Dans une époque qui a perdu le sens profond du mystère et du sacré, qui a rompu avec les puissances occultes de la vie, qui ne sait plus lire ses mots-signes, cette ouverture à un au-delà, — qui peut s'étendre plus loin, ou après, ou de l'autre côté —, nous paraît mériter toute notre attention. Ce dépassement qui conduit à la découverte du territoire du tout autre mais tellement sien, engendré par une psyché qui est loin d'avoir révélé toutes ses capacités d'expression, nourri d'un héritage à caractère largement collectif, fondé sur un substrat innervé de motifs légendaires, de croyances, plongeant leurs racines en des codes, en des rituels, en des pratiques, tout à la fois sociaux, religieux, écrits/inscrits en des systèmes complexes, ce dépassement est aussi le signe de la capacité fabulatrice inhérente à l'homme et plus particulièrement à l'écrivain. (...) Ces actes s'organisent en quatre parties : la première, intitulée Les au-delàs racontés, réunit des communications qui ont trait au roman ; la deuxième, Les au-delas chantés, s'intéresse à la poésie ; la troisième, Les au-delas mis en scène, interroge le théâtre ; quant à la quatrième, elle offre un espace à des créateurs pour qui les au-delàs ont été un décollage créateur ; elle met en acte l'invisible, en nous installant d'emblée dans le sens, hors de portée d'un discours qui commente, analyse et éclaire. Il nous est apparu nécessaire de proposer, conjointement avec la parole du critique, des textes d'auteurs qui, à l'état brut et en puissance, donnent à voir cette préoccupation qui nous a animés, tout au long du colloque, et qui a trait au sacré. Ils offrent aussi, parce qu'ils sont issus d'autres univers que celui de l'hispanisme, des voies traversières qui attestent de l'universalité de cette conscience partagée. Christian Manso
Date de parution
15/11/2008
Poids
630g
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EAN
9782352600381
Titre
AUTRE DANS SES OEUVRES DE L'EN DECA A L'AU DELA
Auteur
DUBOIS LACOSTE MARIE
Editeur
INDIGO
Largeur
0
Poids
630
Date de parution
20081115
Nombre de pages
0,00 €
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Le roman policier est à peu près le seul genre qu'ait inventé la littérature moderne. Mais il y a plus étonnant : ce même roman, réputé ludique, réputé trivial, est l'expression de la modernité même, dont il accompagne la naissance et le développement. Elle fait de lui, aujourd'hui, une forme universelle, transmédiatique, interchangeable. Le policier comme grande forme moderne est ici décrit et interrogé en référence à sa tradition française. Il l'est à travers une histoire, c'est-à-dire le moment d'une émergence ; il l'est à travers des structures et des odes spécifiques de fonctionnement ; il l'est en trois expériences de création (Leroux, Siménon et Japrisot), qui voient cette forme accéder à un sens politique. Curieusement, ce sens s'accompagne d'une figuration mythique où se reformule sans trêve l'expérience oedipienne. Bref, si, pour notre plaisir, le polar reste le polar, le lire distraitement n'est plus possible désormais.
L'écrivain moderniste brésilien Oswald de Andrade (1890-1954), dramaturge, poète et romancier publie, parallèlement à son œuvre de fiction, de nombreux textes critiques et essais axés sur la défense de l'art, en particulier la peinture, la sculpture, la photographie et le cinéma. Après sa participation à la Semaine d'art moderne de Sào Paulo en 1922, point d'orgue du Modernisme brésilien et des nombreux courants s'y rattachant, il tisse des liens avec l'avant-garde artistique et littéraire brésilienne puis européenne, en particulier lors de ses fréquents séjours à Paris, entre 1923 et 1929. Ses deux manifestes les plus connus, le Manifeste da Poesia Pau Brasil, " Manifeste de la poésie Bois Brésil " de 1924 et le Manifeste Antropofago, " Manifeste anthropophage " de 1928, s'inscrivent dans la lignée du cubisme, du dadaïsme et du surréalisme, mais apportent aux courants d'avant-garde européens des saveurs éminemment brésiliennes, fondées sur ce que l'auteur aimait appeler " l'originalité native ". L'écrivain s'appuie sur les deux arts représentatifs du XXe siècle, la photographie et le cinéma, pour approfondir ses recherches sur l'écriture du roman et l'inscrire dans la modernité. Dans ses essais sur l'art et ses nombreux manifestes, comme dans les sept œuvres romanesques publiées de 1922 à 1945 qui incluent une trilogie, deux romans d'avant-garde et un diptyque, l'intérêt porté au cadrage, au travail sur l'image et son développement et au montage forgent l'espace pluriel et métissé du roman oswaldien, toujours en quête de nouveaux itinéraires, ouvert sur le champ et le hors champ.
