En 1957, Anthony Downs publie un ouvrage retentissant. Downs applique à la démocratie, à l'action des partis politiques et à celle des électeurs, de même qu'aux politiques publiques qui sont menées, une approche aujourd'hui centrale dans la science politique américaine : celle du choix rationnel. Transposant de nombreux concepts et approches de la science économique, où les consommateurs et l'entreprise sont supposés agir sur la base d'une rationalité bien comprise sur un marché, Downs développe une exceptionnelle approche de logique formelle des électeurs et des partis dans le cadre d'un " marché électoral " et du fonctionnement de la démocratie. Rompant avec des courants plus idéalistes, présentant l'action politique fondée sur des motivations altruistes dans le chef des électeurs et fixée sur le bien-être dans celui des partis, Downs contredit aussi une bonne partie des modèles naissants de sociologie électorale américaine ; celui du déterminisme sociolo- gique de l'Ecole de Columbia et, plus tard, du déterminisme psycho-affectif de l'Ecole de Michigan. L'électeur se comporterait électoralement en collectant et en évaluant, au moindre coût possible, l'information nécessaire pour opérer le meilleur choix électoral eu égard à sa situation. En parallèle, les partis agiraient pour conserver ou conquérir un socle majoritaire. L'ouvrage de Downs est devenu un des ouvrages scientifiques les plus lus et les plus cités au monde. Abondamment loué, critiqué ou amendé, La théorie économique de la démocratie est un livre incontournable dans l'étude de la démocratie, des partis et des comportements électoraux. Sa traduction en français est un événement.
Nombre de pages
368
Date de parution
13/03/2013
Poids
216g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782800415086
Titre
Une théorie économique de la démocratie
Auteur
Downs Anthony
Editeur
UNIV BRUXELLES
Largeur
108
Poids
216
Date de parution
20130313
Nombre de pages
368,00 €
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Laura Lee Downs est professeur associé à l'Université d'histoire du Michigan. Elle vient d'être élue directeur d'études à l'école des hautes études en sciences sociales. Ce travail, qui s'inscrit dans la lignée des gender studies anglo-saxonnes, procède à une lecture sexuée de la division du travail, telle qu'elle s'est mise en place dans les industries métallurgiques françaises et anglaises, entre 1914 et 1939, et qu'elle a accompagné le processus de féminisation du travail. L'adoption d'une économie de guerre en 1914 a, en effet, entraîné l'entrée massive de femmes dans ce secteur de l'économie afin de continuer à produire des armes en quantité suffisante, la main-d'oeuve traditionnelle étant partie au front.Cette approche comparative souligne à la fois la similitude de la ségrégation sexuelle des emplois de part et d'autre de la Manche, et les spécificités des discours et des pratiques du management dans chacun des deux pays. Elle fait apparaître la profonde convergence du rythme de croissance et de la structure de l'emploi féminin dans l'industrie métallurgique des deux pays, malgré les différences de conjonctures et d'idéologies.L'étude de Laura Lee Downs suit plus largement la genèse de l'usine moderne, et le passage d'un ordre artisanal à un système de production en série. Elle montre que les ouvrières et les idées sur la différence entre les sexes furent des éléments essentiels dans la construction de l'usine moderne et « rationnelle », une usine où la gestion sociale des ouvriers, et surtout des ouvrières -, prenait une place de plus en plus importante. Pendant l'entre-deux-guerres, les patrons français et britanniques décidèrent ainsi que la solution consistait à intégrer les femmes à un travail répétitif, organisé de façon très élaborés.Cet ouvrage permet de souligner le jeu d'interactions entre les forces sociales, les types d'organisation du travail, les systèmes de formation et les formes de relations professionnelles. Un ouvrage pionnier dans un champ d'études en train d'émerger en France.
Suite au décès de sa mère, Dwayne et sa famille partent s'installer là où sa mère a grandi : un petit appartement à Brooklyn. Entre un père policier et un frère dragueur en série, Dwayne peine à trouver sa place. Mais ses problèmes personnels passent au second plan lorsqu'il est recruté par un gang de jeunes justiciers : ensemble, ils enquêtent sur des monstres cauchemardesques surgis des profondeurs de la ville.
C'est l'esclavage et le système colonial qui ont créé, au cours du XIXe siècle, les conditions de développement de l'épidémiologie, cette science qui étudie la transmission des maladies. Des cargaisons d'esclaves à préserver - moins par humanité que pour leur valeur économique - au réservoir presque illimité de cobayes fournis par ce commerce, cet ouvrage retrace les origines douloureuses d'une avancée médicale qui porta ses fruits dès la grande épidémie de choléra de 1856. Il raconte la naissance de l'épidémiologie dans les cales des bateaux d'esclaves, les cellules des prisons ou encore sur le front, en s'appuyant sur les riches archives de l'époque. Jim Downs revisite l'histoire des faits médicaux à la lumière du développement de la bureaucratie coloniale mais aussi au rythme des circulations et des échanges entre les différents territoires des empires coloniaux. Ces pratiques sont mises en relation avec l'évolution des théories médicales entre les XVIIIe et XIXe siècles portant sur les corps noirs. Ces derniers, utilisés à des fins de recherche, restent pourtant absents de tous les récits des médecins.
Lee Downs Laura ; Gerson Stéphane ; Taussig Sylvie
Pourquoi et comment des historiens américains en sont-ils venus à faire de la France leur sujet de recherche ? Seize d'entre eux se livrent ici à un exercice d'ego-histoire : parcours personnels et itinéraires professionnels défilent, dessinant un portrait surprenant de la France et une analyse contrastée des relations franco-américaines. Sans complaisance, parfois avec humour, chacun explore à sa manière le rapport très singulier de l'histoire américaine avec l'objet France . On peut lire Pourquoi la France ? de deux manières : comme un récit polyphonique tout à l'honneur de notre pays, qui brosse le tableau de cinquante années de vie intellectuelle et politique ; ou comme une réflexion profonde sur le métier d'historien. Il n'est pas interdit de combiner les deux. . . LAURA LEE DOWNS enseigne à l'École des hautes études en sciences sociales.. STÉPHANE GERSON enseigne l'histoire culturelle de la France à New York University.
Pourquoi le populisme est-il devenu un concept aussi central dans le débat public ? Pour quelles raisons joue-t-il le rôle d'épouvantail de la démocratie ? Quel est le rapport entre notre conception contemporaine du phénomène et ses origines historiques ? Le populisme est-il de droite, de gauche, les deux à la fois ou ni l'un ni l'autre ? En amorçant une réponse à chacune de ces questions, cet ouvrage déconstruit les principales idées reçues et connotations péjoratives dont le populisme fait l'objet dans la littérature scientifique et dans le discours médiatique.
Résumé : Michel Foucault l'a montré, la critique de la prison naît avec la prison et se répète depuis le XIXe siècle, tout comme les principes qui lui sont opposés : correction, classification, travail, éducation, contrôle ou assistance. Aujourd'hui, des changements sont intervenus, comme de nouvelles normes tendant à la reconnaissance de droits aux détenus. Les modalités de leur mise en oeuvre les font cependant apparaître comme un nouveau discours de légitimation de la prison. La surpopulation est souvent avancée pour expliquer ce décalage, mais elle ne doit pas occulter d'autres écueils, parfois plus fondamentaux, que cet ouvrage tente de discerner en faisant le point sur trois thèmes : les histoires de la prison en Belgique, du XIXe siècle à aujourd'hui ; les normes qui la régissent, de leur création à leur exécution ; les pratiques de ceux qui la pensent et, surtout, de ceux qui y vivent, professionnels ou détenus.