« Président de la République pour un an encore, ce sont deux Résistants qui vous écrivent pour vous dire que vous trahissez la France ». C'est par cette accusation terrible que Roland Dumas et Jacques Vergès sonnent la charge contre la politique étrangère de Nicolas Sarkozy, telle que celle-ci se manifeste dans les bombardements perpétrés contre la population civile de la Libye. Il s'agit d'ailleurs moins, pour l'ancien président du Conseil constitutionnel et pour le célèbre avocat, de plaider pour M Kadhafi que de dénoncer une politique qui viole le droit international et piétine l'héritage du général de Gaulle. En réalité, sous le masque de l'humanitaire, le président de la République renoue, en Libye comme en Côte d'Ivoire, avec le vieux colonialisme et vise à s'assurer des richesses de ces pays au mépris des intérêts des peuples et de la souveraineté des États. Par leur argumentation implacable et la férocité de leur style, Dumas et Vergès s'inscrivent dans la lignée des grands polémistes français, du Voltaire de l'affaire Calas au Victor Hugo de Napoléon le Petit. Ils dressent ce faisant un portrait accablant d'un président de la République qui a dévoyé sa fonction jusqu'à la caricature, qui parle le français comme le parlent les voyous et qui, croyant se rehausser, s'est flanqué d'un Bernard-Henri Lévy comme directeur de conscience, on a les Malraux qu'on peut? Sarkozy sous BHL, c'est le dernier degré d'abaissement où est tombée la France. Puissent les Français se réveiller à temps! Ce pamphlet qui fera date est complété, en annexe, par le dossier complet de la plainte déposée devant la Cour pénale internationale contre Nicolas Sarkozy pour crime contre l'humanité.
Nombre de pages
120
Date de parution
06/10/2011
Poids
144g
Largeur
127mm
Plus d'informations
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EAN
9782363710192
Titre
Sarkozy sous BHL
Auteur
Dumas Roland ; Vergès Jacques
Editeur
PG DE ROUX
Largeur
127
Poids
144
Date de parution
20111006
Nombre de pages
120,00 €
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J'ai décidé d'écrire ce parcours à l'intention de mes contemporains pour le cas où ils auraient oublié ces méandres, et à celle des générations futures qui auront la curiosité de chercher comment tout ce qu'elles connaîtront à leur époque s'est produit, selon quels enchaînements, quels choix et quelles décisions, quelle fut la part des événements et quelle celle des hommes. Ce récit comportera deux tomes, un pour chaque septennat de la présidence de François Mitterrand. Voici le premier. Montrer, dire, expliquer la signification de ces événements: tel est le souci de ce livre.Plutôt qu'un long récit chronologique et pesant, j'ai sélectionné quelques grandes dates au souvenir oublié pour en montrer, en m'appuyant çà et là sur des documents inédits, l'environnement, le déroulement, les conséquences. Ces dates sont autant de maillons qui, attachés les uns aux autres, constituent cette chaîne qui fait la politique étrangère. Ce récit répond au v?u qu'exprimait l'ancien président de la République:"Prenez des notes pour que vous écriviez un jour ce que nous avons fait. Mieux vaut que cela soit réalisé par nous plutôt que par nos adversaires."J'espère n'avoir pas trahi ce v?u, tout en ayant respecté le soin que l'on se doit de prendre, en pareille circonstance, avec l'objectivité."
De Roger Gilbert-Lecomte, fondateur en 1928 de la revue Le Grand Jeu, où il ambitionne, en compagnie de René Daumal et Roger Vailland, d'avaler Dieu pour en devenir transparent, que sait-on vraiment aujourd'hui ? Ce poète, ce visionnaire déchiré, ce métaphysicien précoce et fulgurant, exerça sur ses proches une intense fascination. Il disparut quasi anonymement à trente-six ans, à l'aube du Nouvel An 1944, victime de ce tétanos mystique qu'il avait entrevu dans son adolescence. Son oeuvre ? Dispersée, clandestine, il fallut attendre bien des années avant d'y avoir accès. Sa vie, sa trace quotidienne ? De rares et précieux témoignages et surtout sa correspondance nous en laissent entrevoir quelques bribes. C'est ici qu'intervient Roland Dumas. Chargé en 1968 par Pierre Minet et par André Malraux, alors ministre de la Culture, de plaider contre une héritière abusive qui s'opposait à la publication de la Correspondance de Roger Gilbert-Lecomte, Roland Dumas s'est laissé captiver par le poète. Intrigué, puis séduit, l'avocat s'est essayé - renouant le fil ancien de la loi et de la lettre - à reconstituer la vie déconcertante et paradoxale du "jeune homme aux yeux bleu-violet", analysant et confrontant missives, oeuvres et documents inédits qu'il a, en compagnie de Christine Piot, rassemblés, ordonnés et mis en perspective, bien au-delà du procès de 1968. D'où ce livre à triple détente, juridique, littéraire et poétique, s'achevant sur un poème d'interpellation et d'hommage à Gilbert-Lecomte, Le Cristal dans l'Eclair, par Serge Sautreau. Un Plaidoyer qui constitue à ce jour l'introduction la plus pertinente à la vie et à l'oeuvre de celui qui s'était promis, écrivant peu, de n'écrire que l'essentiel.
