L'impôt du sang. Le métier des armes sous Louis XIV
Drévillon Hervé
TALLANDIER
27,00 €
Epuisé
EAN :9782847342475
Longtemps, le métier des armes est resté l'affaire des mercenaires et de quelques ambitieux qui, comme d'Artagnan, avaient assez de chance, de patience et de valeur pour mériter la faveur du roi. Mais lorsque Louis XIV secondé par Louvois entreprit de proportionner l'appareil militaire à ses ambitions, il fallut multiplier les régiments et mettre sur pied une armée permanente. L'engagement dans la carrière militaire cessa alors d'être le privilège de quelques-uns pour devenir, à la fin du règne, le lot commun de 20 000 officiers. L'administration de cette armée gigantesque exigea l'application de procédures et de principes nouveaux. Comment, à l'école de la guerre, la monarchie apprit-elle à concevoir les bases encore fragiles d'un véritable service public rendu au roi et à la nation? Comment, de leur côté, les gens de guerre firent-ils leur apprentissage? Une culture nouvelle avec ses exigences de discipline, d'économie et d'exactitude prit place parmi les traditionnels idéaux guerriers, pour former l'archétype du parfait officier, aussi ponctuel que courageux. Or c'est dans l'univers social des gentilshommes, a priori le plus rétif à l'égalitarisme niveleur et à la docilité, que s'enracina cette éthique du service dont notre fonction publique est -ou devrait être -l'héritière. Au terme de ce processus d'acculturation, l'honneur noble finit par intégrer la loi du mérite. Non sans soulever quelques paradoxes. Car c'était parfois au nom du service que certains officiers prenaient le risque de se battre en duel et d'outrepasser ainsi les prescriptions royales. L'honneur, dont Montesquieu nous apprend qu'il était le principe même de la monarchie, pouvait introduire dans la culture du service l'idée d'un dépassement, le rêve d'une ambition, la susceptibilité d'un amour propre et peut-être, an fin de compte, cette part d'irréductibilité qui faisait, pour beaucoup, l'essence de la noblesse. Ce qu'on appelle l'impôt du sang.
Nombre de pages
442
Date de parution
05/01/2006
Poids
536g
Largeur
145mm
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EAN
9782847342475
Titre
L'impôt du sang. Le métier des armes sous Louis XIV
Auteur
Drévillon Hervé
Editeur
TALLANDIER
Largeur
145
Poids
536
Date de parution
20060105
Nombre de pages
442,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Louis XIV, « roi de guerre »? En effet, pratiquement continue des années 1630 aux années 1710, la guerre, contre les Habsbourg de Madrid et de Vienne, contre la République des bourgeois d Amsterdam et l Angleterre de Guillaume III puis contre toute l Europe ou presque, est au c ur de ce livre, son moteur, en quelque sorte. La guerre légitime l emploi de moyens exceptionnels, modifiant les structures et le fonctionnement même de la monarchie: « l administration, l armée, la justice et les finances sont ainsi placées sous le régime de la nécessité et de ses urgences ». L impérieuse raison d État est devenue moteur d action à partir des années 1630 au moment même ou, par un étrange paradoxe, triomphait la réforme catholique, ce « siècle des saints », marqué par un profond renouvellement des pratiques spirituelles et pastorales, dont Vincent de Paul est l une des figures les plus emblématiques. « Je m en vais, mais l État demeurera toujours ». Ce sont là parmi les dernières paroles prononcées par le vieux Louis XIV à la veille de sa mort, en août 1715. Elles synthétisent la révolution silencieuse qui s est opérée pendant son long règne: au-delà des clientèles et des réseaux de fidélités et des « lobbys », qui jusqu alors étaient la règle, la fin du XVIIe siècle a vu naître un « pouvoir administratif », tout à la fois civil et militaire, qui tend à devenir indépendant et autonome par rapport à ceux qui le dirigent: en résumé, les ministres passent, les bureaux restent... Le gouvernement du Roi Soleil a inauguré une longue tradition, bien française, qui mène à nos hauts fonctionnaires, placés à la charnière de l administration et de la politique, serviteurs de la « chose publique », de l État plus que du roi ou du président actuel. C est là une des multiples métamorphoses dont ce livre permet de mesurer l importance et l ampleur. Mais il apporte plus encore: à la fois si différente et si proche de nous, cette France de Louis XIII et de Louis XIV est aussi celle de Descartes et de Molière, celle de Lully et de Charles le Brun, celle de l écriture mathématique du monde et de la discipline de la langue, mais aussi celle où des centaines de milliers d anonymes meurent de misère, dans l indifférence, lors de la grande crise de subsistances des années 1693-1694. Des images magnifiques, terribles aussi parfois, accompagnent ce voyage dans ce territoire étrange où le dénuement le plus extrême voisine avec le luxe le plus ostentatoire, ce territoire où la violence la plus brutale côtoie les raffinements policés de la société de cour, ce territoire où la misère du plus grand nombre s oppose à la gloire affichée du « plus grand roi du monde ». Elles nous transportent au c ur de ce qui fut, pour la majorité des vingt millions de Français qui peuplaient le royaume des deux Louis, avant tout un « siècle de fer ».
