Le Nouveau Roman : une césure dans l'histoire du récit
Dugast-Portes Francine ; Dosse François
PU RENNES
24,00 €
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EAN :9782753573994
La césure qu'a constituée le Nouveau Roman dans la deuxième partie du XXe siècle a intéressé, rebuté, séduit, divisé les lecteurs. On a souvent annoncé sa mort, mais dans cet essai, nous racontons comment son sillage se prolonge jusqu'à nos jours. Il a été très relayé par les médias, par l'université, en France et à l'étranger. Il est devenu un gage de rébellion lié à l'époque : les polémiques ont été vives et nombreuses dans le champ littéraire. Grâce aux références précises à des oeuvres multiples le présent livre tend à éclairer les ruptures narratives dont l'accumulation a suscité le désarroi, sans oublier d'autres productions novatrices de la période. Le Nouveau Roman est ici resitué dans l'Histoire de son temps, alors qu'on l'a souvent accusé de s'en être détaché : la mouvance s'insère dans l'aggiornamento des idées qui a marqué "l'ère du soupçon", dans des décennies aussi que hantaient les désastres du XXe siècle. Recherche par ailleurs essentiellement esthétique, aux confins de la poésie, de l'essence du jeu, cette mouvance s'insère dans la contemporanéité artistique, en relation étroite avec l'évolution du cinéma, des arts plastiques, de la musique... La vue d'ensemble doit permettre à ceux qui furent les lecteurs de l'époque de retrouver et d'élucider des textes intrigants. Elle apportera au public actuel, aux étudiants notamment, une vision synthétique mais ouverte du Nouveau Roman, incluant la prise en compte de générations d'écrivains dans leur globalité mais aussi dans l'originalité propre à chacun. La présentation en unités brèves doit permettre au lecteur de choisir les séquences qui l'intéressent plus particulièrement.
Nombre de pages
401
Date de parution
22/03/2018
Poids
496g
Largeur
138mm
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EAN
9782753573994
Titre
Le Nouveau Roman : une césure dans l'histoire du récit
Auteur
Dugast-Portes Francine ; Dosse François
Editeur
PU RENNES
Largeur
138
Poids
496
Date de parution
20180322
Nombre de pages
401,00 €
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Les pouvoirs de l'écriture chez Colette, c'est l'art " décrétal " de susciter la présence dans les portraits, de ressusciter les souvenirs d'enfance et leur charge de " sauvageries ", mais aussi de créer ou recréer des silhouettes délibérément fictives - Claudine, Gigi, Don Juan - alliant charme et scandale. Au fil des lettres, des reportages, des chroniques d'un temps pour nous révolu, le monde se peint dans un regard ; l'extrême recherche du style unit indissolublement les volutes esthétiques à une éthique, quelque peu nietzschéenne, qui fonde sa loi propre dans la nécessité de l'écriture, et irradie en sagesse ultime.
Les Bretagnes de Colette propose, dans un DVD, un entretien filmé à Rozven, sur la côte d'Emeraude, au pied de la propriété où Colette séjourna fréquemment pendant plus de dix ans. Sur fond de plage, de maison et de mer traversées de lumière, le dialogue retrace les séjours bretons de Colette et leurs répercussions dans l'?uvre. celle-ci transcrit le goût pour la permanence du passé, le retranchement choisi, les rituels préservés. La Bretagne libère aussi, par sa puissance de régénération, les forces de l'imaginaire et suscite des initiations comme des explorations nouvelles. Prolongement du DVD, le livre élargit la thématique bretonne dans deux directions : il situe l'?uvre de Collette dans l'histoire des idées, montrant les résonances idéologiques prêtées à une Bretagne à la fois traditionnelle et sauvage, lieu privilégié de l'élaboration poétique. Il dévoile, dans un deuxième temps, un jeu déjà très moderne sur la fluctuation des identités sexuelles, l'inversion constante des repères qui vient brouiller les rapports d'attraction et de pouvoir dans les romans bretons. Loin des clichés simplificateurs, cet ouvrage invite donc à un voyage vers une Bretagne paradoxale, familière et surprenante à la fois, propre à stimuler la réflexion autant que la recherche esthétique.
Louis Guilloux se trouve ici observé de manière quelque peu insolite. Hors de tout manichéisme, les observateurs montrent la complexité de sa situation et de son engagement, ses relations littéraires et sa réflexion sur la littérature. L'accent est mis sur la valeur esthétique de l'?uvre, ses thèmes entrelacés, les grandes configurations de l'imaginaire, le jeu subtil du récit et du style.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.