Accusée par Sully, vilipendée par Michelet, Marie de Médicis (15.75 1642) ne trouve pas plus grâce aux yeux des historiens récents, qui, s'ils lui reconnaissent des talents de mécène, lui dénient souvent toute intelligence politique, l'accusant même d'avoir bien failli, par son soutien à l'Espagne, entraver la marche triomphale de la France vers le Grand Siècle de Louis XIV. Or Marie est-elle vraiment cette "gosse banquière" florentin qui, régente à la mort d'Henri IV, conduisit le royaume au bord de l'abîme sous l'influence d'aventuriers italiens prêts à tout, Concino Concini et Leonora Galigaï, et qui, après des années de complots contre son fils, le roi Louis XIII, se vit enfin écartée du pouvoir par un Richelieu dont elle avait pourtant favorisé l'ascension? S'appuyant sur une lecture attentive de sources parfois inédites, l'auteur s'inscrit à contre-courant de cette historiographie négative et volontiers xénophobe qui n'envisage selon lui l'action de la reine mère qu'à la lumière de l'échec de la journée des Dupes. S'il admet les contradictions des différentes politiques qu'elle a pu mener, il insiste sur ses capacités d'innovation pour détourner à son profit la légitimité monarchique qui lui manquait et sur son rôle de chef de file des catholiques zélés qui a hypothéqué son action. S'efforçant de rester fidèle à l'héritage d'Henri IV, restaurateur de la paix civile, et à une conception aristocratique du pouvoir, Marie est finalement victime de l'inflexion absolutiste de la monarchie à laquelle elle a elle-même contribué. Un livre-somme, entre histoire politique, histoire du genre et des représentations, qui marque l'aboutissement de dix ans de recherches sur cette reine mal connue et bouscule bon nombre d'idées reçues. Biographie de l'auteur Professeur d'histoire moderne à l'université de Paris 12-Val de Marne, Jean-François Dubost explore le rôle des étrangers dans la construction de la France d'Ancien Régime: La France italienne XVIe-XVIIe. (1997), Et si on faisait payer les étrangers? Louis XIV, les Immigres et quelques autres (1999).
Nombre de pages
1039
Date de parution
08/04/2009
Poids
1 177g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782228903936
Titre
Marie de Médicis. La reine dévoilée
Auteur
Dubost Jean-François
Editeur
PAYOT
Largeur
140
Poids
1177
Date de parution
20090408
Nombre de pages
1 039,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Un juriste du XVIe siècle écrit : Lyon est complètement remplie de financiers italiens ; Paris aussi. Les fermes [...] et les revenus de presque tous les évêchés et abbayes sont aux mains d'Italiens : ceux-ci sucent le sang et la moelle du malheureux peuple franco-français. Qui furent les inventeurs de tant de tailles et d'impôts qui écorchent le pauvre peuple ? Les Italo-Français. Qui furent les conseillers des guerres et les promoteurs de tant d'infamies... ? Les Italo-Français. Qui sont ceux qui, aujourd'hui, empêchent la paix en France par leurs menaces et leurs inventions sophistiquées ? Les Italo-Français. Ces "Italo-Français" sont le produit de la première grande immigration connue par la France depuis les brassages médiévaux de population : largement amorcée dès le coeur du Moyen Âge, l'immigration des Italiens connaît son apogée dans la période envisagée (XVIe-XVIIe siècle). Au-delà des clichés (hordes d'Italiens faméliques...) et des rituelles invocations (...arrivés dans l'entourage de Catherine de Médicis), il s'agit de suivre l'évolution du phénomène d'un point de vue chronologique et social puis d'en saisir les répercussions : quelles ont été les modalités de l'installation en France, ont-elles débouché sur une bonne insertion dans le royaume ? La force des solidarités et du clientélisme italiens, la violence des réactions xénophobes, la complexité des relations tissées avec les milieux français constituent la trame de cette histoire. Elle fait défiler un monde d'une extraordinaire variété allant des plus hautes strates de la cour (on retrouve les figures attendues des Médicis, de Mazarin, de Concini...) au monde plus bigarré et pittoresque des comédiens, maîtres d'armes et vendeurs d'orviétan, sans oublier les céramistes, verriers et humbles mariniers. Un monde pittoresque mais non picaresque : loin d'être marginalisés économiquement, les immigrés italiens appartiennent souvent aux élites de la fortune. L'histoire de la France italienne est aussi une histoire d'argent qui entraîne le lecteur au coeur des groupes dirigeants de la France des derniers Valois et des premiers Bourbons.