Roland Dumas, avocat, ancien député, a été, sous ta présidence de François Mitterrand, ministre des Relations extérieures de 1984 à 1986 et ministre des Affaires étrangères de 1988 à 1993. Puis il a été président du Conseil constitutionnel de 1995 à 2000. Bertrand Badie est professeur des universités à Sciences Po Paris. Gaïdz Minassian est journaliste bimédia au Monde, enseignant à Sciences Po Paris et chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS).
L'inconnu continuait à me fixer. Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ? M'accueillir dans sa propre solitude ? Pas question. Même si la mienne était insupportable. Une engelure tenace. J'ai voulu me protéger à ma façon, et d'une voix narquoise : - A votre avis, quand le type en trench est entré et qu'il a glissé deux mots à l'oreille de l'autre, qu'est-ce qu'il lui a dit ? II est resté impassible, l'air de ne pas comprendre. Ou de s'en foutre éperdument. Peut-être avait-il dormi pendant le film ? - Si on allait prendre un verre ? J'ai secoué la tête énergiquement. Et avec forfanterie, voire provocation : - Non, merci. Je ne bois pas. Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. De toute façon, j'attends quelqu'un. - Vous attendez quelqu'un ? a-t-il dit sur un ton de perplexité moqueuse." Michel Lambert nous fait pénétrer à nouveau dans l'univers chancelant des couples ou des compagnons de route improbables, des secrets douloureux à retardement, des derniers pas que promènent, au fil d'un poignant chant du cygne, ceux qui ne pourront plus jamais se retrouver comme avant, dans l'illusion ou le fantasme, soudain surpris par l'éternel lendemain et sa lumière trop forte et trop blanche.
La vogue actuelle de l'écologie (et de l'écologisme) s'explique par deux facteurs essentiels : l'aggravation des pollutions de toutes sortes, qui saccagent les paysages, détruisent les écosystèmes, infectent les nappes phréatiques et menacent les océans ; et l'épuisement programmé des réserves naturelles, dont on sait aujourd'hui qu'elles ne sont ni inépuisables ni gratuites, à un moment où plus des trois-quarts de nos ressources énergétiques sont encore des ressources fossiles (gaz, pétrole, charbon, uranium). S'y ajoutent les débats sur le réchauffement climatique, le traitement des déchets industriels et nucléaires, les perturbateurs endocriniens, les menaces sur l'alimentation, etc. De nombreux auteurs se sont déjà attachés à étudier ces problèmes. Mais peu l'ont fait au point de prendre fermement position en faveur de la décroissance. Le constat de base que font les "décroissants" est celui-ci : une croissance matérielle infinie est impossible dans un espace fini (comme l'est notre planète). Sans pour autant vouloir arrêter l'histoire ni retourner en arrière, vient un moment où il est nécessaire comprendre que "plus" ne veut pas automatiquement dire "mieux" et qu'il est parfois nécessaire de dire : "C'est assez !" Alain de Benoist, à qui l'on doit déjà de nombreux essais d'histoire des idées et de philosophie politique, explique dans ce nouveau livre pourquoi le " développement durable " est voué à l'échec : en prétendant concilier croissance et écologie, il revient, dans le meilleur des cas, à réduire la vitesse sans pour autant changer de cap dans la mauvaise direction. La notion même de croissance, issue de la modernité occidentale, est ici déconstruite à partir d'une critique radicale, qui s'appuie notamment sur les notions d'"empreinte écologique" et d'"effet-rebond". L'ouvrage contient également plusieurs textes sur le sens profond de le pensée écologiste, ainsi que sur l'idée de "valeur intrinsèque de la nature". L'auteur plaide, en conclusion, pour restituer un rapport de co-appartenance à la nature rompant avec l'idée d'un monde transformé en simple objet du vouloir humain : "Le monde naturel n'est pas un simple décor de nos existences, c'est l'une des conditions systémiques de la vie".