
Hérodote N° 128, 1er trimestre 2008 : Vers une nouvelle Europe de l'Est ?
L'intégration, en 2004 et 2007, de neuf Etats de l'ex-Europe de l'Est dans l'Union européenne a marqué la fin d'une histoire commencée à l'issue de la Seconde Guerre mondiale et a confirmé ainsi la réunion de l'Europe. Paradoxalement, cette intégration peut aussi marquer la probable fin du projet géopolitique européen des fondateurs, qui était de former un ensemble politique cohérent et puissant. En effet, les dirigeants des Etats de l'ancienne Europe de l'Est, toujours inquiets de la puissance russe - et ce d'autant plus depuis le redressement de la Russie sous l'autorité de Vladimir Poutine - et n'ayant aucune confiance envers une hypothétique défense européenne, ont choisi de se mettre sous la protection de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN), autrement dit des Etats-Unis. Aussi l'intégration de ces Etats a-t-elle eu pour conséquence une certaine fragilisation de l'Union européenne. Une partie de l'opinion publique et des dirigeants des Etats de l'Europe de l'Ouest redoute le dumping social et fiscal exercé clans ces pays récemment intégrés, souvent partisans d'une économie libérale et peu soucieux de renforcer l'unité politique de l'Union européenne. Ce numéro d'Hérodote montre que le projet européen d'union, non seulement économique mais aussi politique, est désormais de moins en moins partagé par l'ensemble des partenaires
| EAN | 9782707153890 |
|---|---|
| Titre | Hérodote N° 128, 1er trimestre 2008 : Vers une nouvelle Europe de l'Est ? |
| Auteur | Douzet Frédérick ; Jedidi Sonia ; Loyer Barbara ; |
| Editeur | LA DECOUVERTE |
| Largeur | 172 |
| Poids | 278 |
| Date de parution | 20080410 |
| Nombre de pages | 179,00 € |
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En essayant enfin de sortir du discours sécuritaire pour se pencher sur les dynamiques urbaines et démographiques, on mesurait ce qu'aucun outil de recensement ne permet de cartographier en France: une «ethnicisation» de la pauvreté, une corrélation puissante entre immigration de première et deuxième génération et difficultés d'insertion économique sur des territoires largement stigmatisés où émergent une culture et une identité propres. Quelques ensembles de logements sociaux, voire des communes entières, sont devenus des quartiers répulsifs pour des habitants de plus en plus mobiles qui perçoivent souvent le territoire comme une ressource dans la quête d'une meilleure qualité de vie et d'une réussite professionnelle et sociale pour eux-mêmes et leurs enfants. Ces mêmes quartiers assistent, au fur et à mesure de leur dégradation, au départ de populations financièrement stables pour accueillir essentiellement celles qui s'y installent par nécessité économique plus que par choix. Parmi elles, on compte une proportion substantielle d'immigrants récents. Dès lors, les comparaisons et les amalgames avec la situation américaine se sont multipliés. La référence aux villes américaines a longtemps servi d'épouvantail ou de prophétie de malheur, ce qui se passe aux États-Unis arrivant inéluctablement dix ans plus tard en France... Au-delà de la dénonciation, la recherche de réponses a pourtant conduit nombre d'intellectuels, d'hommes politiques, de leaders associatifs et d'élus européens à se tourner vers le modèle américain. Puisque le modèle républicain français d'intégration ne permettait plus l'assimilation des jeunes issus de l'immigration, et plus spécifiquement des jeunes beurs, il importait de le réformer, d'autant que ces jeunes semblaient subir une discrimination à l'embauche particulièrement prononcée. Peut-être était-il temps de revoir le vieux modèle jacobin d'une nation indivisible qui laissait si peu de place aux minorités de tous ordres dans un contexte mondial de montée des communautarismes ethniques et religieux, et des revendications identitaires, régionalistes ou linguistiques. Peut-être fallait-il envisager une représentation politique pour chacune de ces communautés et créer des outils spécifiques de rattrapage des inégalités. Ainsi Nicolas Sarkozy proposait-il, fin 2003, d'importer le modèle américain de discrimination positive (affirmative action) alors que le président de la République Jacques Chirac répliquait de façon ambiguë, déclarant que la discrimination positive ne serait «pas convenable» tout en étant préalablement intervenu pour exiger du ministère de l'Éducation nationale qu'il propose un recteur «d'origine maghrébine». Ces positions ont déclenché un vif débat au sein du gouvernement et la fureur du Haut Conseil à l'intégration qui a tenu à redéfinir la politique d'intégration sur la base du «contrat républicain» et de «l'action positive». En 2000, le Conseil de l'Europe avait élaboré des directives faisant de la lutte contre les discriminations une priorité. La France s'était alors dotée d'un arsenal juridique de lutte contre les discriminations mais en plaçant le critère ethnique sur le même plan que le genre, les orientations sexuelles ou encore les opinions politiques. Or certains de ces critères sont susceptibles d'évoluer, une personne pouvant très bien changer d'opinion politique ou d'orientation sexuelle, plus difficilement de couleur de peau ou de genre. Cette conception de la discrimination place donc le débat au niveau de l'individu et non du groupe. D'autres initiatives ont alimenté le débat, comme celle de l'Institut d'études politiques de Paris (IEP) qui a choisi de cibler des territoires pour atteindre les populations. Suivant l'idée que la ségrégation territoriale est un frein à l'intégration, l'IEP a mis en place, en septembre 2001, un recrutement préférentiel de lycéens de ZEP (zones d'éducation prioritaires) dans le but clairement avoué de diversifier sa population étudiante composée dans sa très vaste majorité d'enfants de cadres supérieurs blancs. Calquer les réponses du modèle américain sur les problèmes d'intégration en France impliquerait de franchir un pas qui ne l'a pas été jusqu'ici, à savoir la prise en compte politique et juridique du critère ethnique. Autrement dit, l'étape préalable à toute action visant des groupes de populations victimes de discriminations et non plus des territoires est la création de catégories de population, de minorités. Elle implique aussi l'évaluation de l'oppression de ces minorités, la création de droits spécifiques et la hiérarchisation des revendications et des droits. Début 2004, France Télévision, avec le soutien du Haut Conseil à l'intégration (HCI) et du Conseil supérieur de l'audio-visuel (CSA), présentait un plan pour améliorer la représentation des «minorités» à la télévision. Avec la volonté de donner plus de couleur aux «écrans pâles» et d'améliorer la diversité culturelle et la présence de personnes issues de l'immigration à l'antenne, France Télévision affichait comme objectif que le dixième des personnes présentes à l'écran appartienne à une minorité visible, c'est-à-dire essentiellement à la population issue de l'immigration hors européenne en France. Cela n'est bien entendu qu'une estimation, les instruments de mesure faisant défaut. Outre le caractère illégal d'une telle disposition, la question de sa mise en pratique reste entière. 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