La grande bifurcation. En finir avec le néolibéralisme
Duménil Gérard ; Lévy Dominique
LA DECOUVERTE
15,00 €
Epuisé
EAN :9782707178152
Le néolibéralisme est un phénomène de classe. Au début des années 1980, les minorités les plus aisées ont réussi un tour de force: rétablir leur pouvoir et leur revenu amoindris par le compromis social-démocrate de l'après-Seconde Guerre mondiale. Force est de constater aujourd'hui que l'effondrement financier de 2008 et la crise qui s'éternise n'ont pas mis un terme à ce retour; la grande machine de régression sociale est toujours sur ses rails. On peut toutefois prévoir que la chute du néolibéralisme sera également un phénomène de classe. La thèse centrale de ce livre est que la condition politique pour que cela arrive est que les classes populaires, par leurs luttes, détachent les classes de cadres de l'alliance où ils se sont engagés aux côtés des propriétaires capitalistes et pèsent désormais de tout leur poids dans le jeu des forces politiques. Tout pourrait alors changer. La Bourse ne déciderait plus de la gestion et de l'avenir des entreprises; le libre commerce et la libre mobilité des capitaux ne seraient plus des dogmes sacrés; l'État s'impliquerait dans les politiques jusqu'alors prohibées; le peuple de gauche rouvrirait les voies du progrès social et de la préservation de la planète? Au-delà de son cadre théorique et de ses analyses factuelles minutieuses, ce livre est un appel pour briser le front des droites qui gouvernent partout, que ce soit ce nom ou sous celui de « socialisme », et pour nous défaire de l'hégémonie financière. Qu'un gouvernement de vraie gauche accède au pouvoir dans un pays d'Europe, et le potentiel de lutte encore dormant dans d'autres espaces du continent déferlera.
Nombre de pages
199
Date de parution
30/01/2014
Poids
250g
Largeur
143mm
Plus d'informations
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EAN
9782707178152
Titre
La grande bifurcation. En finir avec le néolibéralisme
Auteur
Duménil Gérard ; Lévy Dominique
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
143
Poids
250
Date de parution
20140130
Nombre de pages
199,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Actuel Marx entrera dans un important débat déjà ouvert dans le monde anglo-saxon mais encore peu avancé en France. Derrière les progrès de la mondialisation, certains voient se profiler la formation d'une classe dirigeante mondiale au-delà des clivages entre Etats-nations ; d'autres soulignent, à l'inverse, la préservation des ancrages nationaux et du réseau corrélatif des rapports de domination et de subordination au sein desquels les Etats-Unis jouent le rôle de puissance centrale - soit le champ traditionnel des hiérarchies "impérialistes". Mais le numéro revisitera, corrélativement, les notions de classes dirigeantes (dominantes) et d'étaticité nationale ou mondiale.
Deux impératifs ont présidé à la rédaction de cette introduction à la lecture de Marx: d'une part, le regain d'intérêt pour sa pensée en ce début de XXIe siècle, qui semble tout à coup plus d'actualité que jamais, certains allant jusqu'à faire de lui le grand penseur de notre modernité; d'autre part, l'indisponibilité des recueils de morceaux choisis traduits en français, ou leur manque d'appareil critique. Car, pour appréhender pleinement la force de sa pensée, il est nécessaire de se plonger directement dans ses textes, de voir comment sa pensée prend forme, comment ses idées s'agencent et s'articulent. C'est précisément le but de ce livre que de permettre, grâce à une mise en contexte et des explications, d'encadrer la lecture des écrits de Marx, non pas en faisant écho aux innombrables débats d'interprétation et commentaires issus du marxisme-léninisme, mais pour donner envie au lecteur de retourner aux textes intégraux afin de ne plus confondre l'original et la contrefaçon, les idées de Marx et leur caricature. L'ouvrage aborde, en trois parties, trois domaines dans lesquels la pensée de Marx est essentielle: les sciences politiques, la philosophie et les sciences économiques. Bien que son oeuvre, par vocation, procède de l'imbrication des trois dimensions de sa théorie et, au-delà, d'une unité entre travail théorique et intervention pratique (philosophie de la praxis), elle n'en présente pas moins un intérêt théorique spécifique dans chaque discipline. L'ordre de la présentation vise à faire apparaître la cohérence de son projet - au travers de ses réactions aux évolutions historiques de son temps, de sa trajectoire le menant de la critique de la philosophie à la critique de l'économie politique -, ainsi que son incroyable actualité, à la lumière des débats politiques, philosophiques et économiques actuels.
Crise et sortie de crise. Encore près de trois millions de chômeurs en France ; l'Europe tarde à retrouver les voies de la croissance ; partout, les salaires stagnent. L'économie américaine connaît une nouvelle jeunesse ; les profits et la Bourse explosent - dangereusement sans doute. Qui faut-il croire, les prophètes d'une catastrophe imminente ou les apôtres du néo-libéralisme et de la nouvelle économie ? Oui, la remontée du taux de profit dessine le profil d'une nouvelle phase du capitalisme, au terme d'une longue crise structurelle, mais ces évolutions renforcent les inégalités et ne diminuent pas les risques d'instabilité financière. Ordre et désordres néo-libéraux. Le néo-libéralisme est l'expression de l'action d'une classe de propriétaires capitalistes, la finance, en vue de rétablir ses revenus et son pouvoir effectivement diminués au cours des Trente Glorieuses. La loi des prétendus marchés n'est rien d'autre que celle de cette classe. Mondialisation, certes, mais mondialisation néo-libérale sous hégémonie américaine. L'ordre néo-libéral règne. Son prix fut la prolongation de la crise et du chômage, et son cortège de désordres monétaires et financiers, dont nous n'avons peut-être vu ni la fin ni le paroxysme. L'histoire ne se répète pas, mais l'observation d'événements similaires antérieurs - comme la grande crise de la fin du XIXe - montre que tout n'est pas neuf dans ce qui se met en place. Malgré la restauration de la prééminence des grands détenteurs de capitaux dans le néo-libéralisme, l'histoire a encore un sens. Où nous entraîne-t-elle ...
