Un juriste du XVIe siècle écrit : Lyon est complètement remplie de financiers italiens ; Paris aussi. Les fermes [... ] et les revenus de presque tous les évêchés et abbayes sont aux mains d'Italiens : ceux-ci sucent le sang et la moelle du malheureux peuple franco-français. Qui furent les inventeurs de tant de tailles et d'impôts qui écorchent le pauvre peuple ? Les Italo-Français. Qui furent les conseillers des guerres et les promoteurs de tant d'infamies... ? Les Italo-Français. Qui sont ceux qui, aujourd'hui, empêchent la paix en France par leurs menaces et leurs inventions sophistiquées ? Les Italo-Français. Ces "Italo-Français" sont le produit de la première grande immigration connue par la France depuis les brassages médiévaux de population : largement amorcée dès le coeur du Moyen Age, l'immigration des Italiens connaît son apogée dans la période envisagée (XVIe-XVIIe siècle). Au-delà des clichés (hordes d'Italiens faméliques...) et des rituelles invocations (... arrivés dans l'entourage de Catherine de Médicis), il s'agit de suivre l'évolution du phénomène d'un point de vue chronologique et social puis d'en saisir les répercussions : quelles ont été les modalités de l'installation en France, ont-elles débouché sur une bonne insertion dans le royaume ? La force des solidarités et du clientélisme italiens, la violence des réactions xénophobes, la complexité des relations tissées avec les milieux français constituent la trame de cette histoire. Elle fait défiler un monde d'une extraordinaire variété allant des plus hautes strates de la cour (on retrouve les figures attendues des Médicis, de Mazarin, de Concini...) au monde plus bigarré et pittoresque des comédiens, maîtres d'armes et vendeurs d'orviétan, sans oublier les céramistes, verriers et humbles mariniers. Un monde pittoresque mais non picaresque : loin d'être marginalisés économiquement, les immigrés italiens appartiennent souvent aux élites de la fortune. L'histoire de la France italienne est aussi une histoire d'argent qui entraîne le lecteur au coeur des groupes dirigeants de la France des derniers Valois et des premiers Bourbons.
Nombre de pages
524
Date de parution
01/11/1998
Poids
580g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782700722765
Titre
La France italiene XVIe-XVIIe siècle
Auteur
Dubost Jean-François
Editeur
AUBIER
Largeur
135
Poids
580
Date de parution
19981101
Nombre de pages
524,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Accusée par Sully, vilipendée par Michelet, Marie de Médicis (15.75 1642) ne trouve pas plus grâce aux yeux des historiens récents, qui, s'ils lui reconnaissent des talents de mécène, lui dénient souvent toute intelligence politique, l'accusant même d'avoir bien failli, par son soutien à l'Espagne, entraver la marche triomphale de la France vers le Grand Siècle de Louis XIV. Or Marie est-elle vraiment cette "gosse banquière" florentin qui, régente à la mort d'Henri IV, conduisit le royaume au bord de l'abîme sous l'influence d'aventuriers italiens prêts à tout, Concino Concini et Leonora Galigaï, et qui, après des années de complots contre son fils, le roi Louis XIII, se vit enfin écartée du pouvoir par un Richelieu dont elle avait pourtant favorisé l'ascension? S'appuyant sur une lecture attentive de sources parfois inédites, l'auteur s'inscrit à contre-courant de cette historiographie négative et volontiers xénophobe qui n'envisage selon lui l'action de la reine mère qu'à la lumière de l'échec de la journée des Dupes. S'il admet les contradictions des différentes politiques qu'elle a pu mener, il insiste sur ses capacités d'innovation pour détourner à son profit la légitimité monarchique qui lui manquait et sur son rôle de chef de file des catholiques zélés qui a hypothéqué son action. S'efforçant de rester fidèle à l'héritage d'Henri IV, restaurateur de la paix civile, et à une conception aristocratique du pouvoir, Marie est finalement victime de l'inflexion absolutiste de la monarchie à laquelle elle a elle-même contribué. Un livre-somme, entre histoire politique, histoire du genre et des représentations, qui marque l'aboutissement de dix ans de recherches sur cette reine mal connue et bouscule bon nombre d'idées reçues. Biographie de l'auteur Professeur d'histoire moderne à l'université de Paris 12-Val de Marne, Jean-François Dubost explore le rôle des étrangers dans la construction de la France d'Ancien Régime: La France italienne XVIe-XVIIe. (1997), Et si on faisait payer les étrangers? Louis XIV, les Immigres et quelques autres (1999).
