La politique de la France à l'égard de l'Espagne de 1945 à 1955. Entre idéologie et réalisme
Dulphy Anne
P.I.E. P. LANG
48,75 €
Épuisé
EAN :9782110891532
La situation inusitée de fermeture de la frontière pyrénéenne, de mars 1946 à février 1948, n'a pas marqué les esprits ; cette amnésie partielle, liée à la durable marginalisation de l'Espagne, est confortée par le silence des écrits généraux de politique étrangère et par le caractère lacunaire de la production historiographique. Grâce à la variété de son corpus archivistique, cet ouvrage embrasse toutes les facettes de l'attitude de la France à l'égard de l'Espagne, tant franquiste que républicaine, pendant la décennie d'après guerre. Inaugurées par la quarantaine destinée à évincer le Caudillo, les relations officielles demeurent marquées par une ambiance bilatérale électrique. La longueur de la séquence étudiée exige toutefois une approche chronologique, scandée par deux charnières : août 1947, quand la révision de la politique d'ostracisme est amorcée du fait de son échec patent ; fin 1950, quand la levée du passif franquiste est révélée par le vote de l'ONU supprimant les recommandations discriminatoires édictées fin 1946, puis par la promotion du délégué au rang d'ambassadeur. Cette trajectoire conduit à opposer deux phases, séparées par une étape de transition : l'affrontement, pendant deux ans où le gouvernement français contribue à imprimer le sceau de l'infamie sur un pouvoir péninsulaire qu'il isole en interrompant les communications frontalières ; l'apaisement, par lequel la coexistence succède à l'interventionnisme. L'attitude inverse est adoptée à l'égard de l'exil républicain. Cette tripartition illustre la richesse d'un sujet qui permet d'opposer une politique étrangère mue par des ressorts idéologiques à une conduite plus usuelle obéissant à des impératifs réalistes. Grâce à la pluralité de ses registres, il offre un observatoire privilégié sur le rôle de l'homme d'Etat, la genèse des décisions, l'action des réseaux d'influence et des groupes de pression, le jeu des forces économiques et politiques... Il rend compte de la prégnance des valeurs de la Résistance dans l'immédiat après-guerre avant de sanctionner l'incapacité de la France à suivre une ligne originale en période de bipolarisation.
Nombre de pages
829
Date de parution
04/01/2013
Poids
1 270g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782110891532
Titre
La politique de la France à l'égard de l'Espagne de 1945 à 1955. Entre idéologie et réalisme
Auteur
Dulphy Anne
Editeur
P.I.E. P. LANG
Largeur
148
Poids
1270
Date de parution
20130104
Nombre de pages
829,00 €
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Résumé : En 1962, à la veille de l'indépendance de l'Algérie, un Pied-Noir sur deux avait des origines espagnoles. Cette immigration, parvenue à son apogée dans le dernier tiers du XIXe siècle et jusqu'en 1914, s'est fondue dans le creuset algérien, qui a façonné une population aux moeurs, aux références et au langage spécifiques, partagée entre son pays d'origine, la "petite patrie" où elle vivait désormais, et la France, puissance tantôt bienveillante tantôt défiante à l'égard de ces nouveaux venus. Ainsi s'est tissée, en Oranie surtout, une trame faite d'emprunts culturels et de revendications politiques qui a donné une couleur particulière à toute la communauté des Français d'Algérie. En mettant en lumière cet apport fondamental et méconnu, c'est à une autre histoire des Pieds-Noirs que convie cet ouvrage.
A la veille du 50e anniversaire du traité de Rome, l'Union européenne semble atteinte d'une "maladie de langueur", selon le diagnostic de la ministre déléguée aux Affaires européennes, Catherine Colonna, le 29 août 2006. Or, comme l'a montré le rejet du traité constitutionnel le 29 mai 2005, cette crise est largement celle du projet européen de la France, mis à mal par l'évolution communautaire. Depuis les origines du processus, une problématique française spécifique s'est dégagée, qui consiste à servir les intérêts nationaux au travers de l'Europe: stimuler la modernisation et la croissance économique, utiliser le cadre européen comme support et prolongement des politiques nationales, en bref conserver un statut de grande puissance - apparemment révolu - en l'arrimant à une entité plus large. Mais, avec le changement d'échelle de l'Union européenne, avec la nécessité de s'adapter à sa réalité, le rêve d'une projection du modèle national semble s'effacer: l'Europe devient un problème pour les Français qui l'abordent désormais de manière défensive. La France, l'Europe: cet ouvrage offre la première synthèse historique rendant compte de l'approche française de la construction européenne, englobant les cercles dirigeants comme l'opinion organisée et la population, les politiques menées comme les perceptions.
