De l'adolescence errante. Variation sur les non-lieux de nos modernités
Douville Olivier
DES ALENTOURS
18,00 €
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EAN :9791095353027
Paru initialement en 2007, Prix dipe 2008, cet ouvrage continue d'éclairer l'actualité sociale et politique en particulier dans le domaine du soin. L'auteur y témoigne de son expérience de psychothérapeute adossé à la psychanalyse et à l'anthropologie, auprès d'adolescents et de jeunes gens confrontés à des situations extrêmes (toxicomanie, conduites sexuelles à risque, violences), le plus souvent en exclusion, ou de ceux qui sont parfois « sans » : sans papier, sans abri, sans demeure psychique. Si toute adolescence n'est pas d'errance, il reste que tout adolescent a un travail d'errance à effectuer, quitter le lieu de l'enfance, expérimenter son corps, se confronter aux autres. Mais les modalités de la crise adolescente sont dépendantes, démontre avec force Olivier Douville, de l'état actuel de notre lien social et de celui de nos réalités urbaines. Il est donc de notre responsabilité d'accompagner ces jeunes gens qui nous posent un défi : « Notre obligation est bien de les aider à tracer un sillon, une orientation de corps et de parole, de leur redonner la gourmandise du contact humain. »
Nombre de pages
93
Date de parution
20/12/2016
Poids
140g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9791095353027
Titre
De l'adolescence errante. Variation sur les non-lieux de nos modernités
Auteur
Douville Olivier
Editeur
DES ALENTOURS
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136
Poids
140
Date de parution
20161220
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93,00 €
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Cet ouvrage est le premier à explorer les diverses facettes des effets subjectifs des exclusions et des précarisations de l?enfance à l?adolescence et à l?âge adulte, et à mettre l?accent sur les réponses institutionnelles et leurs possibles impasses. Ces contributions dans leur ensemble étudient également les fonctions psychiques que peuvent prendre pour certains sujets ces situations de marginalisations extrêmes et de préjudices. Les auteurs ont tous une expérience de terrain confirmée, que ce soit dans le domaine du soin, de la recherche, ou dans l?invention de dispositifs institutionnels ou de l?accompagnement d?équipe. Clinique psychanalytique de l?exclusion s?adresse aux acteurs de soin et d?accompagnement social, à l?heure où les réponses institutionnelles à la précarité tendent dans le domaine du soin à se multiplier au risque d?une certaine dispersion.
Notre modernité est de plus en plus marquée par des phénomènes de déplacement, d’exil et d’exclusion de familles entières. Comment s’évader des certitudes identitaires afin de devenir des sujets de la multitude et du déplacement ...Cet enjeu importe tant à la psychanalyse qu’à l’anthropologie. Il déplace ces deux disciplines au-delà du culturalisme. Le dialogue est urgent entre cliniciens et anthropologues. L’anthropologie psychanalytique contenue chez Freud et même Lacan est-elle actuelle ? Les mythes psychanalytiques ont-ils une pertinence ? Le mythe freudien est-il universel ...Ce livre expose d’abord l’histoire des rencontres entre les deux disciplines, les filiations et les tensions qui ont marqué leurs échanges. Il situe les moments les plus vifs des débats qui explosèrent autour de l’enjeu très controversé que représente la création de dispositifs thérapeutiques spécialisés pour les dits « migrants ».C’est sur le projet d’une construction de l’anthropologie clinique que se termine ce livre. L’auteur illustre son propos par le témoignage de plusieurs fragments de cures menées avec des personnes et des familles provenant du Maghreb, des Antilles ou de l’Afrique de l’Ouest, que ce soit à Paris, au Sénégal ou au Mali.
La démarche clinique en psychologie connaît un développement croissant et emprunte souvent à des théorisations contrastées, voire divergentes. D'où la nécessité d'une réflexion argumentée sur ce qui spécifie la démarche clinique aujourd'hui, sur les conditions de sa fiabilité et sur les caractéristiques du positionnement du clinicien. Les auteurs présentent ici : les liens qui existent entre pratique clinique et recherche clinique ; les principales méthodes de la démarche clinique : la construction du cas, l'entretien, l'observation, les épreuves projectives, à partir des problèmes spécifiques que chacune d'elles soulève. L'objectif étant ici de ne pas réduire ces méthodes à de simples procédures techniques tant il est nécessaire de préciser que la dimension éthique est présente dans chaque acte posé par le clinicien, dans chaque rencontre clinique.
Colloque organisé à l'Institut National de Jeunes Sourds de Paris, le 12 Juin 2010. Qu'est-ce que je partage avec l'autre ? La question, ordinairement refoulée, ressurgit - chacun peut en faire l'expérience dans la vie quotidienne - quand survient un « problème de communication ». Et parfois, cette question insiste au point de devenir une interrogation sur la « nature » de la langue, voire sur ce qui fait langue pour un « parlêtre » (Jacques Lacan). La surdité pose cette question à ciel ouvert. La langue des signes, ou plus généralement le débat autour du « choix de la langue », peut bien tenter d'y faire écran, elle ne manque pas de faire retour, en particulier dans les situations critiques de maladie physique ou de souffrance psychique. Les questions que pose l'enchevêtrement des langues du soin dans les situations de surdité ne se résolvent pas par la seule traduction. Leur enjeu, comme le souligne Danièle Brun, est peut-être tout simplement la pensée, c'est-à-dire la capacité à « suspendre », le temps de traduire, de temps de comprendre, ou encore le temps de dire Autre chose. Cet ouvrage rassemble les contributions d'intervenants de champs professionnels volontairement bien différents qui confèrent à ce suspens plusieurs visages : celui de la traduction, celui de l'explication, celui de l'interprétation. Tous convergent vers ce que l'on peut appeler représentation : qu'est-ce qui, pour un sujet, sera assumé comme sens, prendra corps de signification ? Au sommaire, des interventions de Frédéric Pellion, Charles Gardou, Nicole Farges, Carole Gutman, Jana Lawriw, Alexa Labbé, Sophie Serreau, Mamoudou Harouna, Jacques Laborit, Olivier Douville, Dominique Seban-Lefebvre, Danièle Brun. Ce sont aussi bien des anthropologues, des enseignants, une interprète en langue des signes, ou une assistante de consultation, une sage femme, une animatrice, que des psychiatres, des psychanalystes ou des psychologues.
Cet ouvrage collectif rassemble un échantillon des travaux présentés depuis 1990 aux journées scientifiques organisées par le le Centre Claude Bernard à Paris. D'abord pensé par des psychanalystes, le Centre vient en aide aux enfants et aux adolescents qui présentent des difficuté scolaires. Ce recueil se révèle un outil de transmission de savoirs et de partage d'une pensée autonome et créative.