Oeuvre poétique. Volume 1, Poèmes de jeunesse, Edition bilingue français-chinois
Du Fu ; Chapuis Nicolas
BELLES LETTRES
59,00 €
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EAN :9782251100203
Ce volume rassemble les compositions poétiques de jeunesse attribuées à celui que les Chinois considèrent depuis le XIIe siècle comme leur plus grand poète, Du Fu (712-770). Il rassemble les poèmes composés avant l'éclatement, en 755, de la guerre civile qui opposa le gouvernement impérial des Tang au général rebelle An Lushan, et mit fin à l'âge d'or du début du VIIIe siècle. La traduction de ces 93 pièces, accompagnée d'un appareil critique aussi lumineux que possible pour un lecteur occidental, est en grande partie inédite. Leur lecture donne à voir comment une voix singulière incarne mieux que tous les poètes de Cour réunis le déchirement entre l'ambition de servir et le refus de l'aliénation. Il y a chez Du Fu, dès son plus jeune âge, une maîtrise prodigieuse de l'héritage de ses prédécesseurs et une profonde innovation poétique; mais ce corps de références, même s'il est indispensable au lecteur moderne pour saisir la profusion des allusions et entendre l'écho de voix plus anciennes que la sienne, ne suffit pas à expliquer la puissance de son art poétique. Au fil des poèmes, on voit Du Fu forger des expressions et des images que nul avant lui n'avait su ou osé figurer. Comme tout poète, il sait exploiter les ressources de la langue et tordre la syntaxe pour figer l'instantanéité de sa vision ; il innove en multipliant les croisements de sens, les contrastes des sentiments et les ruptures de rythme et de tonalité. Même dans les textes les plus innocents, les vers de circonstance, les compliments obligés, il mobilise avec une économie de moyens et des raccourcis souvent saisissants, une verve exceptionnelle. Le tout au service d'un seul message, constamment répété mais jamais épuisé : le lettré ne doit pas se compromettre pareil à "l'aigle sur le gantelet [qui] s'envolera dès qu'il sera repu"
Nombre de pages
823
Date de parution
16/11/2015
Poids
846g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782251100203
Titre
Oeuvre poétique. Volume 1, Poèmes de jeunesse, Edition bilingue français-chinois
Auteur
Du Fu ; Chapuis Nicolas
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
125
Poids
846
Date de parution
20151116
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L'invité arrive et ma maison ne sera plus la même. Une poésie chinoise vieille de plus de mille ans, les joies de l'amitié et de l'hospitalité pour aujourd'hui !
Ce quatrième volume de l'oeuvre poétique de Du Fu (712?770) comprend les 88 poèmes composés entre décembre 759 et février 761 après qu'il eut quitté Qinzhou au Gansu pour rejoindre Chengdu, la préfecture régionale du Jiannan et l'ancienne capitale du royaume de Shu (l'actuelle province du Sichuan). L'adversité est le compagnon de l'exil : à près de cinquante ans, Du Fu ? qui n'est pas parvenu à trouver le refuge convoité à Qinzhou, est contraint de reprendre la route avec sa femme et ses enfants dans les pires des circonstances. À chaque étape, un nouveau poème dit son désenchantement et sa solitude ; parfois un site exceptionnel lui inspire des vers aussi vertigineux que les corniches à flanc de falaise qu'il arpente. Mais le plus souvent, il se dit « abruti et affamé », et honteux de faillir à ses devoirs de père et d'époux. Parvenu à Chengdu, il obtient l'assistance matérielle du gouverneur qu'il avait côtoyé avantguerre à la Capitale. En périphérie de la ville, au bord d'une rivière au nom flatteur des « Fleurs Baignées », il construit au printemps 760 la fameuse « chaumière » appelée à devenir l'un des sites touristiques les plus visités de Chine. Ses poèmes deviennent bucoliques, le poète assure à ses visiteurs que son « indolence est sincère », mais l'éloignement continue de le tourmenter jour et nuit : « Mal du pays : marcher sous la lune, baigné d'un halo clair ; songer à mes frères : somnoler au soleil en fixant les nuages. » Cette mosaïque de vignettes du quotidien mêlées à des considérations politiques fait de Du Fu un poète entier dont l'engagement ne souffre aucun répit. Même en rupture de ban, vivant d'expédients, il parvient à concilier dans ses vers l'émerveillement de la nature, l'étourdissement de l'alcool et la critique de son temps.
