Naïves hirondelles. Comédie en 3 actes, [Paris, Théâtre de poche, 16 octobre 1961
Dubillard Roland
GALLIMARD
13,70 €
Epuisé
EAN :9782070220281
Naïves hirondelles décrit un monde absurde, à la logique imperturbable et détraquée (comme dans Les Diablogues). C'est une pièce ambitieuse, dont les grands thèmes sont l'impossibilité de communiquer, ou même de parler, la difficulté d'être, l'absence au monde. La pièce date de 1961, son titre désigne une ritournelle.L'histoire ne se laisse guère résumer : chez deux vieux garçons abouliques débarque une pauvre orpheline qui cherche du travail comme modiste. Une chapelière la protégera. La lutte avec les objets, les dialogues fantaisistes, une tarte au fromage qui n'en finit pas de cuire, un vase en porcelaine qui n'en finit pas d'être reconstitué à partir de débris (achetés parce que la vaissele cassée coûte moins cher que l'autre) sont quelques-uns des éléments qui font le comique de la pièce, et son charme mélancolique. On pense à Queneau, à Prévert, à la peinture de Magritte. Raymond Devos se souviendra de cet art exquis.
Nombre de pages
218
Date de parution
21/09/1962
Poids
188g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070220281
Titre
Naïves hirondelles. Comédie en 3 actes, [Paris, Théâtre de poche, 16 octobre 1961
Auteur
Dubillard Roland
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
188
Date de parution
19620921
Nombre de pages
218,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Auteur : Né à Paris le 2 décembre 1923, Roland Dubillard débute comme auteur dramatique à la radio durant l'après-guerre. Avec Grégoire et Amédée (1953), « sketches minute », il propose des dialogues brefs, alliant humour et poésie, réflexions inattendues sur la vie quotidienne et invente un style prisé des cafés-théâtres. Livre : De manière délicate, légère, Roland Dubillard, à travers ces quinze petits textes, dit la force de la fantaisie et du rêve, tout en ouvrant sur des espaces plus sombres et violents. Contes philosophiques, fables, paraboles, drames, fragments burlesques -- sous l'apparente simplicité des formes brèves pointe un questionnement sur l'être et le langage, sur l'identité et l'absence. Pièces musicales aux subtiles variations d'humeur, vision décalée du monde où l'humour et l'insolite prédominent, jeux de mots, images et retournements fantasques qui déplacent l'ordre attendu des choses. Sous des dehors purement ludiques ils réaffirment, de manière iconoclaste, un sens nouveau.
Faciles à lire, on trouvera ici un ensemble de courtes scènes à deux, dont la seule prétention est de faire rire sans bêtise. Écrites pour le théâtre, le cabaret ou la radio, Roland Dubillard leur a accordé le même soin qu'à ses ?uvres de plus d'ampleur. Le même sourire intérieur nous y attend, qui ne demande qu'à être partagé.
Roland Dubillard, surtout connu pour ses ?uvres dramatiques, est aussi un poète. Son premier recueil de poèmes, Je dirai que je suis tombé, a été favorablement accueilli par la critique et quelques lecteurs. Roland Dubillard nous offre aujourd'hui un long poème à la fois humoristique et diabolique, La boîte à outils. Ce poème est composé sur deux thèmes, celui des outils, envisagés comme un mode d'expression, et d'autre part, l'histoire d'une foule de pèlerins qui se perdent dans un labyrinthe. Cette ?uvre ne ressemble à rien et l'auteur souhaite que vous preniez du plaisir.
Roland Dubillard, né en 1923 à Paris, est à la fois dramaturge, poète, essayiste, scénariste, acteur, metteur en scène, psychothérapeute...Il est l'auteur entre autres des Diablogues, de Naïves hirondelles, de La maison d'os, et de la Boîte à outils.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.