En proposant vingt-six portraits de nourritures d'aujourd'hui, Du monde à l'assiette. Mythologies alimentaires invite à regarder différemment la modernité alimentaire. Cassoulet, couscous, paella, poule au pot, hamburger, dinde, filet de saumon, kebab, foie gras, sushi... Les grands classiques de nos paysages alimentaires contemporains y trouvent bien sûr une place. Quelques plats dont les noms sonneront plus exotiques aux oreilles de nombreux gourmands, ainsi le talo ou la birria de chivo, viennent eux aussi y donner matière à penser. Des empanadas aux crêpes en passant par les pibales et le steak-frites, chacun des mets réunis dans ce livre est là, en effet, pour nous dire quelque chose sur le fonctionnement de nos sociétés. A travers son histoire ou son actualité, l'un nous parle du métissage ou de la mode, l'autre des dynamiques identitaires ou de la mondialisation... Ici le pain de maïs peut se déguster à la suite de la Sachertorte et avant quatre têtes de boeuf sans risquer l'indigestion. Néanmoins, il est fort possible après la lecture de cet ouvrage que vous regardiez les jambons et les poulets autrement ou que vous éprouviez le désir soudain de manger des tamales.Frédéric Duhart achève une thèse d'anthropologie historique dans le cadre de l'EHESS / Paris. Il s'intéresse tout particulièrement à l'étude des cultures alimentaires et corporelles. Il est l'auteur de nombreux articles et de plusieurs ouvrages, parmi lesquels Le Chocolat au Pays basque (XVIIe-XXIe siècle). De Bayonne à Onati (Elkar, 2006) et Carafes et alambics. Les mots du vin et autres boissons (Ed. Le Robert, 2007).
Nombre de pages
173
Date de parution
27/10/2007
Poids
198g
Largeur
120mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782916275284
Titre
Du monde à l'assiette. Mythologies alimentaires
Auteur
Duhart Frédéric
Editeur
DILECTA
Largeur
120
Poids
198
Date de parution
20071027
Nombre de pages
173,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Charif Abdelhakim ; Duhart Frédéric ; Le Pape Yann
En nous entraînant tour à tour de l'Egypte ancienne à la France d'aujourd'hui, de la Grèce à l'Amérique latine en passant par l'Afrique, les présents essais tracent les contours d'une véritable anthropologie historique du corps. Certains traitent de ses représentations. Ils nous donnent à penser les masques funéraires égyptiens, les descriptions de l'Autre établies par des missionnaires du XIIIe siècle ou les observateurs militaires d'avant la Grande Guerre, les fantasmes sur le cannibale nés de la découverte d'un Nouveau Monde, les superhéros de bandes dessinées ou les femmes de papier collées sur les murs des ateliers d'aujourd'hui. D'autres insistent sur les mises en discours du corps, qu'elles s'opèrent dans le cadre du propos médical grec ancien, de l'idéologie nazie ou au c'ur des débats philosophiques et psychanalytiques les plus actuels. De leur côté, des études consacrées à des mangeurs néolithiques oucontemporains, aux femmes enceintes de la Renaissance, aux corps contrôlés de la fin du Moyen Age occidental ou à ceux des Constantinois du XIXe siècle, nous amènent à réfléchir sur lecorps au quotidien. Cet ouvrage est né d'un séminaire organisé dans le cadre de la formation Histoire et civilisations de l'Ecole des HautesEtudes en Sciences Sociales (Paris). Il rassemble seize regards sur le corps, proposés par des chercheurs venus de divers pays et aux rattachements disciplinaires fort différents: anthropologie biologique, anthropologie historique, ethnologie, histoire de l'art, histoire culturelle et sociale, histoire des sciences et philosophie.
Quelle merveilleuse journée ! Idéale pour se promener les pattes à l'air", se dit Bob. Mais les moqueries viennent lui gâcher la balade... Trop maigres, les pattes de Bob ? C'est ce qu'on va voir ! Un très joli album qui aborde avec humour et dérision un thème fort et riche : l'image de soi (et la violence du regard des autres), et le fait de s'assumer tel que l'on est. La créativité et toutes les inspirations artistiques que l'on peut trouver sont aptes à transformer l'image que l'on a de soi, tout en modifiant l'image que les autres ont de nous, pour, au final, s'accepter pleinement !
Après avoir exposé et produit les artistes ou les projets artistiques les plus fous, la Monnaie de Paris, fidèle à son ADN de faiseuse d'expositions précieuses, réunit deux grandes figures de l'art contemporain et donne carte blanche à Bertrand Lavier pour un hommage à Raymond Hains. Raymond Hains (1926-2005), esprit génial, libre et facétieux qui déclarait être « le ministre de sa propre culture » sera ici célébré et chahuté par Bertrand Lavier qui proposera, dans chacune des douze salles de l'exposition, d'en revisiter les chefs d??uvre. Douze clins d??il où Bertrand Lavier confronte, provoque et joue avec les ?uvres de Raymond Hains, mais également avec les siennes. Dans cette exposition où la poésie le dispute à l'absurde, on vous parlera notamment de bière, de ski, de Matisse et de Picasso.
