L'art est par essence nouveauté. Les vues sur l'art aussi doivent être nouveauté". Ces lignes, extraites de la "Mise en garde" de l'auteur qui précède le recueil des Ecrits de Jean Dubuffet, en disent assez le propos : on trouvera ici, groupées sous diverses rubriques, quantité de vues en effet nouvelles sur l'art, mais aussi sur d'autres sujets et objets, parmi lesquels - pourquoi pas ? - la littérature (avec exemples à l'appui). Ces vues sont bien éloignées de celles que propose l'institution qui a nom culture, mais elles trouvent leur illustration dans les obscurs travaux de ceux qui font oeuvre - et oeuvre d'art - à l'écart des chemins communs. L'art brut préféré aux arts culturels : la formule résume assez bien l'entreprise où Jean Dubuffet s'était engagé et qui lui avait fait rassembler au siège de la Compagnie de l'art brut les travaux de ceux qu'il nommait les "irréguliers de l'art". Il leur a consacré nombre d'études qui sont ici rassemblées, tout en élaborant l'une des oeuvres de ce temps les plus neuves, la mieux délibérée en tout cas, comme en témoignent les "réflexions" du peintre, et cependant marquée de ce caractère de totale invention hors de quoi il n'est point, à son gré, d'art ni de création.
Nombre de pages
560
Date de parution
02/11/1967
Poids
620g
Largeur
142mm
Plus d'informations
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EAN
9782070220410
Titre
Prospect et tous
Auteur
Dubuffet Jean
Editeur
GALLIMARD
Largeur
142
Poids
620
Date de parution
19671102
Nombre de pages
560,00 €
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L'art est par essence nouveauté. Les vues sur l'art aussi doivent être nouveauté". Ces lignes, extraites de la "Mise en garde" de l'auteur qui précède le recueil des Ecrits de Jean Dubuffet, en disent assez le propos : on trouvera ici, groupées sous diverses rubriques, quantité de vues en effet nouvelles sur l'art, mais aussi sur d'autres sujets et objets, parmi lesquels - pourquoi pas ? - la littérature (avec exemples à l'appui). Ces vues sont bien éloignées de celles que propose l'institution qui a nom culture, mais elles trouvent leur illustration dans les obscurs travaux de ceux qui font oeuvre - et oeuvre d'art - à l'écart des chemins communs. L'art brut préféré aux arts culturels : la formule résume assez bien l'entreprise où Jean Dubuffet s'était engagé et qui lui avait fait rassembler au siège de la Compagnie de l'art brut les travaux de ceux qu'il nommait les "irréguliers de l'art". Il leur a consacré nombre d'études qui sont ici rassemblées, tout en élaborant l'une des oeuvres de ce temps les plus neuves, la mieux délibérée en tout cas, comme en témoignent les "réflexions" du peintre, et cependant marquée de ce caractère de totale invention hors de quoi il n'est point, à son gré, d'art ni de création.
L'oeuvre de Jean Dubuffet s'apparente à la danse où l'aplomb des corps, qui prennent appui tantôt sur un pied et tantôt sur l'autre, apparaît, et parfois simultanément, toujours rompu et toujours restauré.C'est peut-être dans le contre-chant perceptible lorsqu'il est, dans le même instant, attentif à ces productions qui relèvent des arts plastiques et à ces écrits, que l'homme du commun, auquel Jean Dubuffet destinait son oeuvre, peut saisir la dimension vraie. Du jeu des dissonances ou des consonances de ces deux formes, rapprochées, de son discours, l'une empruntant à la peinture et l'autre à la langue, naît une sorte de musique, jamais ouïe, qui convient aux fêtes dont de toute part on redécouvre les salutaires effets.
L'art est par essence nouveauté. Les vues sur l'art aussi doivent être nouveauté". Ces lignes, extraites de la "Mise en garde" de l'auteur qui précède le recueil des Ecrits de Jean Dubuffet, en disent assez le propos : on trouvera ici, groupées sous diverses rubriques, quantité de vues en effet nouvelles sur l'art, mais aussi sur d'autres sujets et objets, parmi lesquels - pourquoi pas ? - la littérature (avec exemples à l'appui). Ces vues sont bien éloignées de celles que propose l'institution qui a nom culture, mais elles trouvent leur illustration dans les obscurs travaux de ceux qui font oeuvre - et oeuvre d'art - à l'écart des chemins communs. L'art brut préféré aux arts culturels : la formule résume assez bien l'entreprise où Jean Dubuffet s'était engagé et qui lui avait fait rassembler au siège de la Compagnie de l'art brut les travaux de ceux qu'il nommait les "irréguliers de l'art". Il leur a consacré nombre d'études qui sont ici rassemblées, tout en élaborant l'une des oeuvres de ce temps les plus neuves, la mieux délibérée en tout cas, comme en témoignent les "réflexions" du peintre, et cependant marquée de ce caractère de totale invention hors de quoi il n'est point, à son gré, d'art ni de création.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.