Jean-Baptiste Dumas (1800-1884). La vie d'un chimiste dans les allées de la science et du pouvoir
Drulhon Jimmy
HERMANN
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EAN :9782705680695
Né à Alès (Gard), en 1800, Jean-Baptiste Dumas interrompit très vite sa scolarité et entra en qualité de commis chez un pharmacien de la ville. Promis à une vie sans gloire, il eut le courage de tout quitter pour aller, sur la recommandation d'un parent qui avait pressenti tout son potentiel, à Genève poursuivre une formation à peine ébauchée. Son premier talent fut d'avoir parcouru à pied, à l'âge de dix-sept ans, les quatre-vingt-quatre lieues (350 km) qui séparent les deux villes. A Genève, il acquit une formation scientifique d'une telle qualité que ses premiers travaux furent remarqués par l'illustre Alexandre von Humboldt qui n'hésita pas à lui dire que son destin était ailleurs : à Paris où il arriva à vingt-deux ans. Les portes des grandes institutions s'ouvrirent une à une devant lui. Il fut successivement et parfois en même temps professeur de chimie à l'Athénée, à Polytechnique, à l'école centrale (qu'il fonda avec quelques amis), à la faculté des sciences, à la Sorbonne (où Louis Pasteur suivit son enseignement), au Collège de France, à la faculté de médecine. Comme il fut le professeur de toutes les chaires, il fut membre de toutes les académies : Académie des sciences (Académicien et Secrétaire perpétuel, président de toutes les Commissions scientifiques nationales et internationales : poids et mesures, unités électriques, passage de Vénus, etc.), Académie française, Académie de médecine. Scientifique de premier plan, il devint l'un des hommes politiques les plus influents du Second Empire : ministre de l'Agriculture, député du Nord, sénateur du Gard et aussi président du Conseil municipal de Paris où il organisa avec le baron Haussmann l'éclairage de la capitale, son alimentation en eau potable et le système d'égouts. Il mourut à Cannes en 1884, couvert d'éloges et de gloire. Voici la biographie la plus complète de Jean-Baptiste Dumas. Homme de science et homme politique, dont les activités couvrirent à peu près tout le XIXe siècle, il ne méritait pas de rester dans l'ombre où il fut tenu dans un oubli injustifié. L'auteur a cherché à faire revivre par de nombreux témoignages vivants, sa vie, son oeuvre, son réseau, sa famille, sans oublier d'évoquer sa remarquable ascension sociale et sa fortune supposée.
En 1865, les magnaneries des Cévennes sont ravagées par la maladie du ver à soie. A quarante-deux ans Louis Pasteur est choisi par le Gouvernement pour étudier et enrayer l'épidémie. L'enjeu est d'importance car le département fournit la quasi-totalité du fil à soie pour l'industrie française de Paris à Alès. Nous suivons Louis Pasteur dans les magnaneries cévenoles et, avec ses assistants, dans ses propres laboratoires. A travers ses relations avec Napoléon III, ses détracteurs qui le harcèlent, nous accompagnons le savant qui doute, butte contre les obstacles et triomphe finalement. Tout au long de ces cinq séjours cévenols de 1865 à 1869, son ancien professeur, son tuteur, enfant du pays d'Alès et sénateur de la région, Jean-Baptiste Dumas, veille sur lui. C'est avec une attention toute particulière que l'auteur évoque la vie de ce pays et de cette industrie, la production de la soie, avant et pendant l'épidémie. Pasteur a aimé les Cévennes et les Cévenols qui le lui ont bien rendu. Aujourd'hui encore le souvenir du séjour du savant à Alès et dans le Gard ne s'est pas éteint. A propos du livre Paul BREY, responsable à l'Institut Pasteur de l'unité de recherches "Biochimie et biologie moléculaire des insectes" "Familier depuis un certain nombre d'années des travaux de Pasteur sur les maladies du ver à soie comme de la littérature qui s'y rapporte, j'attendais un énième ouvrage "scientifique", mais j'ai eu la bonne surprise de découvrir, dans le livre de Jimmy Drulhon, un mélange d'histoire, de sciences, de politique et un compte rendu détaillé des us et coutumes de la région dans les années 1865-1869, en pleine crise économique liée à la "peste" du ver à soie. Ce récit détaillé et vivant éclaire d'un jour nouveau cette période jusqu'ici peu étudiée de la vie du savant". Jean-Paul FOURNIER, sénateur du Gard et maire de Nîmes "Le Cévenol que je suis est passionné par ce fort moment de la geste languedocienne, dont l'importance, se situe à l'échelle mondiale. Il était indispensable que cela fût retracé et pédagogiquement explicité. C'est désormais le cas dans l'ouvrage très documenté que Jimmy Drulhon vient de signer. Avec précision et clarté, l'auteur nous conduit dans le laboratoire gardois de Louis Pasteur. Il nous fait partager ses recherches, ses doutes, ses réflexions, son éthique... qui a fondé et développé les bases d'une authentique expérimentale".
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
Faut-il considérer que le rationnel est du côté de la science, et l'irrationnel du côté de la religion ? Et que la première a détrôné la seconde ? Rien n'est moins sûr : elles n'ont pas les mêmes objets. On emploie le mot " science " comme s'il avait eu le même sens de toute éternité, comme s'il signifiait la même chose pour Aristote, Copernic, Galilée ou Stephen Hawking. Or ce mot ne désigne pas la même réalité pour les Anciens, les Médiévaux et nos contemporains. La science se construit historiquement, dans le temps et avec son époque. Tout comme la religion, la science est une forme de pensée qui détient une vérité, certes, mais une vérité qui n'est pas intangible. Par ailleurs, la " science ", dans sa genèse, a été profondément influencée par une certaine théologie, laquelle s'est elle aussi présentée comme une démarche rationnelle, en interaction permanente avec son environnement intellectuel. D'une époque à l'autre, c'est à une étude des croisements et des enjeux entre science et théologie que cet ouvrage nous invite.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables ; cinq hommes qui se sont aussi fourvoyés, parfois lourdement, sur certains sujets. Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN ; Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison.Il ne s'agit pas d'énumérer leurs erreurs, mais plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements qui ont permis, à leur façon, à la science d'avancer.C'est à une véritable enquête policière que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
Ce livre rhapsodique réunit des essais sur l'histoire, la culture, la philosophie, la littérature, la langue des sciences modernes. Il s'agit, comme dans une éprouvette de chimiste, de provoquer des réactions entre ces diverses matières de pensée, en espérant voir se produire des combinaisons inédites et stimulantes. La science aujourd'hui est trop complexe quant à son travail propre, trop impliquée dans les rapports sociaux, trop liée aux formes idéologiques dominantes, pour n'être analysée qu'en termes épistémologiques, sociologiques ou historiques séparés. C'est de tous cotés à la fois qu'il s'agit de la comprendre - et, peut-être, de la transformer. De la confrontation entre une histoire de la science à venir, une analyse du réel selon la physique, une réflexion sur les rapports de Simone Weil ou de Bergson avec la science, une relecture moderne de Lucrèce, un apologue sur l'ignorance savante, une visite au chat de Schrödinger, une lettre à Marie Curie et une autre à Gustave Flaubert, un éloge des controverses, une lecture critique de la culture scientifique, un divertissement sur la chute des astronomes dans les puits, un scénario de science-friction, etc., on souhaite que se dégage une certaine effervesc(i)ence.