Gouverner, au sens propre, c'est mener un navire d'un point à un autre, en tenant compte des caractéristiques du navire et de son équipage, des courants, des vents, de l'état de la mer. C'est un art, combinant calcul, chance, flair, expérience, saisie des opportunités et des sautes de vent. Croire qu'il pourrait se réduire à mettre en place un système d'incitations ou toute autre forme de pilotage automatique (même si cette dimension est essentielle), paraît très éloigné des réalités. Les Romains avaient une expression ironique pour désigner une telle tentation : " gubernare e terra " - " gouverner depuis le rivage ", " gouverner en ne voulant pas quitter la terre ferme ". S'ils ont les premiers appliqué par métaphore le verbe " gubernare " aux affaires de l'Etat, c'est au sens d'un art complexe et subtil, éloigné des illusions que l'on peut avoir lorsqu'on regarde les choses de loin et bien au sec. On l'a compris : ce livre n'est pas un livre de plus sur la " corporate govemance ". Il s'intéresse à l'art délicat et varié de gouverner les organisations - les entreprises, mais aussi les réseaux, les communautés sur Internet, les organisations publiques, les chaînes d'offre, ou les parcs industriels. Il réunit les travaux de chercheurs français et étrangers autour de cette question, ainsi que les débats qu'ils ont pu susciter.
Nombre de pages
439
Date de parution
02/01/2005
Poids
700g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782747575454
Titre
Gouverner les organisations
ISBN
2747575454
Auteur
Dumez Hervé
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
700
Date de parution
20050102
Nombre de pages
439,00 €
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Toutes les réponses concrètes aux questions que se pose un chercheur, novice ou chevronné, lorsqu'il construit un projet de recherche qualitative (Prix EFMD-FNEGE 2015). Ce livre aide à formuler les bonnes questions de méthode et à trouver les voies pour y répondre de manière originale.
Toutes les réponses concrètes aux questions que se pose un chercheur, novice ou chevronné, lorsqu'il construit un projet de recherche qualitativeVous êtes chercheur et vous avez choisi d'aller au contact des acteurs d'une entreprise ou d'une organisation pour les interviewer ou les observer. Vous avez opté pour une méthode compréhensive, appelée généralement recherche qualitative. Par où commencer ? Comment faire une revue de littérature ? Où trouver des idées ? Comment décrire et raconter ce que j'observe ? Quel type de théorie utiliser et produire ? En quoi peut-on dire que ce que je fais est scientifique ? Que vos questions soient pratiques, techniques, ou fondamentales, cet ouvrage vous aidera à les formuler correctement et à trouver les voies pour y répondre de manière originale. Clair et pédagogique, il explore dans chacun de ses chapitres un élément clé de la démarche qualitative. Il inclut également une étude de cas et une bibliographie détaillée. La troisième édition propose des compléments sur les évolutions de la recherche, une nouvelle préface, ainsi que des références bibliographiques supplémentaires.
Imaginez un homme qui chaque matin durant tous les jours de sa vie se force à être intelligent à la manière de la pratique d'un sport de haut niveau. Durant quelques heures, il dessine, compose des poèmes, écrit sur les sciences, la danse, l'architecture, la politique, l'histoire, ou la philosophie. C'est pour lui qu'il écrit d'abord, pourtant sa célébrité s'étend. Elu à l'Académie française, nommé professeur au Collège de France, il se voit décerner des funérailles nationales par le général de Gaulle. Il est avec Victor Hugo le seul véritable intellectuel français officiel. Mais tout part d'une faiblesse émotive, que toute sa vie tente de combattre et qui finira par le submerger et l'emporter, comme un retour du tendre. Fondé sur les textes mêmes de Paul Valéry, ce livre est une forme d'autobiographie qu'il aurait pu écrire - qu'il a en partie écrite.
Le lecteur, nous dit Hervé Dumez, est un animal étrange. Généralement placide, immobile dans son coin, peu dérangeant, il s'agite parfois, les yeux soudainement brillants, pris par la démangeaison de partager son activité favorite, de prodiguer à son entourage ses découvertes comme autant de trésors. Mais comment s'y prendre ? Rien de plus angoissant que d'offrir un livre. Sauf s'il contient tous les autres ! Ainsi est né ce livre où l'auteur est d'abord et avant tout ce que nous sommes tous : un lecteur.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...