Le latin de polybe. Les implications historiques d'un cas de bilinguisme
Dubuisson Michel
KLINCKSIECK
45,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782865631117
Le plus grand des historiens de Rome est un Grec. Il y vcut longtemps et subit l'influence de la culture et de la mentalit romaines. Son jugement sur la conqute, qu'il considre comme l'un des phnomnes majeurs de l'histoire universelle, s'en trouve affect, mais dans quelle mesure ? Question proccupante pour les historiens modernes, qui attachent un grand prix aux informations de leur plus consciencieux prdcesseur. La diversit des approches comme l'incohrence apparente de la pense polybienne ds qu'il s'agit de Rome ne permettent pas des conclusions unanimes : Polybe est-il un observateur grec impartial, un Grec romanis ou un collaborateur cynique ? Il faut, en fait, commencer par poser la question du latin de Polybe et de son bilinguisme. L'usage d'une langue trangre entrane pour le locuteur nombre de consquences linguistiques (contamination de la langue maternelle) et psychologiques (modification de la vision du Monde). Michel Dubuisson, en tudiant en dtail le premier de ces aspects ce qui a permis de rassembler des donnes nouvelles sur la langue de l'historien, sur son utilisation des documents et sur sa vision des ralits romaines dgage des perspectives concernant le second : les interfrences de mentalit , points de vue romains inconsciemment adopts par Polybe. Ne sont-elles pas comparables aux interfrences linguistiques par leur origine et leur nature ? L'histoire, affirmait le mdiviste belge Godefroid Kurth, est insparable de la philologie. L'histoire ancienne n'a pas fini d'exploiter les rsultats que lui apporte une rigoureuse tude philologique des textes.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
400
Date de parution
11/07/2000
Poids
600g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782865631117
Titre
Le latin de polybe. Les implications historiques d'un cas de bilinguisme
Auteur
Dubuisson Michel
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
160
Poids
600
Date de parution
20000711
Nombre de pages
400,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
La littérature latine peut passer pour l?une des plus pornographiques qui soient. Les textes latinsqui nomment et décrivent sans fausse pudeur les accessoires et les phases des jeux de l?amour nesont pas seulement des graffiti de pissotière ou de caserne mais font aussi partie de l?oeuvre desplus grands poètes: Catulle, Martial, Juvénal. Le vocabulaire latin du sexe n?est donc passeulement amusant à connaître mais aussi utile pour lire de beaux textes.
Pierre-Charles-Alexandre Louis, un médecin pionnier, injustement oublié. Né deux ans avant la révolution, il a connu tous les bouleversements politiques jusqu'en 1872. C'est lors d'une épidémie de croup, à Odessa, qu'il a pris conscience de la nécessité de revoir radicalement les modalités de son exercice de la médecine. Il a choisi de se confiner à Paris et d'y vivre dans des conditions quasi monastiques pendant cinq ans pour se consacrer à la recherche anatomo-clinique et à un exercice médical scientifique et rationnel. C'est durant cette période qu'il a réussi à extirper la fièvre typhoïde de l'amas indistinct des "fièvres" . Dans le sillage de Laennec, il a contribué aussi à développer nos connaissances sur la phtisie qui deviendra la tuberculose. Il a eu enfin le grand mérite de montrer l'inutilité et le danger des saignées systématiques appliquées pour n'importe quelle pathologie.
Soin des enfants et des personnes âgées, nettoyage, travail pénible, boulot sale et sale boulot, ces activités ont en commun d'être à la fois nécessaires et invisibles, essentielles et pourtant dévalorisées, difficiles et donc déléguées à d'autres. Elles sont souvent oubliées par les philosophies du travail comme elles le sont dans la réalité sociale. C'est paradoxalement chez Hannah Arendt, pourtant accusée d'avoir une conception réductrice du travail, que l'on trouve une catégorie permettant de les appréhender dans leur unité : celle de labeur. Modifiant la traduction usuelle de sa distinction entre travail (labor) et oeuvre (work), qui renforce l'impression d'une dépréciation du travail par rapport à l'oeuvre, nous proposons de la rendre plus littéralement par le couple du labeur (labor) et du travail (work). Apparaît dès lors chez Arendt une véritable philosophie de l'activité posant le labeur comme condition du travail, lui-même condition de l'action. A l'aide de cette catégorie, elle pointe un ensemble d'activités vouées à la reproduction de la vie qui n'ont pas "droit de cité" , mais aussi le redoublement de cet effacement avec l'avènement du social dans la modernité. Malgré l'emprise théorique qu'exerce la logique du labeur, on ne cesse de refuser de le voir, d'en dénier la nécessité comme la dureté, en le confondant avec le travail. Une convergence aussi frappante qu'inattendue peut être mise en évidence entre cette catégorie de labeur et toute une constellation de concepts issus des théories féministes : le travail domestique, reproductif, travail de care ou encore de subsistance. Ces théories ne se sont pas réclamées d'Arendt, qui elle-même ne s'est jamais revendiquée du féminisme. Mais on peut mobiliser ces concepts pour préciser le sens de la catégorie de labeur, répondre aux problèmes qu'elle soulève quant à sa teneur critique, et en esquisser un usage possible dans le cadre d'une philosophie sociale du travail renouvelée.
