Mythe et épopée. Tome 2, Types épiques indo-européens : un héros, un sorcier, un roi
Dumézil Georges
GALLIMARD
26,30 €
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EAN :9782070277971
Vers la fin du III? millénaire av. J.-C., des cavaliers-migrateurs, venus peut-être du sud de la Russie, submergèrent par vagues successives la majeure partie du continent européen et poussèrent jusqu'aux confins de l'Inde. À ces conquérants, qui parlaient approximativement la même langue, on a attribué par convention le nom d'Indo-Européens. Ils partageaient une vision du monde tripartite - le système des trois fonctions - où s'articulent, selon un ordre hiérarchique : la souveraineté magique et juridique (la première fonction) ; la force physique et principalement guerrière (la deuxième fonction) ; la richesse tranquille et féconde (la troisième fonction). Ainsi ces très lointains ancêtres se fondaient-ils sur une conception de la société qui distingue en les hiérarchisant les prêtres, les guerriers et les éleveurs-agriculteurs. Mythe et Épopée est consacré aux usages littéraires et non pas théologiques ou religieux que les principaux peuples indo-européens ont faits de leur commun héritage. Car si la structure des trois fonctions se présente d'abord comme une machine à faire les dieux, elle se révèle aussi être un formidable instrument de fabrication d'histoires. Pas uniquement de mythes, mais de récits profanes, de légendes, d'épopées, de contes où les dieux et les hommes s'en vont par trois.
Nombre de pages
416
Date de parution
31/03/1971
Poids
447g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070277971
Titre
Mythe et épopée. Tome 2, Types épiques indo-européens : un héros, un sorcier, un roi
Auteur
Dumézil Georges
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
447
Date de parution
19710331
Nombre de pages
416,00 €
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Georges Dumézil a toujours déclaré qu'un savant doit s'effacer derrière son oeuvre. D'où son refus constant d'écrire ses Mémoires ou de se livrer à la confidence autobiographique. Il a pourtant accepté de se raconter, de faire le récit de sa carrière universitaire, de sa vie intellectuelle et donc de sa vie tout court. Salué depuis de nombreuses années comme l'auteur d'une des oeuvres les plus puissantes dans le domaine des sciences humaines, il donne ici de nouveaux éclairages sur son travail et sur les conditions dans lesquelles il s'est développé et imposé. Ce faisant, il offre à l'historien un témoignage capital sur la vie des idées en France au vingtième siècle. Il n'hésite pas à parler aussi de ses amis - de Pierre Gaxotte à Michel Foucault -, de ses coûts littéraires et philosophiques, de ses tentations politiques de jeunesse et de son détachement d'aujourd'hui. Mais surtout, il donne à un large public de non-spécialistes une voie d'accès à son oeuvre, dont il ait comprendre la portée et les enjeux.
Ce volume reprend les quatre Esquisses de mythologie publiées par Dumézil à la fin de sa vie. Apollon sonore et autres essais ; La Courtisane et les seigneurs colorés et autres essais ; L'Oubli de l'homme et l'honneur des dieux et autres essais ; Le Roman des jumeaux et autres essais. Ces cent courts chapitres sont autant de nouvelles de mythologie comparée, toutes autonomes les unes par rapport aux autres dans leur lecture. Ce qui intéresse l'auteur, à travers ces récits, c'est la manière dont les trois mondes dont il s'occupe principalement, Rome, la Grèce et le monde indo-européen, se sont rencontrés et contaminés entre eux à travers leurs mythes.
Depuis trente ans, Georges Dumézil observe la plus ancienne pensée des Romains sous un éclairage doublement nouveau. D'une part beaucoup de concepts, de types divins, de cultes sont le prolongement de représentations et de pratiques déjà indo-européennes, conservées aussi chez d'autres peuples de la famille. D'autre part, les créations, propres à Rome, loin de relever d'une mentalité balbutiante, se situent à un honorable niveau de réflexion. La démonstration d'ensemble a été donnée en 1966 pour les faits proprement religieux, dans La Religion romaine archaïque et pour la pseudo-histoire des origines, en 1968, dans Mythe et Épopée, I. Elle doit être étendue à quantité de points de droit, d'institutions, de traditions, bref à beaucoup d'"idées", et dans la religion même, plusieurs divinités doivent être étudiées de plus près. C'est la matière des trois groupes d'articles, en grande partie récrits, qui forment ce recueil.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.