L'héroïsme serait-il réservé aux hommes ? L'aurait-il-été dans l'Antiquité grecque ? Tantôt chasseresse, tantôt athlète, aussi bien jeune fille que mère d'un héros, solitaire ou bien accompagnée, sauvage mais domestiquée, Atalante est une figure à l'identité multiple. Femme à part entière, elle n'en est pas moins une héroïne sauvage et courageuse qui prend part à des exploits de toutes sortes - chasse de Calydon, voyage des Argonautes, lutte avec Pélée, course contre Hippoménès-Mélanion, etc. Refusant les activités traditionnellement assignées aux femmes grecques comme le mariage et le soin de l'intérieur, et leur préférant la chasse, la lutte ou encore des exploits qu'elle accomplit en compagnie d'hommes, Atalante transgresse-t-elle les frontières de son genre ? Que les peintres et les poètes la représentent, depuis le vue siècle avant J. -C. et durant toute l'Antiquité, vêtue de tenues barbares ou considérées comme masculines, ainsi lorsqu'elle porte la tenue du guerrier, qu'ils la représentent nue ou légèrement vêtue, ne signifierait-il pas que la société grecque pouvait déjà penser une pluralité de féminités, et même de masculinités, les variations s'accordant avec les caractéristiques sociales de l'individu -jeune ou adulte, dieu, héros ou bien individu ordinaire -, mais également avec le contexte de ses représentations - politique, familial, mythologique ? En donnant à voir l'ensemble de la production antique sur la figure d'Atalante, ce livre déploie la richesse d'un imaginaire qui défie la binarité de l'opposition masculin/féminin.
Nombre de pages
198
Date de parution
22/09/2016
Poids
460g
Largeur
175mm
Plus d'informations
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EAN
9782753550544
Titre
Farouche Atalante. Portrait d'une héroïne grecque
Auteur
Druilhe Emilie
Editeur
PU RENNES
Largeur
175
Poids
460
Date de parution
20160922
Nombre de pages
198,00 €
Disponibilité
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Voici le recueil tant attendu du meilleur des grinçantes aventures d'une bande de décroissants, publiées tous les mois dans le journal "La Décroissance". Une donne claque donnée à la société de consommation qui aliène et détruit nature, beauté, liberté... Mais aussi à ceux qui la critiquent, souvent pris dans des contradictions férocement moquées ici. De superbes dessins tout aussi mordants complètent cet ouvrage qui devrait faire date !
Deux civilisations se rencontrent sur une base spatiale de l'île d'Oléron. Choc de deux cultures ou fraternisation spontanée ? Pure création issue de l'alternatif des années 1990, Les pauvres types de l'espace a entièrement été conçue en cadavre exquis, par Guillaume Bouzard et Pierre Druilhe, deux auteurs qui ont fait bien du chemin depuis lors !
Si vous vous rappelez des années 1990, c'est que vous n'étiez pas aux Requins Marteaux, ni à Albi d'ailleurs, où la célèbre revue Ferraille est née. Ferraille, à cette glorieuse époque, avait comme mascotte un curieux bonhomme verdâtre, laid, bête et enragé. Un monstre qui incarnait à lui seul les valeurs de la jeunesse de France de ces années-là : faire la fiesta et pas trop travailler. Son nom : Monsieur Pabo. Il fallait avoir l'esprit dérangé du sieur Andrieu et la patte maudite de Monsieur Druilhe pour enfanter un tel monstre de bêtise juste pour le plaisir de nous divertir. Le tordu professeur Pompidou, les pieux neveux Ricou et Bigou, le patron Philéas Fog sont les complices de foire de notre héros décérébré et seront eux aussi déclinés à l'infini dans les pages de Ferraille sous la plume d'autres auteurs maison (Besseron, Bouzard, Moolinex, etc.). Cocktail détonnant, les bandes dessinées de Monsieur Pabo allient un dessin noir et raide à un humour absurde et violent qu'on a rarement revu depuis dans nos belles contrées. Plus qu'un détournement trash de la culture BD de gare, Monsieur Pabo est un hommage érudit et irrévérencieux à la petite bande dessinée populaire comme les Pif Poche, Mickey Parade, et autre Zembla. Cette intégrale Pabo sera une compilation de tous les albums publiés aux Requins Marteaux : l'époustouflant Panique à l'île aux crânes, le détonnant Monsieur Pabo au Far West ; les inoubliables DT Comix 1&2, sans oublier la trilogie infernale Ultra Punch, Les Mille et un robots de Pompidou, et Les Artistes de l'aventure. Pour les fans, et rien que pour eux, cet ouvrage sera complété des documents d'archives présentant les expositions, événements et produits dérivés conçus autour du personnage de Monsieur Pabo. Incontournable et indispensable !
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.