Je n'ai plus rien à perdre, Même pas mon âme. À l'esprit d'aventure, je me laisse prendre Et j'ai toujours à la main la lame Par laquelle périt mon amour Que je ne puis aimer De jour en jour Qu'en en étant éloigné ! " Après avoir imploré, avec succès, Méphistophélès de ramener à la vie l'être aimé, Wilhem est insatisfait et devient dégoûté. Il finit par revenir sur son souhait et s'associe victorieusement avec l'un des sept princes de l'enfer pour former un terrible duo, synonyme du mal. En trois scènes lyriques et philosophiques, Tania Dubeau-Gaudreault ne se contente pas de transcrire un dialogue, mais elle démontre comment et pourquoi les âmes damnées réussissent tant. Elle décrit avec finesse les défauts de l'Humain, aborde des thèmes universels et les fléaux d'une société en déliquescence que nous connaissons trop...
Nombre de pages
40
Date de parution
04/07/2019
Poids
70g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782342166873
Auteur
Dubeau-Gaudreault Tania
Editeur
PUBLIBOOK
Largeur
148
Date de parution
20190704
Nombre de pages
40,00 €
Disponibilité
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L'heure est à la contemplation Au recueillement sans passion Où le poids de nos actions Révèle leurs vraies proportions " De longues heures d'enfermement, propices à la réflexion, ont permis à Tania Dubeau-Gaudreault de sonder les tourments et la perdition qui l'ont conduite dans un centre de détention. Derrière les portes closes, isolée du monde, la jeune femme a décidé de sublimer sa condamnation et de fuir les souffrances qui la rongent en se consacrant à l'écriture. Des odes pour rompre avec la noirceur des désillusions, rédigées par une âme en quête d'un nouvel horizon.
Cet essai interroge ce qui, dans le lien mère-fille et dans la représentation qu'en donnent Suzanne Necker (1737-1794) et Germaine de Staël (1766-1817), dirige et travaille leur pratique de l'écriture. Il envisage chez l'une et l'autre auteure le lien ambivalent à la mère comme expérience fondatrice et structurante de la passion, constitutive des motifs littéraires de la colère indomptable, de l'amour contrarié et de la culpabilité mortifère. La lecture conjointe de leurs oeuvres (essais, journaux, correspondances et, dans le cas de Germaine de Staël, fictions théâtrales et romanesques) dévoile une relation orageuse, marquée par la rivalité, la culpabilité, le remords, et dont l'expression apparaît indissociable des bouleversements sociopolitiques contemporains : Révolution, Terreur et Empire prêtent leurs emblèmes, tissant des réseaux analogiques entre les économies familiale et politique. Donner la vie et mettre à mort sont ici les faces antithétiques d'une même relation, par laquelle la lettre, tous genres confondus, oscille indéfiniment entre l'aveu amoureux et la déclaration de guerre.