Féminisme pour les 99%, c’est un ouvrage qui permet d’ouvrir les thèses du féminisme au plus grand nombre et qui invite à s’écarter de ce féminisme libéral ciblant uniquement les classes les plus favorisées de la société. Pour les autrices, un ennemi incarne aujourd’hui toutes les oppressions que subissent le plus grand nombre : le capitalisme. Et pour s’opposer à ce système capitaliste, elles proposent de créer un féminisme pour les 99% qui doit nécessairement s’allier aux luttes écologiques, antiracistes, syndicalistes, lgbtqia+ pour triompher. Un manifeste condensé mais très riche à partager !
L'énergie se prête bien à l'analyse géopolitique, conçue comme l'étude des relations entre pouvoirs et territoires. Rien n'est possible dans le monde sans recours à l'énergie, et les rivalités et conflits que son exploitation toujours croissante suscitent sont omniprésents à toutes les échelles de l'analyse géographique, de l'international au local. Cet ouvrage s'intéresse aux effets de la transition énergétique et écologique en cours sur la transformation de ces rapports de forces, mais également sur les reconfigurations des échanges internationaux et de la coopération interétatique. Les alternatives aux hydrocarbures s'élaborent depuis les années 1970, mais la révolution actuelle des pétroles et gaz de schiste bouleverse en profondeur la question des énergies sous un angle géoéconomique, géopolitique et environnemental. Ainsi, à l'ère de l'économie numérique et des territoires "virtuels", la matérialité des énergies nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire les pieds sur terre, au coeur d'un "grand jeu" sans cesse réinventé au sein duquel les Etats font leur retour après des décennies de déréglementation.
La politique étrangère française est depuis longtemps sous le feu des projecteurs, tour à tour présentée comme le vestige d'une gloire passée, la marque d'une présence maintenue dans un monde qui n'a plus de limites, ou le signe d'une arrogance blessée par une succession d'échecs. Le débat reste vif, rehaussé par la présidentialisation, chaque locataire de l'Elysée voulant faire de sa propre diplomatie le gage de son succès et de son prestige... Et pourtant, cette politique reste peu étudiée, regardée avec une série d'a priori jamais évalués : l'effectivité de la grandeur gaullienne et sa perception à l'extérieur, la fonction de l'arsenal nucléaire en un temps post-bipolaire énigmatique, la revendication de prés carrés ou de zones d'influence, un souverainisme rhétorique malmené par la mondialisation, un essor notable de la politique d'affichage et de communication... Existe-t-il d'ailleurs un principe qui organise l'ensemble de ces traits, et le logiciel qui lui est associé correspond-il au contexte international actuel ? Pour comprendre comment la France s'insère dans un monde dont elle est de plus en plus tributaire, les auteurs répondent à trois grandes questions, axes majeurs de l'ouvrage. Comment cette politique s'inscrit-elle dans l'histoire ? Ses instruments sont-ils adaptés, ou répondent-ils à d'autres considérations, économiques, politiques, administratives et idéologiques ? Peut-on en mesurer les résultats et la pertinence, eu égard aux grands enjeux contemporains ? Ces analyses éclairantes esquissent, en creux, la possibilité d'une autre politique.
Première cause de handicap acquis chez l'adulte, l'accident vasculaire cérébral, ou AVC, peut brutalement faire disparaître ou empêcher, de façon temporaire ou non, un grand nombre de capacités de la vie quotidienne, dans des domaines physiques ou intellectuels très divers : la marche, la déglutition, la planification, la lecture, la préhension, etc. Parce qu'il touche à des savoir-faire acquis, l'AVC peut apparaître comme une atteinte biologique du social qui en efface les effets en réinitialisant les expériences, les compétences et les dispositions, autrement dit comme un accident égalisateur qui annule les différences sociales entre individus. Pourtant, à âge égal et à gravité équivalente des lésions cérébrales, les séquelles ne seront pas les mêmes si le patient est un homme ou une femme, un ouvrier ou un cadre supérieur, si la récupération de ses capacités a une grande ou une moindre valeur aux yeux des acteurs de la rééducation, si l'AVC a laissé intact chez lui un rapport aisé ou difficile aux modalités scolaires d'apprentissage. Pour mettre en évidence et expliquer ces phénomènes, Muriel Darmon a mené une enquête approfondie dans un service de neurologie d'un hôpital universitaire et auprès des différents corps de spécialistes - kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, neuropsychologues, etc. - de deux centres de rééducation. En suivant le parcours post-AVC des patients au sein de ces unités et des étonnants " plateaux techniques " conçus pour favoriser leurs réapprentissages, ce livre montre que, par-delà ce qui semble perdu, le social perdure chez les individus et résiste à l'atteinte biologique.