Louis XIV, « roi de guerre »? En effet, pratiquement continue des années 1630 aux années 1710, la guerre, contre les Habsbourg de Madrid et de Vienne, contre la République des bourgeois d Amsterdam et l Angleterre de Guillaume III puis contre toute l Europe ou presque, est au c ur de ce livre, son moteur, en quelque sorte. La guerre légitime l emploi de moyens exceptionnels, modifiant les structures et le fonctionnement même de la monarchie: « l administration, l armée, la justice et les finances sont ainsi placées sous le régime de la nécessité et de ses urgences ». L impérieuse raison d État est devenue moteur d action à partir des années 1630 au moment même ou, par un étrange paradoxe, triomphait la réforme catholique, ce « siècle des saints », marqué par un profond renouvellement des pratiques spirituelles et pastorales, dont Vincent de Paul est l une des figures les plus emblématiques. « Je m en vais, mais l État demeurera toujours ». Ce sont là parmi les dernières paroles prononcées par le vieux Louis XIV à la veille de sa mort, en août 1715. Elles synthétisent la révolution silencieuse qui s est opérée pendant son long règne: au-delà des clientèles et des réseaux de fidélités et des « lobbys », qui jusqu alors étaient la règle, la fin du XVIIe siècle a vu naître un « pouvoir administratif », tout à la fois civil et militaire, qui tend à devenir indépendant et autonome par rapport à ceux qui le dirigent: en résumé, les ministres passent, les bureaux restent... Le gouvernement du Roi Soleil a inauguré une longue tradition, bien française, qui mène à nos hauts fonctionnaires, placés à la charnière de l administration et de la politique, serviteurs de la « chose publique », de l État plus que du roi ou du président actuel. C est là une des multiples métamorphoses dont ce livre permet de mesurer l importance et l ampleur. Mais il apporte plus encore: à la fois si différente et si proche de nous, cette France de Louis XIII et de Louis XIV est aussi celle de Descartes et de Molière, celle de Lully et de Charles le Brun, celle de l écriture mathématique du monde et de la discipline de la langue, mais aussi celle où des centaines de milliers d anonymes meurent de misère, dans l indifférence, lors de la grande crise de subsistances des années 1693-1694. Des images magnifiques, terribles aussi parfois, accompagnent ce voyage dans ce territoire étrange où le dénuement le plus extrême voisine avec le luxe le plus ostentatoire, ce territoire où la violence la plus brutale côtoie les raffinements policés de la société de cour, ce territoire où la misère du plus grand nombre s oppose à la gloire affichée du « plus grand roi du monde ». Elles nous transportent au c ur de ce qui fut, pour la majorité des vingt millions de Français qui peuplaient le royaume des deux Louis, avant tout un « siècle de fer ».
Nombre de pages
636
Date de parution
30/06/2011
Poids
2 138g
Largeur
213mm
Plus d'informations
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EAN
9782701153087
Titre
Les rois absolus. 1629-1715
Auteur
Drévillon Hervé
Editeur
BELIN
Largeur
213
Poids
2138
Date de parution
20110630
Nombre de pages
636,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Si l'histoire de la guerre comme l'approche globale de l'histoire sont dans l'air du temps, jamais n'avait été proposée aux lecteurs français une histoire rassemblant les deux éléments. C'est chose faite avec cette exceptionnelle série de 4 volumes consacrés à toutes les formes de la guerre dans le monde, de la préhistoire à nos jours. L'ensemble est dirigé par Hervé Drévillon, appuyé par un directeur pour chaque volume, et rédigé par un collectif de 8 à 10 historiens par volume. La volonté des auteurs est simple : décloisonner les ères civilisationnelles pour penser une histoire embrassant toutes les périodes et tous les continents, afin de montrer leurs interactions et leurs influences réciproques, leurs oppositions aussi. Ce second volume débute avec la naissance de la guerre moderne et de la puissance de feu qui lui est associée, pour se conclure sur les guerres nationales au XIXe siècle, en passant par la guerre sur mer, la question religieuse ou la guerre à l'âge des révolutions. Tome 1 : De la préhistoire au Moyen Age. Tome 2 : L'Age classique. XVIe-XIXe siècle. Tome 3 : Les Guerres mondiales. 1871-1945. Tome 4 : De la guerre froide à la cyberguerre. 1946 à nos jours. Explorer la diversité des pratiques guerrières sur tous les continents depuis la préhistoire jusqu'à nos jours, telle est l'ambition des Mondes en guerre. Dès l'Antiquité, la formation d'empires alimenta un vaste processus de confrontations et d'échanges militaires, avant que l'ère des Grandes Découvertes ne déclenche l'intégration de tous les continents dans un espace martial unifié. Ce second tome est celui de L'Age classique de la guerre, celui de l'âge de la raison militaire, où l'essor de l'imprimé contribue à la normalisation des pratiques, sans effacer la dimension religieuse des conflits. Depuis les premières apparitions des arquebuses sur les champs de bataille au XVe siècle, jusqu'au développement d'une puissance militaire industrialisée au XIXe, les conditions de la guerre sont également marquées par l'avènement de la puissance de feu, sur terre comme sur mer. Des guerres civiles aux expéditions coloniales, en passant par la guerre navale, les sièges ou la guérilla, ce sont ainsi toutes les formes d'une guerre mondialisée qui sont ici explorées. Les auteurs : Hervé Drévillon (dir.), Martine Acerra, Nicolas Cadet, Benjamin Deruelle, Bernard Gainot, Brian Sandberg.
