L'art est par essence nouveauté. Les vues sur l'art aussi doivent être nouveauté." Ces lignes, extraites de la "Mise en garde" de l'auteur qui précède le recueil des Écrits de Jean Dubuffet, en disent assez le propos : on trouvera ici, groupées sous diverses rubriques, quantité de vues en effet nouvelles sur l'art, mais aussi sur d'autres sujets et objets, parmi lesquels - pourquoi pas ? - la littérature (avec exemples à l'appui). Ces vues sont bien éloignées de celles que propose l'institution qui a nom culture, mais elles trouvent leur illustration dans les obscurs travaux de ceux qui font oeuvre - et oeuvre d'art - à l'écart des chemins communs. L'art brut préféré aux arts culturels : la formule résume assez bien l'entreprise où Jean Dubuffet s'était engagé et qui lui avait fait rassembler au siège de la Compagnie de l'art brut les travaux de ceux qu'il nommait les "irréguliers de l'art". Il leur a consacré nombre d'études qui sont ici rassemblées, tout en élaborant l'une des oeuvres de ce temps les plus neuves, la mieux délibérée en tout cas, comme en témoignent les "réflexions" du peintre, et cependant marquée de ce caractère de totale invention hors de quoi il n'est point, à son gré, d'art ni de création.
Nombre de pages
576
Date de parution
24/10/1995
Poids
638g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070740475
Titre
Prospectus Tome 3 : Prospectus
Auteur
Dubuffet Jean
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
638
Date de parution
19951024
Nombre de pages
576,00 €
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L'art est par essence nouveauté. Les vues sur l'art aussi doivent être nouveauté." Ces lignes, extraites de la "Mise en garde" de l'auteur qui précède le recueil des Écrits de Jean Dubuffet, en disent assez le propos : on trouvera ici, groupées sous diverses rubriques, quantité de vues en effet nouvelles sur l'art, mais aussi sur d'autres sujets et objets, parmi lesquels - pourquoi pas ? - la littérature (avec exemples à l'appui). Ces vues sont bien éloignées de celles que propose l'institution qui a nom culture, mais elles trouvent leur illustration dans les obscurs travaux de ceux qui font oeuvre - et oeuvre d'art - à l'écart des chemins communs. L'art brut préféré aux arts culturels : la formule résume assez bien l'entreprise où Jean Dubuffet s'était engagé et qui lui avait fait rassembler au siège de la Compagnie de l'art brut les travaux de ceux qu'il nommait les "irréguliers de l'art". Il leur a consacré nombre d'études qui sont ici rassemblées, tout en élaborant l'une des oeuvres de ce temps les plus neuves, la mieux délibérée en tout cas, comme en témoignent les "réflexions" du peintre, et cependant marquée de ce caractère de totale invention hors de quoi il n'est point, à son gré, d'art ni de création.
L'art est par essence nouveauté. Les vues sur l'art aussi doivent être nouveauté." Ces lignes, extraites de la "Mise en garde" de l'auteur qui précède le recueil des Écrits de Jean Dubuffet, en disent assez le propos : on trouvera ici, groupées sous diverses rubriques, quantité de vues en effet nouvelles sur l'art, mais aussi sur d'autres sujets et objets, parmi lesquels - pourquoi pas ? - la littérature (avec exemples à l'appui). Ces vues sont bien éloignées de celles que propose l'institution qui a nom culture, mais elles trouvent leur illustration dans les obscurs travaux de ceux qui font oeuvre - et oeuvre d'art - à l'écart des chemins communs. L'art brut préféré aux arts culturels : la formule résume assez bien l'entreprise où Jean Dubuffet s'était engagé et qui lui avait fait rassembler au siège de la Compagnie de l'art brut les travaux de ceux qu'il nommait les "irréguliers de l'art". Il leur a consacré nombre d'études qui sont ici rassemblées, tout en élaborant l'une des oeuvres de ce temps les plus neuves, la mieux délibérée en tout cas, comme en témoignent les "réflexions" du peintre, et cependant marquée de ce caractère de totale invention hors de quoi il n'est point, à son gré, d'art ni de création.
L'oeuvre de Jean Dubuffet s'apparente à la danse où l'aplomb des corps, qui prennent appui tantôt sur un pied et tantôt sur l'autre, apparaît, et parfois simultanément, toujours rompu et toujours restauré.C'est peut-être dans le contre-chant perceptible lorsqu'il est, dans le même instant, attentif à ces productions qui relèvent des arts plastiques et à ces écrits, que l'homme du commun, auquel Jean Dubuffet destinait son oeuvre, peut saisir la dimension vraie. Du jeu des dissonances ou des consonances de ces deux formes, rapprochées, de son discours, l'une empruntant à la peinture et l'autre à la langue, naît une sorte de musique, jamais ouïe, qui convient aux fêtes dont de toute part on redécouvre les salutaires effets.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.