L'immigration menace-t-elle l'identité nationale? La France doit-elle être terre d'accueil? Quelle position l'Etat doit-il adopter face à l'immigré? Ces débats, actuellement très vifs, n'en sont pas moins anciens. Dès le XVIe et XVIIe siècles, les étrangers, souvent encouragés par l'Etat, sont nombreux à venir en France. C'est leur histoire, largement ignorée par l'historiographie en dépit de son intérêt évident pour comprendre "l'identité de la France", qui est présentée ici. Quel était le statut des étrangers sous l'ancienne monarchie et quel parti celle-ci a-t-elle pu en tirer? En 1967, à un tournant décisif du règne de Louis XIV, une tentation financière se fait jour: et si on faisait payer les étrangers?Des listes de taxes ont été établies frappant des milliers de personnes, étrangers et descendants d'étrangers. Ces sources exceptionnels font apparaître un véritable tableau de la France étrangère à l'aube des Lumières cosmopolites. La taxation a donné lieu à un marchandage entre les contribuables et le pouvoir. L'Etat s'expose, les rouages de sa fiscalité se dévoilent. L'Etat, les immigrés... et quelques autres sont amenés à fournir des réponses aux questions majeures que la monarchie et sa taxation ont contribué à faire naître: qu'est-ce qu'un étranger? Qu'est-ce qu'un français?
Après Psychosociologie et intervention, voici un deuxième recueil d'articles centrés sur les pratiques d'intervention. Alors que le premier ouvrage proposait des points de repère à partir des pratiques développées par l'auteur, il s'agit ici de discuter d'approches et de systèmes de références différenciés. Cet ouvrage, qui s'adresse avant tout aux professionnels de la consultation et de la formation, débutants ou chevronnés, rassemble trois articles qui traitent de courants ayant contribué à la théorisation de l'intervention psychosociologique ou sociologique. Le premier courant, l'analyse sociale (social analysis), affirme d'abord son orientation psychanalytique proche de M. Klein, puis son intérêt pour l'étude des structures de fonctionnement des entreprises et son désir de collaborer à la résolution de leurs problèmes humains. Le second (analyse institutionnelle et socianalyse) est marqué par la coprésence de sources freudiennes et marxiennes derrière l'étiquette " institutionnelle " choisie d'abord par des psychiatres pour désigner leurs conceptions thérapeutiques, puis par des pédagogues et des éducateurs et, enfin, des psychosociologues ou sociologues. Le troisième, initié par A. Touraine, se définit comme une méthode sociologique de recherche conçue pour étudier les luttes sociopolitiques et identifier le mouvement social de demain. Un dernier texte propose un schéma typologique permettant de situer ces courants.
Petits dialogues familiers, naturels, presque à bâtons rompus - on les dirait parfois tenus au coin du feu : ces entretiens d'hier et d'aujourd'hui sont ceux de Gitta avec son Ange. Pour la première fois, celle qui fut le scribe des quatre Messagers avoue une intimité qu'elle n'avait jamais révélée jusqu'ici ; après avoir voulu, pendant des années, transmettre l'Enseignement d'une façon aussi rigoureuse et structurée que possible, elle nous raconte enfin à visage découvert comment elle vit, quotidiennement, la présence de son Maître intérieur. Ici se joue une pièce à deux personnages, où il n'est question que de l'essentiel ; tragique par moment, mais avec des pauses, des moments de repos souriant, des face à face tranquilles : " Je lis justement un article scientifique, et je te sens prêt à entamer une petite conversation à ce sujet... " Les grands thèmes des Entretiens s'y retrouvent, bien sûr : l'amour et la joie, la culpabilité et la peur, la naissance de l'homme de demain, la nécessité vitale du don de soi ; mais sous un éclairage différent, qui nous permet d'aller plus loin, d'y découvrir une autre nourriture. Gitta n'a jamais prétendu avoir tout saisi consciemment des paroles de vie qu'elle avait entendues : même si elle sait les Dialogues par c?ur, elle n'en comprend, comme tous les lecteurs, que ce qu'elle est capable d'intégrer, de faire sien. Avec ce nouveau livre, elle vient aujourd'hui nous faire partager ses dernières découvertes.
L'âge d'or du duel en France. ce n'est pas l'époque des mignons de Henri III. mas le siècle du fer et de la vapeur: après la Révolution française, plus besoin d'être noble pour porter l'épée et provoquer un adversaire aussi bien né que vous. Tout le monde peut se battre, et tout le monde se bat, à l'épée, au sabre, au pistolet; à propos d'un pied écrasé par mégarde, d'un article de journal venimeux, ou d'un adultère trop voyant. A force de se battre, on commence à se tuer moins: le dernier duel meurtrier connu a lieu en 1903. Et puis, après la boucherie de la Grande Guerre, le duel s'étiole, même si quelques combats ont encore lieu jusque dans les années 50 - notamment celui qui opposa Defferre à Ribière, indigné d'avoir été traité d'"abruti". Fourmillant de récits de rencontres légendaires ou méconnues, ce beau livre raconte la saga du duel sous toutes ses formes, sociales, littéraires ou politiques.