La marche continue et sans commencement dans laquelle nous sommes pris nous apparait comme le temps, elle est le temps. En nous, elle est complémentée par l'imagination, elle aussi toujours en marche. La direction de cette marche, son but, c'est " rien ", c'est la restauration de " rien ", c'est le néant, c'est l'espace logique idéal. Cette marche continue, qu'elle soit temporelle ou imaginaire, c'est la logique, c'est la logique à l'oeuvre. En l'être, c'est le néant lui-même qui néantit - premier énoncé de la métaphysique phénoménologique. Le moyen utilisé pour néantir, c'est le " toujours déjà " montré, c'est le temps, complémenté en nous par l'imagination, c'est la logique - deuxième énoncé de la métaphysique phénoménologique. Nous - nous tous - sommes le résultat, conquis sur le " nous " initial, de ce néantissement et nous perpétuons, avec notre imagination, le travail logique du temps. Nous avons ce savoir du " nous " initial, indemne de tout travail logique. Mais ce savoir n'est que potentiellement celui de " nous tous ". L'expulsion hors de la marche logique, hors du temps, est l'événement d'une vie, c'est l'événement métaphysique, événement qui survient pour chacun de nous à son heure et peut-être jamais. Avant lui, nous sommes, comme l'univers, dans cette simulation du néant qu'est l'enfance. Le temps du Corps de l'enfance de l'homme, après l'événement, est un autre temps, un temps joué. Avant lui, c'est le temps qui joue le Corps. Avec l'événement, le Corps change de maître. Le nouveau maître, l'être, est étonné de lui-même et du don que lui fait la logique : le monde, le monde maintenant vu et vécu autrement, hors évidence, inouï, " la merveille des merveilles ". L'événement méta-physique ne se transmet pas, il ne peut être reconnu " vrai " par la science, toute parole qui émane de lui est, pour le logos, un non-sens - troisième et dernier énoncé de la métaphysique phénoménologique.
Nombre de pages
120
Date de parution
31/05/2021
Poids
140g
Largeur
133mm
Plus d'informations
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EAN
9782414531424
Auteur
Druon Serge
Editeur
EDILIVRE
Largeur
133
Date de parution
20210531
Nombre de pages
120,00 €
Disponibilité
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Puisque l'être est le multiple pur, puisque tout monde est issu du multiple pur et de sa logique transcendantale et générique, la hiérarchie des infinis telle qu'elle s'établit, par sauts successifs, dans la " numéricité " se transpose analogiquement - de la valeur numérique aux valeurs éthiques - à tous nos infinis, à toutes nos idées, à toutes nos vérités, qu'elles soient d'ordre politique, scientifique, artistique ou amoureux. Ce qui apparaît vrai des grands infinis numériques, sous réserve de leur existence improuvable, entraîne la Vérité au futur antérieur - prenons-en le risque ! - de cette idée politique indépassable qui est celle de l'égalité entre tous les hommes : le communisme. C'est ce que nous dit Badiou dans les trois tomes de L'Être et l'Événement et qui reçoit ici sa critique.
Le modèle naturel des mathématiques, c'est la chose commune réduite à ce qui constitue sa choséité. La choséité, oeuvre achevée du temps, ne garde de nos choses que les deux conditions nécessaires et suffisantes pour qu'une chose soit une chose : la stabilité et la multiplicité. Or les choses stables et multiples n'existent que dans le regard du vivant. C'est en particulier, après celle de Kant, la leçon de la physique quantique. L'illusion des philosophes " réalistes " - dont Badiou, Meillassoux, Tiercelin -, à l'origine des "métaphysiques réalistes et scientifiques", illusion selon laquelle, par l'intermédiaire des mathématiques, nous aurions tous accès à l'absolu défini comme ce qui existe indépendamment de nous, est ici mise au jour. L'absolu ne se définit pas. Il surgit tout à coup, c'est l'accès à une autre vérité, celle de l'être, indemne de tout travail logique. Cette autre vérité est méta-physique, hors de la marche du temps, hors de la physis.
L'accès à cette autre vérité - celle du " voyant " - fait quitter le monde commun, celui que nous habitons tous depuis l'enfance, celui à l'intérieur duquel notre dialogue est possible et que Rimbaud évoque toujours par " ici ". Ceux d'entre nous qui l'ont vécu finissent par dire comme lui : " Je ne suis plus au monde. " S'ils vivent, s'ils consentent à vivre, c'est dans un autre monde, dont Arthur dit à Victor qu'il est translogique par rapport au monde commun, par rapport au logos, par rapport à " ici ". Néanmoins, ils connaissent le monde commun, ils connaissent la règle de son jeu puisqu'ils y ont passé leur enfance : quel ennui, l'heure du " cher corps " et " cher cœur ". D'un monde à l'autre, le dialogue est impossible, la logique ne passe pas, il faut franchir une contradiction.
Par rapport aux " Apports à la philosophie " de Heidegger, ces " Apports " ne sont pas seulement complémentaires, ils montrent aussi leurs divergences. Ceci laisserait prévoir trois chapitres : 1) Puisqu'il s'agit de compléments, commencer par rappeler les apports heideggériens à la philosophie. 2) Montrer en quoi les apports de Heidegger à la philosophie, par certains de leurs aspects, semblent se fourvoyer. 3) Enfin et surtout, après Heidegger et dans sa continuité, faire les quelques pas de plus. Cependant, ces apports complémentaires ne sont pas écrits chapitre après chapitre suivant l'ordre ci-dessus. Le rappel des apports de Heidegger, leurs prolongements, les divergences, viennent ensemble au fur et à mesure de la méditation et de son dire.
L'extériorisation de mes pensées les plus profondes et l'amour de l'écriture me conduisent à cette mise à nue qui, au travers de caractères tranchants mais également touchants, peignent le portrait de ma vision de ce monde, de cette société et de cette vie nous ouvre ses portes pourtant si dures à franchir.
Nous sommes en l'an 9 de notre ère, sous le règne de l'empereur Auguste. Ce dernier a des visées expansionnistes sur la Germanie. Il nomme son neveu, Publius Quinctilius Varus, propréteur de cette province avec devoir de poursuivre la pacification et, surtout, faire rentrer l'impôt impérial. Cette mission va se terminer tragiquement. Le centurion Marcus Caelius va vivre ce drame. Que pourra-t-il tenter pour faire basculer le destin ? Comment ce légionnaire va-t-il tomber dans le piège amoureux que lui tendra une belle Germaine ...
Recueil de textes, prose et poésie viscérales, explorant les rythmes brisés de la chair et de la lumière, déchiquetant les entrailles du possible, déchainant des flux de visions où une tranche d'érotisme, figée en contemplation esthétique, génère l'apparition monstrueuse de la viande en soi.
Après une dernière enquête londonienne très éprouvante, l'inspecteur Franck Adams est de retour au pays, son Australie natale, afin de se ressourcer auprès des siens. Cependant, c'est sans compter sur des évènements qui l'atteindront de plein fouet : la disparition de sa cousine Sarah. Alors que tout semblait être planifié pour des vacances reposantes, voilà notre jeune inspecteur aux prises avec une nouvelle enquête remplie de rebondissements. Meurtres crapuleux, disparitions inquiétantes, manipulations diverses, tout est ici résumé pour vivre une aventure policière palpitante où personne n'en sortira totalement indemne.