Dulphy Anne ; Manigand Christine ; Bertoncini Yves
L'Union européenne est le fruit d'un processus historique lancé le 9 mai 1950 par Robert Schuman, pensé auparavant par divers précurseurs, et dont le développement a été scandé de crises et de relances. Aujourd'hui, ses institutions, ses politiques, ses marchés, ses territoires forment une réalité complexe. Cet ensemble de 27 Etats est régi par le jeu d'utopies créatrices, de règles originales et de stratégies économiques, mais également de rivalités nationales, d'intérêts contradictoires, d'opinions divisées et de conflits idéologiques. Ce dictionnaire propose une analyse approfondie et argumentée pour chaque sujet. Il associe des auteurs reconnus et de jeunes chercheurs issus d'une quinzaine de pays. Grâce aux apports combinés de plusieurs disciplines, il offre la possibilité de comprendre les multiples aspects de ce système européen que peuplent 490 millions de citoyens. Biographie de l'auteur Dictionnaire dirigé par Yves Bertoncini, enseignant à Sciences Po, au Corps des Mines et à l'ENA, Thierry Chopin, directeur des études à la Fondation Robert Schuman, Anne Dulphy, maître de conférences en histoire contemporaine à l'Ecole Polytechnique, Sylvain Kahn, professeur agrégé à Sciences Po, Christine Manigand, professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Poitiers.
Dulphy Anne ; Léonard Yves ; Matard-Bonucci Marie-
Ecrire le voyage, c'est transformer l'expérience en conscience " notait André Malraux. Plus que pour la chronique des déambulations qu'il contient, le récit de voyage est un outil particulièrement précieux pour bâtir une histoire des représentations et des relations culturelles internationales. Les voyageurs artistes, intellectuels et militants politiques présentent un intérêt spécifique car ils prolongent souvent leur expérience par un acte de création artistique, littéraire ou testimonial. Educatif, érudit ou humaniste, leur voyage doit contribuer à produire un savoir sur le monde et sur soi ; il est d'abord la quête d'un " signalement de l'univers ", pour reprendre la formule de Théophile Gautier qui fut lui-même un grand voyageur. Dans cet ouvrage, l'expérience du voyage importe donc surtout comme pratique et comme moment de confrontation avec une culture et une société étrangères. Il s'agit d'observer de quelle façon le déplacement dans un pays étranger, sa découverte ou redécouverte, orientent la perception de l'autre pays. Trois aires culturelles, outre la France, ont été privilégiées, chacune – Italie, Espagne, monde lusophone – ayant construit une identité forte autour du voyage et de la mobilité.
Gola Sabina ; Pierrard Michel ; Tops Evie ; Van Ra
Résumé : Les méthodologies d'apprentissage des langues étrangères ont fortement varié durant les siècles, et notamment au vingtième. De la grammaire traduction à la méthode actionnelle, en passant par les méthodes structuro-globales, behavioristes, naturelles, communicatives, voire éclectiques, les raisons des modifications sont à chercher tant du côté de l'évolution et des avancées scientifiques, notamment dans le domaine des sciences humaines, que des modifications des besoins et de la prise en compte de la valeur des échanges linguistiques, sans oublier les changements idéologiques qui les sous-tendent. Les évolutions technologiques ont également apporté leur lot de potentialités nouvelles. Tous ces changements ont également eu un impact sur la relation entre apprenants et enseignants, à côté de laquelle se sont par ailleurs développés d'autres modes d'apprentissage qui sont venus compléter la panoplie des méthodes, notamment en contexte multilingue. L'apprenant, devenu acteur de son apprentissage, trouve des ressources ailleurs qu'auprès de l'enseignant de langue, que ce soit par le biais d'enseignements de matières spécifiques donnés en langue étrangère (enseignement EMILE-CLIL), de nouvelles technologies (blended learning ou Moocs, plateformes en ligne ou applications) ou en ayant recours à des pairs, le cas échéant, hors de la classe (tables de conversation ou tandems linguistiques). Le présent volume se propose d'étudier scientifiquement quelques-uns de ces dispositifs d'accompagnement : leur conception, leurs conditions d'apparition et les résultats observés.
