imposé à l'institution ecclésiale. Cette "armée de réserve" , composée de pratiquantes et de militantes, avait jusque-là érigé un "catholicisme au féminin" . Or, l'aggiornamento conciliaire ne les concerne guère. Leurs paroles sont tues, leurs présences silencieuses tout au plus tolérées. C'est ignorer la lame de fond qui bouleverse les mondes sociaux et culturels de plusieurs générations de femmes européennes des années 1960. Celles de confession catholique sont particulièrement ébranlées. Des pratiques en baisse fournissent une explication à la "rupture de la pente religieuse de 1965" et la réception d'Humanae Vitae (1968) engendre autant de révoltes que d'incompréhensions. Ce "coup de grâce" libère une parole et de nouveaux comportements pour la décennie suivante. L'impact de ce "moment 68" n'a guère été étudié en ce qui concerne les femmes catholiques européennes, tant dans leurs manière de vivre que leurs rapports à l'institution ecclésiale. Cinq angles d'approche thématique sont ici abordés : fécondité et sexualité ; paroles et journaux intimes ; congrégations religieuses ; mouvements et organisations ; féminisme. La perspective européenne de ce livre est pour la première fois envisagée pour une telle problématique.
Depuis 1802, l'ordre de la Légion d'Honneur constitue en France un outil de récompense honorifique auquel tous les régimes politiques successifs ont eu recours. La République en a fait sa plus haute distinction. Le " ruban rouge " est devenu une authentique technique de gouvernement et occupe encore une place essentielle dans le dispositif du " management honorifique ". Il contribue à faire émerger des générations de héros républicains assimilables à de " nouveaux saints ", porteurs de vertus et de mérites auprès de l'ensemble des citoyens. Ils seront plus de deux cent mille légionnaires à la veille de 1940. La Troisième République aura été le temps au cours duquel la " croix d'honneur " connaîtra un véritable engouement. Qui sont ces figures de l'exemplarité républicaine ? C'est à une enquête de terrain que ce livre est consacré. De manière inédite, il s'efforce de partir à la découverte de ces " saints de la République ", incarnant ses valeurs et ses vertus, provenant des profondeurs des terroirs de France. Si le prix du sang a fait du héros militaire le légionnaire par excellence, l'exaltation du dévouement et de la compétence a permis de récompenser les personnalités civiles qui constituent les forces vives du pays, prenant souvent l'habit de l'honnête homme, d'âge mûr et d'expérience, exerçant dans les secteurs les plus dynamiques de l'économie, des sciences et du droit, en charge de mandats politiques locaux et de responsabilités publiques. Deux départements républicains, la Saône-et-Loire et le Var, très tôt acquis à la cause démocratique, ont servi ici de territoire d'observation sur les mécanismes de fabrication d'un légionnaire civil entre 1872 et 1939. S'appuyant sur un corpus de cinq cents candidats à la Légion d'Honneur, ce livre offre une étude inédite d'histoire sociale du politique portant sur les itinéraires et les vertus qui caractérisent des élites de la nation, décorées du " ruban rouge ".
Le vote de la loi sur les associations en juillet 1901, destinée à lutter contre les congrégations, provoque la colère de plus de six cent mille femmes en France qui déposent une pétition au Sénat. Privées du droit de vote, elles décident d'agir sur le résultat des élections législatives d'avril-mai 1902 en organisant leur protestation sous la forme d'une ligue féminine. L'initiative est prise à Lyon, en septembre 1901, avec la Ligue des Femmes françaises, rapidement concurrencée par la Ligue patriotique des Françaises, d'influence parisienne et de sensibilité ralliée. C'est l'histoire de cette première ligue, d'origine lyonnaise et d'essence monarchiste, qui est retracée ici. Elle est l'œuvre de deux femmes, Jeanne Lestra et la comtesse de Saint-Laurent, guidées par un jésuite, le père Antonin Eymieu. Face à l'action anticléricale du gouvernement Waldeck-Rousseau, ces trois personnes vont concevoir comme stratégie de reconquête l'engagement de femmes en politique, puisant dans une vision du monde largement façonnée par le catholicisme intransigeant et une spiritualité de combat. Elles vivent leur engagement politique comme une " expiation " des impiétés du siècle et un temps de souffrance collective qu'il est nécessaire d'accepter pour " refaire la France chrétienne ". Durant ces premières années du XXe siècle, plusieurs milliers de femmes du monde, provenant surtout des milieux nobiliaires et de la bourgeoisie catholique traditionnelle, vont alors s'engager dans la Ligue des Femmes françaises qui constituera pour elles un espace de politisation et d'apprentissage de la citoyenneté. Il s'agit là d'une nouvelle page de l'histoire du catholicisme français " au féminin ", s'appuyant sur une approche des cultures politiques " blanches " et des processus de mobilisation, prélude à la naissance de l'Action catholique générale féminine, la plus grande organisation de femmes dans la France de 1945.
Résumé : En prenant le chemin de l'exil, les princes bonapartistes comme les rois de la maison des Bourbons ou des Hohenzollern ont adopté l'Europe. Ainsi, malgré les ruptures, continue à se diffuser un modèle traditionnel de société et se perpétuent une mémoire et une culture politique. Emprunter la voie transnationale pour examiner les exils politiques des dirigeants déchus est bien l'esprit dans lequel s'enracine cet ouvrage issu d'une rencontre internationale réunissant les meilleurs spécialistes européens sur les cours princières et royales. Les recherches présentées témoignent de la capacité des souverains exilés à mobiliser des réseaux de fidélité grâce à leurs familles et leurs conseillers politiques. Enfin, elles inaugurent un chantier neuf dans l'historiographie de la politisation au XIXe siècle. Les cadres nationaux sont ainsi dépassés pour rejoindre une histoire européenne du politique qu'il convient de replacer dans une histoire qualifiée de "transnationale". Si cette dernière a pu trouver un réel écho dans les champs du culturel et de l'économique, elle peut également présenter une valeur heuristique dans celui du politique.
Édition de référence avec notes et augmentée de clefs de lecture. Des clefs de lecture tout à fait passionnantes, inspirées de la Tradition des Pères de l'Église. Une autre façon de lire et de découvrir la Bible, éclairée par la lumière de la foi catholique.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Biographie de l'auteur Jacques Cazeaux, docteur ès lettres, chercheur au CNRS (MOM de Lyon), a mis sa méthode d'analyse proprement littéraire au service de la Bible. Son oeuvre, publiée aux Éditions du Cerf, s'étend de la Genèse jusqu'aux livres des Rois et au Cantique des Cantiques. Son commentaire des Actes des apôtres a paru en 2008.