LA METEOROLOGIE EN FRANCAIS AU MOYEN AGE (XIIIE-XIVE SIECLES).
DUCOS JOELLE
CHAMPION
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EAN :9782852036741
L'homme médiéval a été fasciné par le ciel : ciel astronomique où se dessine le cours régulier des planètes, mais aussi ciel météorologique où l'arc-en-ciel, la pluie et le vent troublent la pureté de l'azur et surgissent pour disparaître aussi vite. Pourtant le discours météorologique du Moyen Age reste méconnu alors que, loin des superstitions, il tente une explication rationnelle de l'éphémère à l'aide de la méthode aristotélicienne. Cet ouvrage veut justement en montrer l'élaboration et les thèmes privilégiés. Météorologie scientifique et donc latine, commentaire des deux traductions médiévales des Météorologiques d'Aristote, elle intègre des développements originaux : on voit ainsi comment, dans une rencontre entre des savoirs multiples est justifiée l'apparition du vent ou de la pluie et comment l'observation du réel devient un élément du raisonnement scolastique. Mais l'originalité principale de la météorologie médiévale est sa diffusion précoce en français : traduction française du traité aristotélicien, encyclopédies multiples contribuent à vulgariser les idées scientifiques. Les clercs nomment, classent, déterminent les phénomènes atmosphériques. Leurs recherches lexicales sont autant de tentatives de fixer l'air en mouvement dans des désignations multiples. Dans cette confrontation entre savoirs et imaginaire, le phénomène météorologique n'est plus seulement un signe de Dieu, mais un objet naturel que l'on peut décrire.
Date de parution
03/05/2000
Poids
890g
Largeur
150mm
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EAN
9782852036741
Titre
LA METEOROLOGIE EN FRANCAIS AU MOYEN AGE (XIIIE-XIVE SIECLES).
ISBN
2852036746
Auteur
DUCOS JOELLE
Editeur
CHAMPION
Largeur
150
Poids
890
Date de parution
20000503
Disponibilité
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Depuis les travaux pionniers d'Emmanuel Le Roy Ladurie, les réflexion sur l'évolution climatique et les reconstitutions des climats d'autrefois amènent une double interrogation. La première, théorique, repose sur la modélisation possible pour une histoire du climat et sur les sources employées. La deuxième, s'intéresse à l'évolution des théories météorologiques et climatiques depuis les premières réflexions grecques jusqu'aux débuts de la météorologie instrumentale et mathématique. Ces deux interrogations permettent d'aboutir à une réflexion sur la description et la perception du phénomène météorologique et climatique dans les textes et les documents.
La science aurait-elle pu exister sans les livres ? En effet, l'écriture et la rhétorique du savoir, loin d'être secondaires dans l'épistémologie et l'histoire des sciences, en sont des éléments fondamentaux. Elles sont élaborées en simultanéité avec les théories scientifiques, dont les livres permettent la diffusion et la conservation. Les relations qui se sont instaurées entre la fabrication de la science et l'écrit qui la diffuse sont complexes, puisque la forme du livre ou le genre de texte sont à la fois une contrainte et un objet à adapter, selon l'enjeu du texte et les idées qui y sont diffusées. Les écrits qui touchent à la science sont remarquables par leur diversité; existe-t-il pourtant des pratiques et des supports spécifiques d'écrits reconnus comme tels par les savants comme par les lecteurs ? C'est à cette question que les auteurs ici réunis ont répondu, en articulant leurs réflexions autour de quatre axes : 1) Le support écrit de la science qu'est le livre et son évolution ; 2) les écritures de la science et la forme spécifique qu'est le récit scientifique ; 3) les langues de la science ; 4) la relation entre théories scientifiques et livres.
L'histoire du français, comme celle de toute langue, est, par nature, de l'ordre du continu, ce qui rend délicate l'assignation de bornes et d'étapes exprimées dans les termes d'une chronologie précise. Néanmoins les linguistes distinguent volontiers le français médiéval celui qui, sur le territoire de la langue d'oïl, s'inscrit dans l'espace gallo-romain, du français classique, moderne ou encore contemporain. En son sein, la distinction de l'ancien et du moyen français souligne des étapes dans le développement phonétique, morphologique, syntaxique et lexical de la langue.Sur un corpus nécessairement clos mais aussi silencieux car analysable qu'aux travers des écrits, cet ouvrage nous invite à comprendre la formation de la langue française depuis 842 et les Serments de Strasbourg (premier texte officiel écrit en langue romane) jusqu à l'imprimerie. Il montre ainsi comment une langue à prétention standardisante émerge peu à peu de la diversité des dialectes.