L ouvrage cherche à montrer que la guerre des siècles classiques a constitué l un des lieux de développement et d émergence de l individu: tandis que la cavalerie, unité aristocratique, tend à perdre son caractère central, le soldat privatus devient la mesure de l armée. Au gré de cette évolution se construit pour tous ceux qui participent à la guerre l expérience d une société où la hiérarchie immuable de l ordre aristocratique laisserait la place à une reconnaissance de la valeur de l individu. Les guerres du XXe siècle transformeront néanmoins en profondeur ce modèle, pour faire de la guerre le symbole d un anéantissement total et d une déshumanisation de l individu.L essai s organise selon un ordre chronologique, et retrace l avènement progressif, du XVIe au XVIIIe siècle, du temps des soldats, puis le passage, de 1815 à 1914, de la guerre des individus à la guerre de masse.
Après avoir triomphé de ses ennemis intérieurs et extérieurs, Louis XIV prend seul en mains les rênes du pouvoir à la mort de Mazarin, en 1661. Dès lors, selon Voltaire, "il n'y avait plus en France qu'un maître et des sujets". Jamais, en effet, le royaume n'avait été à ce point dépendant de la volonté, des goûts et des croyances du souverain. Ce face-à-face entre Louis XIV et vingt millions de Français ne se limita pas à une relation de domination : le théâtre social et politique mobilisait une foule de sentiments et d'intérêts. Hervé Drévillon nous invite à explorer en profondeur toute la richesse de l'histoire d'un royaume confronté à la grandeur et aux faiblesses d'un roi absolu. Une partie de cet ouvrage reprend des chapitres parus dans Les Rois absolus, 1629-1715, collection "Histoire de France", Belin, 2011.
Longtemps, le métier des armes est resté l'affaire des mercenaires et de quelques ambitieux qui, comme d'Artagnan, avaient assez de chance, de patience et de valeur pour mériter la faveur du roi. Mais lorsque Louis XIV secondé par Louvois entreprit de proportionner l'appareil militaire à ses ambitions, il fallut multiplier les régiments et mettre sur pied une armée permanente. L'engagement dans la carrière militaire cessa alors d'être le privilège de quelques-uns pour devenir, à la fin du règne, le lot commun de 20 000 officiers. L'administration de cette armée gigantesque exigea l'application de procédures et de principes nouveaux. Comment, à l'école de la guerre, la monarchie apprit-elle à concevoir les bases encore fragiles d'un véritable service public rendu au roi et à la nation? Comment, de leur côté, les gens de guerre firent-ils leur apprentissage? Une culture nouvelle avec ses exigences de discipline, d'économie et d'exactitude prit place parmi les traditionnels idéaux guerriers, pour former l'archétype du parfait officier, aussi ponctuel que courageux. Or c'est dans l'univers social des gentilshommes, a priori le plus rétif à l'égalitarisme niveleur et à la docilité, que s'enracina cette éthique du service dont notre fonction publique est -ou devrait être -l'héritière. Au terme de ce processus d'acculturation, l'honneur noble finit par intégrer la loi du mérite. Non sans soulever quelques paradoxes. Car c'était parfois au nom du service que certains officiers prenaient le risque de se battre en duel et d'outrepasser ainsi les prescriptions royales. L'honneur, dont Montesquieu nous apprend qu'il était le principe même de la monarchie, pouvait introduire dans la culture du service l'idée d'un dépassement, le rêve d'une ambition, la susceptibilité d'un amour propre et peut-être, an fin de compte, cette part d'irréductibilité qui faisait, pour beaucoup, l'essence de la noblesse. Ce qu'on appelle l'impôt du sang.