Si l'histoire de la guerre comme l'approche globale de l'histoire sont dans l'air du temps, jamais n'avait été proposée aux lecteurs français une histoire rassemblant les deux éléments. C'est chose faite avec cette exceptionnelle série de 4 volumes consacrés à toutes les formes de la guerre dans le monde, de la préhistoire à nos jours. L'ensemble est dirigé par Hervé Drévillon, appuyé par un directeur pour chaque volume, et rédigé par un collectif de 8 à 10 historiens par volume. La volonté des auteurs est simple : décloisonner les ères civilisationnelles pour penser une histoire embrassant toutes les périodes et tous les continents, afin de montrer leurs interactions et leurs influences réciproques, leurs oppositions aussi. Ce second volume débute avec la naissance de la guerre moderne et de la puissance de feu qui lui est associée, pour se conclure sur les guerres nationales au XIXe siècle, en passant par la guerre sur mer, la question religieuse ou la guerre à l'âge des révolutions. Tome 1 : De la préhistoire au Moyen Age. Tome 2 : L'Age classique. XVIe-XIXe siècle. Tome 3 : Les Guerres mondiales. 1871-1945. Tome 4 : De la guerre froide à la cyberguerre. 1946 à nos jours. Explorer la diversité des pratiques guerrières sur tous les continents depuis la préhistoire jusqu'à nos jours, telle est l'ambition des Mondes en guerre. Dès l'Antiquité, la formation d'empires alimenta un vaste processus de confrontations et d'échanges militaires, avant que l'ère des Grandes Découvertes ne déclenche l'intégration de tous les continents dans un espace martial unifié. Ce second tome est celui de L'Age classique de la guerre, celui de l'âge de la raison militaire, où l'essor de l'imprimé contribue à la normalisation des pratiques, sans effacer la dimension religieuse des conflits. Depuis les premières apparitions des arquebuses sur les champs de bataille au XVe siècle, jusqu'au développement d'une puissance militaire industrialisée au XIXe, les conditions de la guerre sont également marquées par l'avènement de la puissance de feu, sur terre comme sur mer. Des guerres civiles aux expéditions coloniales, en passant par la guerre navale, les sièges ou la guérilla, ce sont ainsi toutes les formes d'une guerre mondialisée qui sont ici explorées. Les auteurs : Hervé Drévillon (dir.), Martine Acerra, Nicolas Cadet, Benjamin Deruelle, Bernard Gainot, Brian Sandberg.
L ouvrage cherche à montrer que la guerre des siècles classiques a constitué l un des lieux de développement et d émergence de l individu: tandis que la cavalerie, unité aristocratique, tend à perdre son caractère central, le soldat privatus devient la mesure de l armée. Au gré de cette évolution se construit pour tous ceux qui participent à la guerre l expérience d une société où la hiérarchie immuable de l ordre aristocratique laisserait la place à une reconnaissance de la valeur de l individu. Les guerres du XXe siècle transformeront néanmoins en profondeur ce modèle, pour faire de la guerre le symbole d un anéantissement total et d une déshumanisation de l individu.L essai s organise selon un ordre chronologique, et retrace l avènement progressif, du XVIe au XVIIIe siècle, du temps des soldats, puis le passage, de 1815 à 1914, de la guerre des individus à la guerre de masse.
Après avoir triomphé de ses ennemis intérieurs et extérieurs, Louis XIV prend seul en mains les rênes du pouvoir à la mort de Mazarin, en 1661. Dès lors, selon Voltaire, "il n'y avait plus en France qu'un maître et des sujets". Jamais, en effet, le royaume n'avait été à ce point dépendant de la volonté, des goûts et des croyances du souverain. Ce face-à-face entre Louis XIV et vingt millions de Français ne se limita pas à une relation de domination : le théâtre social et politique mobilisait une foule de sentiments et d'intérêts. Hervé Drévillon nous invite à explorer en profondeur toute la richesse de l'histoire d'un royaume confronté à la grandeur et aux faiblesses d'un roi absolu. Une partie de cet ouvrage reprend des chapitres parus dans Les Rois absolus, 1629-1715, collection "Histoire de France", Belin, 2011.
Au commencement, ce n'était qu'une histoire de conquêtes, d'empire et de liberté. Une histoire de fractures, de révolte et de crise. En somme, une histoire de colonisation républicaine.À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le colonisateur français commence à être perçu comme l'agresseur. La naissance des nationalismes en Extrême-Orient et plus encore l'arrivée des communistes au pouvoir en Chine transforment alors une guerre d'indépendance en un inextricable conflit international.De la conquête coloniale, au XIXe siècle, à 1949, le premier opus des Guerres d'Indochine retrace les fondements historiques de la présence française jusqu'à l'engrenage du conflit international.Notes Biographiques : Philippe Franchini est l'auteur d'une vingtaine d'essais historiques et romans. Il a notamment coécrit, avec Alain Missoffe, Femmes de fer. Elles ont incarné la saga Wendel (Tallandier, 2020).
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