Résumé : Réfléchir sur les rapports entre parole et musique dans les mondes hispaniques signifie se pencher sur cette histoire que nous connaissons encore peu et mal. Mais c'est également une invitation à penser et à repenser les modalités d'échange et de métissage à l'intérieur de la culture ibérique et hispano-américaine, et les relations d'opposition et complémentarité entre les formes poétiques savantes et populaires. Conçues à partir d'une idée de Gustavo Guerrero, les journées d'études internationales organisées par le Centre d'Etudes Hispaniques d'Amiens (CEHA) de l'Université de Picardie Jules Verne et consacrées à Paroles et Musique dans le Monde Hispanique ont permis à des hispanistes de quatre pays latino-américains de se joindre à des enseignants-chercheurs de trois universités françaises. Dans l'harmonie qu'un tel thème impose, ils ont développé des points de vue très divers, explorant tantôt des aspects formels du sujet, tantôt ses reflets sociaux, politiques, historiques ou littéraires.
Le poète Juan Gelman vint à l'Université de Lille 3 en octobre 2004, répondant à l'invitation de chercheurs spécialistes de la littérature latino-américaine et de l'Institut Erasme (Maison des Sciences de l'Homme du Nord-Pas-de-Calais). Lors de ces conversations avec le public, il ponctua, avec son acuité et son efficacité singulières, les débats organisés sur son œuvre, et il offrit la lecture de ses poèmes. Le présent ouvrage n'est donc pas seulement une édition d'actes, mais le prolongement aux questionnements posés dans cette conversation collective et l'écho d'une poésie qui, merveilleusement lue par le poète, révélait son intelligence et la beauté de son univers lyrique. La première partie de l'ouvrage explore la mémoire inhérente à la matière poétique et par là même résistante aux douleurs des disparitions, des morts, des exils, des barbaries contemporaines, ainsi que la subversion du langage poétique que le poète pratique depuis Violin y otras cuestiones (1956). La deuxième partie est consacrée à l'œuvre journalistique du poète. Si elle ne peut avoir comme en poésie pour objet elle-même mais par définition le monde qui entoure le poète, elle maintient l'exigence d'un engagement à l'écriture, d'où l'extraordinaire cohérence entre la biographie personnelle et politique de Juan Gelman et l'entier de son œuvre. En fin de volume des entrevues du poète et un article parus initialement en Argentine. Ces documents nous ont semblé pertinents pour saisir la personnalité de Juan Gelman et prolonger sa présence parmi nous. Nous entendons approcher ainsi avec l'ensemble d'articles réunis dans ce volume, par le biais de leurs approches critiques différents, l'œuvre complexe et singulière d'un des plus grands poètes de la fin du XXe et du début du XXIe siècle en dialogue constant avec la poésie et des poètes du monde entier.
E scritura y oralidad en América latina son los temas de las actas del coloquio "Vida y obra de escritores latinoamericanos en Paris" y "Tradiciôn oral indigena y mestiza de América latina" que tuvieron lugar en mayo 2006. Los veinte articulos aqui reunidos, muestran la influencia de Francia y la importancia de su capital para los creadores que desde mediados del siglo XIX, llegan de las naciones latinas de América. Paris se vuelve un lugar de encuentro, de inspiracion y de consagracion de la escritura. Esta ciudad mitica es la cuna de los movimientos literarios en lengua espanola que surgen a lo largo del siglo XX : el "Modernismo" con poetas como el nicaragüense Rubén Dario (1867-1916), la peruana Zoila Aurora Càceres (1872-1958), entre otros ; la "Nueva narrativa" con la novelista venezolana Teresa de la Parra (Paris, 1889-Madrid, 1936), el "Creacionismo" con el poeta chileno Vicente Huidobro (1893-1948) ; el "Realismo magico" de mediados de los 30 con los escritores Miguel Angel Asturias (Guatemala, 1899-Madrid, 1974), la cubana Lydia Cabrera (La Habana, 1899-Miami, 1999) ; el "Boom" de los 70 con el colombiano Gabriel Garcia Màrquez (1923), los argentinos Julio Cortàzar (Bruselas, 1914-Paris, 1984) y Marta Traba (Buenos Aires 1930-Madrid 1984), el peruano Mario Vargas Llosa (Perù 1936), el mexicano Octavio Paz (México, 1914-1998) ; la "Escritura del género femenino" de las décadas 80 y 90 con la mexicana Elena Garro (1917-1998) y la colombiana Mârvel Moreno (Barranquila, 1939-Paris, 1995).