Résumé : Vérifiez bien vos poches ? vous avez pris votre portefeuille ? Vos clés ? Votre téléphone ? Alors c'est parti pour une petite excursion dans le cosmos... Mais n'oubliez pas le guide ! Quelle est la nature de l'espace et du temps ? Quelle place occupons-nous dans l'univers ? D'où viennent la matière et le vivant ? Il n'est de meilleure voix pour répondre à ces questions fascinantes que celle du plus célèbre des astrophysiciens, Neil deGrasse Tyson. Dans son style caractéristique, mélange d'érudition, d'humour et d'intelligence, le scientifique de renommée mondiale, star des médias et d'internet, sait mettre à la portée du plus grand nombre l'essentiel des grands mystères du cosmos, du Big Bang aux trous noirs, des quarks à la mécanique quantique, de la traque des exoplanètes à la recherche de la vie ailleurs. Que ce soit en dissertant sur la rotondité des objets célestes, en digressant sur la " coolitude " du tableau périodique des éléments ou en nous invitant à lever la tête pour admirer l'immensité de l'univers, son enthousiasme irrésistible et communicatif rend accessible à tous les principes les plus compliqués de l'astrophysique. Un livre indispensable pour acquérir le b.a.-ba de toutes les découvertes qui fondent notre compréhension actuelle de l'univers.
Ce guide d'identification décrit environ 3 000 espèces, parmi lesquelles plus de 1 400 sont illustrées par des photographies, ce qui constitue un record absolu parmi les guides de champignons, même au niveau mondial ! En feuilletant ce guide, le lecteur se rendra compte de l'incroyable diversité des champignons. Il y trouvera par exemple des fiches pour plus de 50 bolets et 160 cortinaires, presque 130 russules 40 coprins, près de 50 entolomes, 40 inocybes et 70 lactaires... Une partie introductive précède les fiches descriptives. Les auteurs y expliquent d'une façon claire et didactique les principaux caractères des champignons : anatomie, écologie, biologie et classification y sont présentées, ainsi que le rôle crucial des champignons dans les divers écosystèmes. Plusieurs pages décrivent aussi les symptômes des principaux types d'intoxication par les champignons, et présentent les espèces les plus toxiques, comment les reconnaître et comment éviter de les confondre avec leurs éventuels sosies comestibles. Je souhaite à ce guide le succès qu'il mérite, en espérant qu'il créera des vocations auprès de nombreux amateurs naturalistes. "
Le 21 juillet 1969, 450 millions de terriens entendent Neil Armstrong, chef de la mission Apollo 11, prononcer ces mots célèbres : " C'est un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'humanité ". En tout, 12 hommes marcheront sur la Lune. Mais pour aller où ? Comment ? Et surtout pour quoi faire ? Avec quels moyens, quelles difficultés ? Si le contexte géopolitique et les considérations techniques des missions Apollo sont connus des amoureux de l'espace, ces explorations d'un grand intérêt historique, à la base de toutes les connaissances sur le Système solaire, restent largement méconnues du grand public, et même des spécialistes ! Rédigé dans un style clair et attrayant, et complété par une iconographie riche et des interviews des derniers protagonistes vivants, cet ouvrage permet au lecteur de marcher sur les traces des astronautes, comme s'il se trouvait avec eux sur le sol de notre satellite. Un véritable récit d'aventure pour découvrir ce que ces pionniers de la conquête spatiale ont vraiment accompli.
Steyer Jean-Sébastien ; Lehoucq Roland ; Mangin Lo
Il manquait une clef essentielle pour comprendre le monde de Tolkien : la science. On connaissait le formidable écrivain, créateur de mondes, inventeur de langues, on découvre le botaniste, le paléontologue, le géologue, le passionné d'archéologie et de chimie. En autodidacte des sciences, Tolkien a beaucoup observé et s'est posé mille et une questions sur la faune, la flore, les courants marins, les volcans. Voilà ce qui rend si crédibles ses univers imaginaires et ses créatures. 38 experts (archéologue, astrophysicien, philosophe, paléontologue, économiste, psychanalyste, volcanologue, botaniste, chimiste, médecin...) ont passé au tamis les nombreux romans, poésies et correspondances de Tolkien pour en dévoiler les racines scientifiques. Chaque chapitre est ainsi l'objet d'une découverte : le sens caché de l'Anneau qui corrompt, pourquoi les Hobbits ont de grands pieds, l'origine du peuple des Nains, les animaux qui ont inspiré ses dragons, un Ent est-il possible... Illustré par de superbes dessins inédits d'Arnaud Rafaelian, ce livre destiné aux fans de Tolkien, aux amoureux des sciences, et aux autres éclaire d'une lumière inédite cette oeuvre monde.