Deux impératifs ont présidé à la rédaction de cette introduction à la lecture de Marx: d'une part, le regain d'intérêt pour sa pensée en ce début de XXIe siècle, qui semble tout à coup plus d'actualité que jamais, certains allant jusqu'à faire de lui le grand penseur de notre modernité; d'autre part, l'indisponibilité des recueils de morceaux choisis traduits en français, ou leur manque d'appareil critique. Car, pour appréhender pleinement la force de sa pensée, il est nécessaire de se plonger directement dans ses textes, de voir comment sa pensée prend forme, comment ses idées s'agencent et s'articulent. C'est précisément le but de ce livre que de permettre, grâce à une mise en contexte et des explications, d'encadrer la lecture des écrits de Marx, non pas en faisant écho aux innombrables débats d'interprétation et commentaires issus du marxisme-léninisme, mais pour donner envie au lecteur de retourner aux textes intégraux afin de ne plus confondre l'original et la contrefaçon, les idées de Marx et leur caricature. L'ouvrage aborde, en trois parties, trois domaines dans lesquels la pensée de Marx est essentielle: les sciences politiques, la philosophie et les sciences économiques. Bien que son oeuvre, par vocation, procède de l'imbrication des trois dimensions de sa théorie et, au-delà, d'une unité entre travail théorique et intervention pratique (philosophie de la praxis), elle n'en présente pas moins un intérêt théorique spécifique dans chaque discipline. L'ordre de la présentation vise à faire apparaître la cohérence de son projet - au travers de ses réactions aux évolutions historiques de son temps, de sa trajectoire le menant de la critique de la philosophie à la critique de l'économie politique -, ainsi que son incroyable actualité, à la lumière des débats politiques, philosophiques et économiques actuels.
Nombre de pages
284
Date de parution
17/10/2009
Poids
530g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782130556763
Auteur
Duménil Gérard
Editeur
PUF
Largeur
145
Date de parution
20091017
Nombre de pages
284,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Actuel Marx entrera dans un important débat déjà ouvert dans le monde anglo-saxon mais encore peu avancé en France. Derrière les progrès de la mondialisation, certains voient se profiler la formation d'une classe dirigeante mondiale au-delà des clivages entre Etats-nations ; d'autres soulignent, à l'inverse, la préservation des ancrages nationaux et du réseau corrélatif des rapports de domination et de subordination au sein desquels les Etats-Unis jouent le rôle de puissance centrale - soit le champ traditionnel des hiérarchies "impérialistes". Mais le numéro revisitera, corrélativement, les notions de classes dirigeantes (dominantes) et d'étaticité nationale ou mondiale.
Crise et sortie de crise. Encore près de trois millions de chômeurs en France ; l'Europe tarde à retrouver les voies de la croissance ; partout, les salaires stagnent. L'économie américaine connaît une nouvelle jeunesse ; les profits et la Bourse explosent - dangereusement sans doute. Qui faut-il croire, les prophètes d'une catastrophe imminente ou les apôtres du néo-libéralisme et de la nouvelle économie ? Oui, la remontée du taux de profit dessine le profil d'une nouvelle phase du capitalisme, au terme d'une longue crise structurelle, mais ces évolutions renforcent les inégalités et ne diminuent pas les risques d'instabilité financière. Ordre et désordres néo-libéraux. Le néo-libéralisme est l'expression de l'action d'une classe de propriétaires capitalistes, la finance, en vue de rétablir ses revenus et son pouvoir effectivement diminués au cours des Trente Glorieuses. La loi des prétendus marchés n'est rien d'autre que celle de cette classe. Mondialisation, certes, mais mondialisation néo-libérale sous hégémonie américaine. L'ordre néo-libéral règne. Son prix fut la prolongation de la crise et du chômage, et son cortège de désordres monétaires et financiers, dont nous n'avons peut-être vu ni la fin ni le paroxysme. L'histoire ne se répète pas, mais l'observation d'événements similaires antérieurs - comme la grande crise de la fin du XIXe - montre que tout n'est pas neuf dans ce qui se met en place. Malgré la restauration de la prééminence des grands détenteurs de capitaux dans le néo-libéralisme, l'histoire a encore un sens. Où nous entraîne-t-elle ...
Le Congrès Marx International II, qui s'est tenu fin 1998 à Nanterre, a clairement confirmé l'existence d'un regain d'intérêt pour les analyses marxistes du capitalisme contemporain. La prolongation des effets de la crise, combinée aux menaces de crise financière, a fortement contribué à ce renouveau. Veut-on dresser un bilan des politiques néolibérales? On y trouve pêle-mêle: la prolongation en Europe du chômage de dizaines de millions de travailleurs et l'exclusion; la précarisation, la stagnation - voire la régression - du revenu salarial et la mise en question de la protection sociale; la crise asiatique, qui soudainement jette, elle aussi, dans le chômage et la misère des millions de travailleurs; la famine et la stagnation dans le Tiers Monde; partout, la croissance choquante des inégalités, et l'arrogance des nantis. La question d'une éventuelle sortie de crise aux Etats-Unis (suggérée par la prétendue bonne santé de l'économie américaine) et, peut-être, en Europe - sur un fond d'instabilité systémique planétaire - contribue, tout particulièrement, à un nouvel intérêt pour de vieilles interrogations relatives à la dynamique historique du capitalisme. Est-il susceptible de rebondir une fois encore? Au prix de quelles mutations, de quelles tensions sociales et politiques, nationales et internationales? Nous conduisant vers quel type de société? Sommes-nous à l'inverse au seuil d'une nouvelle crise majeure...
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.