Plaidoyer pour Roger Gilbert-Lecomte. Suivi de Le cristal dans l'éclair
Dumas Roland ; Sautreau Serge
GALLIMARD
13,65 €
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EAN :9782070704019
De Roger Gilbert-Lecomte, fondateur en 1928 de la revue Le Grand Jeu, où il ambitionne, en compagnie de René Daumal et Roger Vailland, d'avaler Dieu pour en devenir transparent, que sait-on vraiment aujourd'hui ? Ce poète, ce visionnaire déchiré, ce métaphysicien précoce et fulgurant, exerça sur ses proches une intense fascination. Il disparut quasi anonymement à trente-six ans, à l'aube du Nouvel An 1944, victime de ce tétanos mystique qu'il avait entrevu dans son adolescence. Son oeuvre ? Dispersée, clandestine, il fallut attendre bien des années avant d'y avoir accès. Sa vie, sa trace quotidienne ? De rares et précieux témoignages et surtout sa correspondance nous en laissent entrevoir quelques bribes. C'est ici qu'intervient Roland Dumas. Chargé en 1968 par Pierre Minet et par André Malraux, alors ministre de la Culture, de plaider contre une héritière abusive qui s'opposait à la publication de la Correspondance de Roger Gilbert-Lecomte, Roland Dumas s'est laissé captiver par le poète. Intrigué, puis séduit, l'avocat s'est essayé - renouant le fil ancien de la loi et de la lettre - à reconstituer la vie déconcertante et paradoxale du "jeune homme aux yeux bleu-violet", analysant et confrontant missives, oeuvres et documents inédits qu'il a, en compagnie de Christine Piot, rassemblés, ordonnés et mis en perspective, bien au-delà du procès de 1968. D'où ce livre à triple détente, juridique, littéraire et poétique, s'achevant sur un poème d'interpellation et d'hommage à Gilbert-Lecomte, Le Cristal dans l'Eclair, par Serge Sautreau. Un Plaidoyer qui constitue à ce jour l'introduction la plus pertinente à la vie et à l'oeuvre de celui qui s'était promis, écrivant peu, de n'écrire que l'essentiel.
Nombre de pages
256
Date de parution
24/05/1985
Poids
320g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070704019
Titre
Plaidoyer pour Rog Gil
Auteur
Dumas Roland ; Sautreau Serge
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
320
Date de parution
19850524
Nombre de pages
256,00 €
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J'ai décidé d'écrire ce parcours à l'intention de mes contemporains pour le cas où ils auraient oublié ces méandres, et à celle des générations futures qui auront la curiosité de chercher comment tout ce qu'elles connaîtront à leur époque s'est produit, selon quels enchaînements, quels choix et quelles décisions, quelle fut la part des événements et quelle celle des hommes. Ce récit comportera deux tomes, un pour chaque septennat de la présidence de François Mitterrand. Voici le premier. Montrer, dire, expliquer la signification de ces événements: tel est le souci de ce livre.Plutôt qu'un long récit chronologique et pesant, j'ai sélectionné quelques grandes dates au souvenir oublié pour en montrer, en m'appuyant çà et là sur des documents inédits, l'environnement, le déroulement, les conséquences. Ces dates sont autant de maillons qui, attachés les uns aux autres, constituent cette chaîne qui fait la politique étrangère. Ce récit répond au v?u qu'exprimait l'ancien président de la République:"Prenez des notes pour que vous écriviez un jour ce que nous avons fait. Mieux vaut que cela soit réalisé par nous plutôt que par nos adversaires."J'espère n'avoir pas trahi ce v?u, tout en ayant respecté le soin que l'on se doit de prendre, en pareille circonstance, avec l'objectivité."
Roland Dumas, avocat, ancien député, a été, sous ta présidence de François Mitterrand, ministre des Relations extérieures de 1984 à 1986 et ministre des Affaires étrangères de 1988 à 1993. Puis il a été président du Conseil constitutionnel de 1995 à 2000. Bertrand Badie est professeur des universités à Sciences Po Paris. Gaïdz Minassian est journaliste bimédia au Monde, enseignant à Sciences Po Paris et chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS).
« Président de la République pour un an encore, ce sont deux Résistants qui vous écrivent pour vous dire que vous trahissez la France ». C'est par cette accusation terrible que Roland Dumas et Jacques Vergès sonnent la charge contre la politique étrangère de Nicolas Sarkozy, telle que celle-ci se manifeste dans les bombardements perpétrés contre la population civile de la Libye. Il s'agit d'ailleurs moins, pour l'ancien président du Conseil constitutionnel et pour le célèbre avocat, de plaider pour M Kadhafi que de dénoncer une politique qui viole le droit international et piétine l'héritage du général de Gaulle. En réalité, sous le masque de l'humanitaire, le président de la République renoue, en Libye comme en Côte d'Ivoire, avec le vieux colonialisme et vise à s'assurer des richesses de ces pays au mépris des intérêts des peuples et de la souveraineté des États. Par leur argumentation implacable et la férocité de leur style, Dumas et Vergès s'inscrivent dans la lignée des grands polémistes français, du Voltaire de l'affaire Calas au Victor Hugo de Napoléon le Petit. Ils dressent ce faisant un portrait accablant d'un président de la République qui a dévoyé sa fonction jusqu'à la caricature, qui parle le français comme le parlent les voyous et qui, croyant se rehausser, s'est flanqué d'un Bernard-Henri Lévy comme directeur de conscience, on a les Malraux qu'on peut? Sarkozy sous BHL, c'est le dernier degré d'abaissement où est tombée la France. Puissent les Français se réveiller à temps! Ce pamphlet qui fera date est complété, en annexe, par le dossier complet de la plainte déposée devant la Cour pénale internationale contre Nicolas Sarkozy pour crime contre l'humanité.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.