L'immigration menace-t-elle l'identité nationale? La France doit-elle être terre d'accueil? Quelle position l'Etat doit-il adopter face à l'immigré? Ces débats, actuellement très vifs, n'en sont pas moins anciens. Dès le XVIe et XVIIe siècles, les étrangers, souvent encouragés par l'Etat, sont nombreux à venir en France. C'est leur histoire, largement ignorée par l'historiographie en dépit de son intérêt évident pour comprendre "l'identité de la France", qui est présentée ici. Quel était le statut des étrangers sous l'ancienne monarchie et quel parti celle-ci a-t-elle pu en tirer? En 1967, à un tournant décisif du règne de Louis XIV, une tentation financière se fait jour: et si on faisait payer les étrangers...Des listes de taxes ont été établies frappant des milliers de personnes, étrangers et descendants d'étrangers. Ces sources exceptionnels font apparaître un véritable tableau de la France étrangère à l'aube des Lumières cosmopolites. La taxation a donné lieu à un marchandage entre les contribuables et le pouvoir. L'Etat s'expose, les rouages de sa fiscalité se dévoilent. L'Etat, les immigrés... et quelques autres sont amenés à fournir des réponses aux questions majeures que la monarchie et sa taxation ont contribué à faire naître: qu'est-ce qu'un étranger? Qu'est-ce qu'un français...
Posez une question, Bryson y répond dans ce livre, clair, synthétique, vivant, truffé d'anecdotes, qui conjugue avec bonheur science et sourire. Vous y apprendrez sans efforts par quels hasards, traits de génie, intuitions, déductions, expérimentations, débats, les hommes en sont arrivés à connaître le monde tel qu'ils le connaissent aujourd'hui. Tout y est (ou presque) de l'histoire des sciences, de notre planète et de l'univers. Un merveilleux compagnon, dont la lecture devrait être recommandée à tous les collégiens? et à leurs parents!Ce livre a été un best-seller en France et dans le monde entier. Il a reçu le prestigieux prix Aventis du meilleur livre de vulgarisation scientifique et l'Union européenne lui a décerné le prix Descartes pour la communication scientifique.
Pourquoi Descartes était-il toujours attiré par les femmes qui louchaient, et Rousseau excité par un trait émotionnel très particulier ? Pourquoi y a-t-il des fétichistes de l'?il, de la main, des cheveux, de l'odeur, du mouchoir, de la voix, des fesses, des bottines (la liste est infinie), voire d'une qualité psychique ? Qu'est-ce que le fétichisme sexuel ? Dans ce texte fondamental qui marqua les plus grands psychiatres (Krafft-Ebing), psychanalystes (Freud) et sexologues (Ellis), Alfred Binet (1857-1911) dévoile comment, et pourquoi, par le biais d'un fétiche, il peut arriver à chacun d'entre nous d'obtenir une excitation sexuelle.
Résumé : Si les parents et leur comportement étaient à l'origine de tous les troubles et de toutes les difficultés que vivent leurs enfants, les choses seraient simples : les parents compréhensifs, éclairés et aimants auraient toujours des enfants heureux et équilibrés , les parents durs, injustes et sans tendresse auraient toujours des enfants névrosés qui deviendraient à leur tour des parents névrosés. Pour Edmund Bergler, ce sont les "élaborations internes" que l'enfant a de ses expériences, les fantasmes qu'il choisit de créer à partir de son environnement, qui ont l'effet le plus tenace. C'est ce qui expliquerait pourquoi les résultats de l'influence extérieure sont limités, voire contradictoires, et pourquoi parents et éducateurs contrôlent moins l'avenir de l'enfant qu'on ne le croit généralement. Ils sont en tout cas impuissants devant cette force décisive qu'est l'élaboration inconsciente des fantasmes de l'enfant. Formé au sein de l'école viennoise, émigré en 1937 aux Etats-Unis, où il est mort en 1962, Edmund Bergler est l'un des grands noms de la psychanalyse. Il est l'auteur de "La Névrose de base" (Petite Bibliothèque Payot nº 382).
Oublier un nom, casser un bibelot familier, se tromper de clefs, commettre un lapsus, tous ces petits accidents ordinaires doivent s'interpréter comme des manifestations de l'inconscient. En effet celui-ci travaille sans cesse, infatigablement. Freud a montré comment le rêvé était la voie royale d'accès à l'inconscient. Il dessine dans cet ouvrage de 1901 d'autres chemins vers cette part qui échappe à notre contrôle et qui, par ses manifestations, traduit nos désirs.