Mettre en banque l'ADN. Enquête sur une biopolitique du consentement
Ducournau Pascal
L'HARMATTAN
24,00 €
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EAN :9782296105461
La mise en banque de l'ADN est devenue un enjeu stratégique central pour la recherche médicale dans le but d'étudier le rôle des gènes dans la survenue des maladies et de pouvoir proposer à terme une médecine dite prédictive. Dans un souci de régulation éthique, cette mise en banque se voit fermement encadrée, tant au niveau national qu'international, par une mobilisation active du principe du consentement dit éclairé, faisant de cette activité un domaine exemplaire d'une nouvelle biopolitique fondée sur l'assentiment des personnes, leur information et même leur participation à la définition de l'acceptabilité des finalités de la recherche, portant dans ce cas sur les gènes. Comment les usagers se positionnent-ils face à ce gouvernement du corps et de ses éléments '? Au-delà du fait classiquement observé que ces derniers rencontrent diverses difficultés à pouvoir exprimer un consentement éclairé, une enquête empirique conduit à signaler aussi l'existence d'oppositions voire de résistances pour certains à actualiser cette biopolitique du consentement et à y adhérer pleinement. Cette distance critique se comprend notamment au regard de la perspective que cette biopolitique les amène à devenir, pour partie, " auteurs " des finalités d'une recherche qui, sous certains aspects, leur échappe.
Nombre de pages
218
Date de parution
12/01/2010
Poids
295g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296105461
Titre
Mettre en banque l'ADN. Enquête sur une biopolitique du consentement
Auteur
Ducournau Pascal
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
295
Date de parution
20100112
Nombre de pages
218,00 €
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Depuis le lancement du programme de séquençage du génome humain, le développement continu des technologies et des langages génétiques a fait émerger une riche littérature au croisement de la sociologie, de l'anthropologie et de la philosophie s'interrogeant sur la place grandissante acquise par le gène dans nos sociétés. Si la notion de génétisation s'y est imposée comme schème interprétatif critique des processus en jeu, celle-ci se voit aujourd'hui en partie dépassée consécutivement au développement de nouvelles modalités de diffusion des technologies génétiques. L'apparition d'une offre d'autotests génétiques par le biais d'Internet laisse en effet apparaître une autonomisation de la dynamique de génétisation au sein de la société, soit l'émergence d'une auto-génétisation à l'heure où la génomique en vient à se pratiquer en version Do-It-Yourself. Sur la base d'une enquête par observations ethnographiques de divers espaces numériques et d'entretiens, il ressort que des publics grandissants se voient désormais acquis à l'intérêt qu'il y aurait à s'orienter vers les gènes pour pouvoir se constituer un "capital santé" ou un "capital généalogique". Au coeur de cette dynamique où le génétique en vient à englober des domaines en expansion, touchant tout autant à la santé qu'à la construction de l'identité, la génétisation n'apparaît plus seulement comme une opération de nature intellectuelle conduisant à valoriser le rôle des gènes face aux facteurs dits d'environnement, mais aussi et surtout comme une entreprise pratique au cours de laquelle l'individu en vient à se tourner vers ses gènes pour faire face à un environnement devenu incertain.
Comment une ?uvre littéraire accède-t-elle au rang de " classique " lorsque son auteur est issu d'Afrique subsaharienne francophone, l'une des zones les plus déshéritées du monde selon les standards culturels internationaux ? Pourquoi certains auteurs africains, peu connus dans leurs pays d'origine, sont-ils portés au pinacle en France, quand d'autres, étudiés et discutés au Sénégal ou au Mali, restent ignorés dans toute l'Europe ? Claire Ducournau propose pour la première fois une histoire sociale collective de ces écrivains depuis 1960. Elle distingue deux protagonistes majeurs : des intermédiaires culturels (organisateurs de festival, éditeurs, agents littéraires), souvent français, et des écrivains nés et socialisés en Afrique subsaharienne francophone. L'enquête restitue ainsi les recompositions de cet espace de production littéraire et fait la chronique d'événements comme la cooptation de Senghor à l'Académie française en 1983 ou la publication du manifeste pour une littérature-monde en français en 2007. Nourrie de nombreux entretiens et fondée sur le dépouillement de nombreux fonds d'archives inédits, cet ouvrage majeur décrit par quels mécanismes matériels et symboliques des écrivains nés et socialisés en Afrique subsaharienne francophone sont devenus, sous différentes formes, des classiques africains.
Si de nombreux couples sont célèbres dans l'histoire littéraire etartistique, c'est souvent par la mise en avant d'un rôle de muse dévolu aux femmes. Rares sont ceux qui pensent et écrivent dans une synergie qui se réfracte dans leurs ?uvres et leurs postures publiques comme ce fut le cas de Marie NDiaye et Jean-Yves Cendrey. La singularité de ce duo est encore accrue par la plus grande renommée de la première. Nonobstant cette asymétrie réputationnelle, les deux écrivain·es ont formé, durant près de quarante ans, un tandem littéraire et conjugal dont l'étude sociologique de Claire Ducournau éclaire d'un jour nouveau leurs textes et leurs prises de position dans l'espace public.
Les deux secrétaires, les frères Bertrand Ducournau et Louis Robineau poussent la porte. Voici la chambre de M. Vincent. Une petite pièce sans lambris, sans natte, sans cheminée, sans autre meuble qu'une simple table de bois toute nue, deux chaises de paille et un lit composé d'une grossière paillasse, d'une couverture et d'un traversin. Pas de matelas ni de rideau. Dans cette pièce, pendant des années, ils ont regardé, écouté le Père Vincent. Ils transcrivaient ce qu'il dictait, ils l'observaient, le voyaient se recueillir, prier, reposer son regard sur son crucifix. Souvent, il interrogeait ses secrétaires. Puis, il prenait les décisions qui filaient vers le Canada, le Moyen-Orient, la Pologne, l'Afrique du Nord, Madagascar. Tous les deux ont porté ou au Bureau de la Poste, ou aux coches plus de 30 000 missives. Ils en savaient beaucoup et plus que bien d'autres sur la vie de l'Eglise et sur l'existence personnelle de M. Vincent. Amicalement, ils nous livrent quelques confidences.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...
Cet ouvrage analyse l'action du gouvernement provincial du Lualaba sous le leadership transformationnel de madame la gouverneure Fifi Masuka Saini, illustrant comment une gouvernance féminine visionnaire peut transformer les institutions, stimuler le développement socioéconomique et renforcer le rayonnement international d'un territoire minier. Fondée sur des enquêtes de terrain, entretiens avec acteurs institutionnels et populations locales, et une revue de littérature en sociologie politique, l'étude détaille les stratégies déployées en éducation, santé, infrastructures, eau, électricité, et attractivité des investissements. Elle examine aussi les attentes sociales envers le leadership provincial : inclusivité, transparence, responsabilité. Sur le plan scientifique, l'ouvrage enrichit les débats sur le leadership transformationnel en Afrique, l'autonomisation politique des femmes et les liens entre gouvernance, développement territorial et diplomatie locale - un outil précieux pour les acteurs miniers et économiques.