En 2009, à Nantes, Ange Leccia réalisait Nymphéa, ?uvre permanente d'Estuaire, qui consiste en une projection vidéo à la surface de l'eau : il venait installer, dans la ville de naissance de Jacques Demy, l'image surnaturelle d'une icône de la mode et du cinéma, Laetitia Casta. En jouant des effets éclatants de l'image sur l'élément aquatique, Ange Leccia revenait à l'essence même de la vidéo : la projection de lumière. Le temps de la prise de vue y rejoint le temps de l'eau qui passe. Nymphéa est sous l'eau comme toutes les images que va chercher Ange Leccia sont en lui. Cette quête, ce voyage à l'intérieur de soi, est le programme de « La mer allée avec le soleil ». Une exposition introspective, telle une plongée dans trente-cinq années de pratique dans laquelle on rencontre toutes les figures qui font la singularité et la beauté du travail d'Ange Leccia : l'omniprésence de l'eau, des images comme des souvenirs de sa jeunesse corse ; les explosions, tempêtes, orages et déferlantes qui illustrent sa sensibilité à fleur de peau ; des images télévisuelles retravaillées dans lesquelles la gravité intérieure rejoint la gravité du monde (en contraste, sans cesse, la beauté du monde naturel) ; les jeunes filles ou l'adolescence comme l'état de création artistique de tous les possibles, mais où l'on se sent perdu face à l'inconnu ; la pop music et les tubes qui souvent collent au souvenir d'un sentiment fort. Pensé au départ comme un événement biennal (2007-2009-2012), Estuaire Nantes Saint-Nazaire est aujourd'hui une collection à ciel ouvert de trente oeuvres permanentes réalisées in situ, à Nantes, Saint-Nazaire et dans les communes riveraines de l'estuaire de la Loire qui les relie. Le projet artistique accompagne un projet politique : la construction de la métropole Nantes Saint-Nazaire. Ainsi, chacune des oeuvres de ce «monument dispersé » guide vers un lieu atypique ou un site remarquable de l'estuaire. Entre réserves naturelles fragiles et bâtiments industriels gigantesques, l'estuaire de la Loire est un territoire complexe. Dédales de petits chemins, enchevêtrements d'étiers, portes d'entrées multiples à sa découverte : les ?uvres d'Estuaire sont le fil d'Ariane d'un espace en mutation constante.
Yves Klein n'a eu que peu de temps pour se faire un nom dans le milieu de l'art. Pourtant, lorsqu'il meurt d'une crise cardiaque en 1962, l'artiste est déjà une légende. En quelques années, il est devenu l'une des figues majeures de l'art contemporain à l'international. Représenté par les plus grandes galeries de son temps, Yves Klein a également exposé dans les plus prestigieuses institutions. Comprenant très tôt l'importance croissante des médias - qu'il utilise à son avantage -, il ne considère pas la photographie comme un simple moyen de documentation, mais plutôt et surtout comme une façon de présenter ses modèles. En décidant lui-même par qui et comment il est photographié, Yves Klein a fait de sa vie artistique un mythe, rendant floues les limites entre ses oeuvres et sa vie privée. Yves Klein in/out Studio propose la reproduction d'oeuvres de Klein (Le Saut dans le vide, les murs de l'Opéra-Théâtre de Gelsenkirchen, des vues de son exposition programmatique "Monochrome und Feuer" au Museum Haus Lange de Krefeld, en 1961) ainsi qu'un regard sur l'envers de son travail, notamment de ses performances. Au fil des pages, on découvrira ainsi la genèse de ses fameuses "Anthropométries" et des peintures de feu, des portraits de l'artiste dans son studio ou en voyage, ainsi que de nombreuses planches contact reproduisant des photos "non autorisées" et encore inédites.
Ce livre est publié à l'occasion de la première exposition de Jiang Dahaï à Paris, à l'invitation du musée national des Arts asiatiques Guimet. Né à Nankin en 1946, Jiang Dahaï (naturalisé Français depuis 1991) partage son temps entre Paris et Pékin. Formé successivement à l'Académie centrale des beaux-arts de Chine (Pékin) et à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, son ?uvre picturale s'affirme aujourd'hui comme l'une des plus achevées d'une génération durement éprouvée par la Révolution culturelle. Renouvelant le dialogue fécond suscité par la rencontre, au siècle dernier, entre les traditions picturales française et chinoise entreprise par des artistes formés à Paris, comme Zao Wou Ki, Chu Teh Chun, ou avant eux Xu Beihong, les peintures de Jiang Dahaï, détachées du lyrisme gestuel de la calligraphie, livrent, dans une langue abstraite et minimale, une subtile et fascinante vision de paysages à la fois cosmiques et célestes. Faites d'une chorégraphie manuelle de légères gouttes de couleurs transparentes lancées par le pinceau sur la toile, sans contact avec elle, les peintures révèlent des modulations harmoniques infinies, à la fois immobiles et fluides, qui se déploient comme dans un ciel sans cesse renouvelé par la capture de la lumière.