Ce cinquième volume de l? ?uvre poétique contient 90 titres (n° 345 à 434) composés entre mars 761 et juillet 762, soit les derniers poèmes que Du Fu (712-770) ait écrits sous le règne de l'empereur Suzong, qui décède le 16 mai 762. Un an après son installation dans sa chaumière des Fleurs Baignées, en périphérie de Chengdu, Du Fu réalise que la retraite à la campagne l'isole et l'atrophie : malgré la circonspection que lui impose les circonstances, il guette la moindre visite qui justifierait paradoxalement son isolement : le Sage qui se dérobe n'est-il pas celui qui mérite d'être repéré et parrainé ? Mais les mois passent dans une solitude que seule l'ivresse ou la fréquentation des chanteuses en ville consolent ; la nature, de bucolique, devient inhospitalière ou flétrie, et les travaux des champs s'avèrent ne pas être du goût du poète. L'apathie le ronge, jusqu'à ce qu'au début du printemps 762 le jeune général Yan Wu, dont Du Fu avait fait la connaissance à Chang?an, soit nommé aux commandes de la région du Jiannan. Le poète retrouve alors ses accents lyriques, mais renâcle toutefois à reprendre du service. Lorsque Yan Wu est rappelé à la Capitale au début de l'été, Du Fu, désespéré, l'accompagne jusqu'à Mianzhou, au pied des montagnes, en le pressant de trouver un moyen de le faire revenir à la Cour. Le poète a tout juste cinquante ans.
Ce volume de l??uvre poétique de Du Fu (712-770) comprend 109 poèmes rédigés pendant la première phase de la guerre civile qui déchire l'Empire des Tang, du début de l'hiver 755 au début du printemps 759. Durant cette période, les deux capitales impériales, Luoyang et Chang?an, furent occupées et pillées par les forces rebelles du général An Lushan. L'empereur Xuanzong est contraint à la fuite en juillet 756, son départ provoquant l'effondrement du régime et la fin d'un âge d'or ; son fils, Suzong, prend les commandes de la résistance loyaliste et reconquiert la plaine centrale et les deux capitales en 757, au prix d'un lourd bilan humain. La rébellion se replie au nord et parvient à reconstituer ses forces, faute pour Suzong et son gouvernement d'avoir su profiter de leur avantage. En avril 759, l'armée impériale sera défaite à nouveau.Du Fu chante sur un mode épique la chute de l'Empire, la désolation des défaites, la précarité des grands et des humbles, et l'espoir de la reconquête. Sa voix, que les épreuves personnellesmûrissent, est à la hauteur de l'Histoire qui se déroule sous ses yeux : plusieurs de ces textes sont devenus, au fil des siècles, des monuments comparables aux plus belles pages des tragédies de Shakespeare ou des épopées de Victor Hugo.La restauration de l'ordre impérial en 758 n'apporte pas le réconfort attendu. Le sort s'acharne sur Du Fu qui est limogé de la Cour dans le cadre d'une purge qui touche ses protecteurs et ses collègues. Rétrogradé à un poste d'administrateur dans une préfecture, il constate l'écart entre son ambition politique et la réalité des désordres. Ses poèmes deviennent caustiques et dépressifs, car « quand le vent d'automne mugit dans le ravin, l'orchidée émeraude perd son fragile parfum ? quand les honneurs l'emportent sur les mérites, au soir de la vie on connaît de sévères gelées ».
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine