La Perle et le Colonel : Réflexions sur le printemps arabe. Suivi de Les insurrections révolutionnai
Dreano Bernard ; Massiah Gustave
NON LIEU
18,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782352701118
Le "printemps arabe" qui fleurit de l'Atlantique au Golfe a pris par surprise les gouvernements, les analystes et autres experts. Si chaque pays arabe possède son histoire propre, si les mouvements y sont fort divers, on retrouve des constantes, des traits communs, des influences que cet ouvrage permet de décrypter et de rendre visibles. Écrire sur un moment de l'histoire en train de se faire n'est pas sans difficulté, notamment d'interprétation. Mais à la lecture de cet essai on acquiert la certitude que le mouvement pour la démocratisation, l'égalité des droits, la justice sociale, apparu au grand jour en 2011 dans les pays arabes, va se poursuivre sur une longue période, au-delà des aléas, régressions et allers-retours conjoncturels ou locaux. Ce livre est nourri des idées et des actions, des mouvements sociaux et politiques anciens et nouveaux, des paroles et témoignages d'hommes et de femmes en lutte, de ceux qui sont devenus célèbres, comme Tawaful Karman, la jeune journaliste et militante yéménite prix Nobel de la Paix 2011, ou restés méconnus, comme la foule des anonymes manifestant sur la Place de la Perle.
Nombre de pages
381
Date de parution
16/11/2011
Poids
495g
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782352701118
Titre
La Perle et le Colonel : Réflexions sur le printemps arabe. Suivi de Les insurrections révolutionnai
Auteur
Dreano Bernard ; Massiah Gustave
Editeur
NON LIEU
Largeur
0
Poids
495
Date de parution
20111116
Nombre de pages
381,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
De février, jusqu'à l'automne, l'auteur nous livre plusieurs récits sur la guerre en Ukraine et l'état du monde, volontairement subjectifs, nourris d'expériences personnelles, de témoignages, du passé proche et du présent tragique. Il évoque les mouvements antiguerre de Russie et du Bélarus, les dénis et les silences d'une partie des forces progressistes. Il se pose, pour lui-même et à chacun d'entre nous, les questions de la pratique de la solidarité internationale et de la lutte pour la paix et la sécurité. Comment exfiltrer un nouveau-né et sa mère coincés quelque part au sud de Kharkiv ?? Comment faire sortir une journaliste de Moscou et sa famille ?? Comment aider des étudiants nigériens fuyant l'Ukraine et se retrouvant confrontés au racisme des institutions d'Europe ?? Comment soutenir des réfugié·es en Pologne ?? Comment avoir des nouvelles des copines et des copains ?? Et surtout, comment informer et faire comprendre ce que disent les dissidents russes et les résistants ukrainiens. Ce n'est pas la première fois que Bernard Dréano vit ainsi une guerre à distance, tout en étant à la fois bien informé et affectivement touché. Il nous rappelle que, dans son enfance, on parlait des "? évènements d'Afrique du Nord ? " (le gouvernement français de l'époque, comme le russe d'aujourd'hui, ne voulait pas entendre parler de guerre), mais cette guerre-là était venue jusque dans sa rue de la banlieue parisienne. Plus tard, il a vécu, de loin et par moments de plus près, diverses guerres au Proche et Moyen-Orient, dans le Sud-Caucase, lors des guerres de dislocation de la Fédération yougoslave... Que peut-on faire, interroge l'auteur ?? Bien sûr l'indispensable soutien matériel et moral aux réfugié·es, et autant que possible aux civils ukrainiens sur place. Nous sommes en face d'une agression caractérisée perpétrée par l'Etat russe. D'où l'exigence de retrait des troupes russes du territoire ukrainien, pour la paix. Cela passe par le soutien à la résistance populaire ukrainienne, aux opposantes et aux opposants aux régimes russeet biélorusse. Militant de la paix depuis des décennies, Bernard Dréano explique ici en quoi la lutte contre la guerre et pour la paix passe par le soutien actif à la résistance ukrainienne.
Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.
Voici un livre courageux, élégant et érudit. Au-delà du rapport du Coran à la femme qu'on retrouve le long du texte, au-delà de la représentation islamique finement décrite d'un corps féminin diabolisé ainsi que du statut quasi servile de la femme, le livre aborde des questions taboues, se rapportant à l'institution des "mères des croyants". Il en dévoile les non-dits en décryptant le texte sacré selon une démarche nourrie par les sources les plus autorisées. Comme le souligne l'introduction "le thème profond de ce livre est la contestation féminine à la naissance de l'islam et la façon dont les textes religieux, Coran et Sunna, l'ont étouffée et ligotée, en un mot enchaînée". Mohammed Ennaji "n'a pas froid aux yeux" dans son approche du sacré, l'expression est de Régis Debray dans sa préface à un autre titre du même auteur. Elle se vérifie à nouveau dans "Le corps enchaîné".