Acquis par la National Gallery de Londres en 1842, le Portrait des Arnolfini de Jan van Eyck reste depuis cette date une énigme pour les historiens de l'art. Le sujet du tableau a en effet suscité de nombreuses hypothèses : s'agit-il d'une scène de mariage, de fiançailles, ou de la simple représentation d'un couple de riches bourgeois ? L'homme est-il bien Giovanni Arnolfini, un marchand de Lucques très connu dans les Flandres au XVe siècle, comme semblent l'indiquer certaines archives ? Ou quelque autre membre de sa famille ? L'oeuvre ne serait-elle pas plutôt un portrait de l'artiste, qui se serait représenté avec son épouse Marguerite ? Et si la jeune femme n'était pas enceinte, en dépit de ce que suggère son ventre proéminent ? Quant à la signature en latin du peintre, bien en vue au centre du tableau, quel sens donner à sa formulation, restée unique dans l'histoire de la peinture ? Anne-Marie Lecoq fait dans cet ouvrage inédit une passionnante recension des interprétations qui se sont succédé au cours des décennies, suscitées par tous les détails du tableau et leur symbolique supposée, pour livrer enfin - au risque de surprendre - sa propre hypothèse sur les intentions de Jan van Eyck.
Fenimore Cooper Susan ; Audubon Jean-Jacques ; Wil
Précédant Thoreau de quelques années, Chroniques de la vie rurale s'impose comme l'un des jalons fondateurs du naturalisme littéraire américain. Dans ce journal publié en 1851, jusqu'alors inédit en français, Susan Fenimore Cooper raconte la vie d'un village de l'Etat de New York au fil des saisons. Entre carnet de terrain et journal intime, sa prose lumineuse, jamais naïve, dit la beauté du détail et la fragilité des équilibres naturels. Fille du romancier James Fenimore Cooper, dont elle accompagna l'oeuvre et assura la postérité, Susan écrit avec la discrétion d'une sentinelle ou d'une veilleuse. Elle tisse une langue limpide et habitée, attentive à chaque nuance du paysage, à chaque oiseau, à chaque usage d'un monde rural aujourd'hui disparu. A la rigueur scientifique de ses observations répond une sensibilité poétique, qui fait de ce texte un manifeste d'écoute et de lenteur, à rebours de l'accélération contemporaine. Cette première traduction française, réalisée par Faustine Galicia, est illustrée de planches issues des Oiseaux d'Amérique de Jean-Jacques Audubon et préfacée par l'écrivaine Audrée Wilhelmy, qui, nichée dans la forêt québécoise, l'évoque en soeur : "Chroniques de la vie rurale est une leçon d'écoute : une conversation muette entre le monde extérieur et le monde intérieur. C'est dans cette correspondance subtile entre les saisons du paysage et celles de l'esprit que se forge, je crois, l'acte d'écrire".
Vinclair Pierre ; Min Byung-Hun ; Domissy-Lee Jeon
Ce livre est né d'un paradoxe fécond : comment écrire sur les oiseaux sans rien savoir d'eux, ou presque ? Du jour au lendemain, Pierre Vinclair se met à enquêter au fil de poèmes-minute sur ce que les oiseaux nous font, sur la manière dont ils déplacent nos idées en nuées, frôlent nos matins, habitent un monde où leur présence s'efface. Guidé par une curiosité impressionniste, Pierre Vinclair ne s'approche jamais trop près, s'émerveille que l'on entende d'abord leur chant avant de les voir ou de vouloir les nommer. Les photographies de l'artiste coréen Byung-Hun Min, dans la contemplation desquelles s'est élaboré cet essai qui est d'abord une rêverie, viennent scander le texte comme des pointillés noir et blanc.