Ce travail propose de s'interroger sur l'articulation de l'espace à la langue et à l'écriture dans les oeuvres de Thomas Bernhard et Paul Nizon. L'objectif d'une telle étude est triple : permettre d'une part d'accroître la visibilité scientifique de Paul Nizon, réévaluer d'autre part le paradigme descriptif afin d'en relativiser l'influence souveraine, et contribuer, en troisième lieu, à la mise au jour d'une esthétique déceptive fondée sur les notions de décalage et de non-congruence (Fehlentsprechen). Cette étude vise à démontrer les vertus d'un rapprochement littéraire qui contribue à l'élaboration d'une poétique voire d'une esthétique comparée de Thomas Bernhard et de Paul Nizon. A travers une analyse détaillée et microtextuelle des deux oeuvres, l'auteure entend montrer que le travail de ces deux écrivains doit être considéré comme une auscultation vigilante de la langue allemande et comme une entreprise de réfection verbale passant notamment par un dépoussiérage lexical d'envergure. Progressivement, l'interrogation littéraire sur l'espace se mue en un questionnement des plus contemporains sur la subversion générique et l'espace littéraire.
Les dimensions négligées des apprentissages, tel est le propos de cet ouvrage : pourquoi, en effet, ne pas aller voir du côté des " évidences invisibles " que partagent, parfois à leur insu, ceux qui enseignent et apprennent ? Quand se déploient les résultats des neurosciences et du cognitivisme, mais aussi les pratiques massives et souvent peu réfléchies issues du Cadre européen commun de référence, il nous semble urgent de nous distancier de ces discours convenus et contradictoires. Autrement dit, cet ouvrage constitue un lieu d'interrogation formative indispensable pour les enseignants et formateurs, et tous ceux qui apprennent en particulier des langues. Ce qu'on nomme couramment l'intime est en fait ce segment souvent oublié qui relie le " je " de chacun à ses motivations, désirs, attentes, projets et activités. Cet ouvrage explore donc l'intime, en s'appuyant sur des recherches et des expérimentations menées avec des publics variés : enfants et jeunes en situation scolaire, mais aussi migrants apprenant la langue du pays d'accueil, étudiants en formation pour le professorat, étudiants en immersion bilingue, bref tout individu " prenant langue en terre nouvelle "... Ainsi cet ouvrage se donne-t-il pour objectif d'étudier en profondeur les corpus, les situations et les contextes étudiés, en mobilisant de nombreux exemples, notamment issus de moments dans la classe, dans lesquels apparaît l'émergence des différentes dimensions de l'intime et du sujet apprenant.
Dans l'après-guerre comme dans les années 80, la recrudescence des mythes grecs et latins dans une trentaine de romans de langue allemande entraîne un jeu passionnant de narration et de réécriture. Entre création et recréation, la redécouverte d'un mythe interroge à la fois un fondement culturel essentiel et le monde contemporain. Mais le recours au mythe laisse aussi affleurer toute une interrogation sur le genre choisi. Jusqu'où peut aller le roman contemporain quand il véhicule un mythe ? Quatre textes (Der blaue Kammerherr de Wolf von Niebelschütz, Amanda de Irmtraud Morgner, L'esthétique de la résistance de Peter Weiss et Medusa de Stefan Schütz) ont poussé la réflexion jusqu'à penser le renouveau d'un genre, l'épopée, alliant ainsi de façon plus conséquente et plus audacieuse que les autres romans une réflexion sur le fond et sur la forme. Du mythe à l'épopée, c'est le caractère singulier d'une récriture contemporaine qui ressort de cette étude.