Le terme "appropriation" est de plus en plus utilisé en sciences humaines, sans pour autant que l'on sache à partir de quels postulats il se trouve justifié, que ce soit pour expliquer une action ou pour en faire une méthode de recherche. Le but de ce court essai est de l'intégrer à une théorie de l'interprétation qui en révèle pleinement la puissance, et c'est à partir du pragmatisme de Charles Sanders Peirce que cela est possible. On décrit l'appropriation comme un effort d'interprétation qui résulte d'une tension entre être affecté par l'expérience d'un objet et lui attribuer une signification. Il faut alors répondre à plusieurs questions. Quelles sont les conditions de l'appropriation? Quelle logique en permet le déploiement? Comment se déroule cet effort? Quelle est la forme du résultat obtenu? Est-ce qu'une connaissance peut s'en dégager? Ce concept est à la base d'une école de pensée émergente au Québec, que l'on nomme les nouvelles théories de la lecture et de la spectature. Ces théories réactualisent le pragmatisme de Peirce au regard d'enjeux contemporains à propos de l'acte de lecture et de "spectature ". Leurs travaux portent sur la logique au seuil de l'interprétation, ainsi qu'au résultat de l'interprétation - la figure- et au déroulement processuel de l'acte. On adjoint une dimension sociale à l'appropriation en référant aux théories de lan Hacking. Voulant adopter un point de vue critique par rapport à d'autres théories de l'interprétation comme l'herméneutique et le structuralisme, on a situé diverses conduites interprétatives sur deux axes de l'appropriation (excessive et insuffisante). La méthodologie inhérente à l'appropriation réside dans l'équilibre précaire entre ces deux axes. Une certaine sensibilité culturelle doit alors être acquise, ce qui implique qu'un sentiment de responsabilité accompagne les actions du spectateur soucieux de la pertinence de la figure élaborée au cours de son effort d'interprétation. Étudiants et chercheurs en analyse filmique et littéraire seront particulièrement interpellés par ce sujet, car la question de savoir ce qui provient de soi versus ce que l'objet nous dicte est un problème auquel chacun fait face rapidement.
Date de parution
21/01/2010
Poids
205g
Largeur
151mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782760524897
Titre
APPROPRIATION D UN OBJET CULTUREL
Auteur
DUMAIS F
Editeur
PU QUEBEC
Largeur
151
Poids
205
Date de parution
20100121
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Personne ne sait exactement qui l'a inventé, mais il a envoyé des générations de braves guerriers s'élancer sur les trottoirs. À l'image d'In Waves, Skating Wilder propose une double narration et retrace à la fois l'histoire méconnue du skateboard et celle, plus personnelle, des meilleurs (et pires) souvenirs d'AJ et Brandon sur leurs planches à roulettes. Véritable phénomène de société, on découvre au fil des pages combien ce sport a depuis toujours été symbole de contreculture et véritable art de vivre, et combien il a modelé le paysage urbain. Vous avez toujours voulu savoir la différence entre un ollie et un frontside 180 ? Plongez dans ce récit riche et passionnant, sublimé par le dessin d'AJ, et grâce auquel plus aucun tricks n'aura de secret pour vous !
Depover Christian, Karsenti Thierry, Komis Vassili
A partir d'un fil conducteur articulé sur la notion d'outil à potentiel cognitif, les auteurs tentent de revisiter la vision trop classique que les éducateurs se sont souvent construite des technologies. Leur réflexion s'inscrit dans un large mouvement qui conduit à revoir de manière fondamentale les buts de l'action éducative. Dans un contexte de renouveau pédagogique global, ils espèrent montrer comment les technologies peuvent contribuer à rencontrer les ambitions de l'école d'aujourd'hui, qui ne prône plus uniquement la connaissance des faits ou des principes, mais bien la capacité à retrouver ces faits à partir d'une ressource pertinente ou à mettre en oeuvre certains principes pour résoudre de vrais problèmes dans des contextes signifiants. Tout en s'inscrivant dans les perspectives dégagées par de nombreux auteurs reconnus, la vision proposée ici fait une large place aux contextes humains dans lesquels les technologies doivent prendre place. Biographie de l'auteur CHRISTIAN DEPOVER est professeur à l'Université de Mons-Hainaut (Belgique) et à l'Université libre de Bruxelles. Il anime un centre de recherche et de développement consacré aux usages des technologies en éducation et au e-learning (Unité de technologie de l'éducation). Il agit également à titre de consultant auprès d'organisations internationales.THIERRY KARSENTI, M.A., M. Ed., Ph. D., est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les technologies de l'information et de la communication (TIC) en éducation. Il dirige également le Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE) et est professeur titulaire à l'Université de Montréal.VASSILIS KOMIS est professeur associé au Département des sciences de l'éducation à l'Université de Patras (Grèce).
Caroline Bouchard, Ph D, est psychologue du développement de l'enfant, professeure agrégée et chercheuse au Département d'études sur l'enseignement et l'apprentissage de la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université Laval. Elle enseigne notamment au baccalauréat en éducation au préscolaire et en enseignement au primaire, bien qu'elle ait déjà donné des cours dans le cadre de la formation initiale et continue auprès d'éducatrices, du personnel responsable de la pédagogie et de gestionnaires en services de garde pendant cinq ans à l'Université du Québec à Montréal. Nathalie Fréchette, M Ps, en psychologie, est professeure au Département de psychologie au Collège Édouard-Montpetit où elle enseigne, entre autres, le développement de l'enfant aux étudiantes du programme de techniques d'éducation à l'enfance.
Le présent ouvrage actualise la conception des interactions entre les professionnels des relations publiques et les journalistes. Il revisite les approches dites traditionnelles et propose d'autres perspectives pour appréhender les nouvelles dynamiques suscitées notamment par la révolution numérique. Entretiens avec les acteurs, analyses de corpus et enquêtes en ligne constituent quelques-unes des méthodes utilisées par les auteures pour scruter les échanges et les particularités de différents contextes de travail.