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L'île joyeuse. Sept approches de la singularité musicale
DOUMET
PU VINCENNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782842920265
Singulière expérience que celle du musical. Chacun y succombe à l'enchantement de l'immédiat, mais la teneur de l'objet ne cesse de se dérober. C'est sans doute que l'oeuvre musicale travaille le temps plus encore que le son : celui-ci reproductible à l'infini, celui-là, non. L'instant multiple de l'écoute nous fait rêver à ce que serait un temps à jamais ordonné, toujours rétrogradable et orienté pour notre seule jouissance. Ce temps aurait pour qualité la joie : cela signifie que, flux traversable en tous sens, il serait aussi la source intarissable de ce qu'appelle notre désir. Mais pour que naisse ce rêve, il faut aussi que les oeuvres s'isolent dans la durée, qu'elles deviennent l'une de ces îles qu'évoque Prospero au début de «La Tempête », « pleines de résonances, d'accents, de suaves mélodies qui donnent du plaisir et ne font pas de mal ». Plutôt que de postuler ici une essence de la musique, on a préféré se laisser conduire par l'idée de singularité. L'enjeu revient à reconnaître la manière singulière dont le musical traite avec quelques-uns des champs d'expérience auxquels il touche : la forme, le corps, l'histoire, la modernité, l'inconscient, l'écriture, l'intelligibilité. Sept approches, donc, qui privilégient l'analyse des exemples afin de mieux cerner les contours de ce site mythique où nul n'abordera jamais et dont le nom est emprunté à l'une des pages les plus fulgurantes de Debussy : «L'Isle joyeuse ».
Nombre de pages
160
Date de parution
01/11/1997
Poids
235g
Largeur
137mm
Plus d'informations
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EAN
9782842920265
Titre
L'île joyeuse. Sept approches de la singularité musicale
Auteur
DOUMET
Editeur
PU VINCENNES
Largeur
137
Poids
235
Date de parution
19971101
Nombre de pages
160,00 €
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Dédaignant - mais avec un brin de regret - l'ouverture éblouissante (telle celle des Confessions), Christian Doumet (né en 1953) entame son oeuvre, par une petite réflexion sur l'origine et l'usage du mot pull-over mais c'est à propos de celui de J. Roubaud ce qui donne aussitôt sa tonalité au texte : nous serons en bonne compagnie... l'auteur va alterner des considérations aiguës et caustiques sur la marche du monde, des rencontres avec des amis écrivains (J.P. Richard, Frénaud), des écrivains admirés ou détestés, des inconnus au cours de voyages lointains ou de séjours campagnards, des écoutes ou exercices de musiques.Les sentences ou observations d'un professeur Yé semblent ponctuer d'une sagesse narquoise et quasi taoïste les élans ou les indignations du narrateur.Tous ces fragments, par l'humour, la colère, le regard aigu, le retour sur soi sans excessive complaisance tentent l'exactitude, célèbrent les beaux instants sans jamais les diluer dans un lyrisme consolant, mais surtout concourent tous à une recherche obstinée de la "vraie vie". Brisant les rythmes des fragments l'auteur introduit quatre longs développements plus caustiques notamment sur le monde de l'édition et de la librairie tout en restant un "homme d'esprit".
Résumé : Je ne saurai jamais vraiment qui est Paul Flaming. Bien sûr, il y a l'artiste, le pianiste à l'intelligence et au toucher prodigieux, celui qu'on ne peut se retenir d'aimer sans conditions. Je suis de ceux qui continuent de vouer à Flaming une admiration inconditionnelle. Qu'on ne cherche pas à m'en détourner ! Mais il y a aussi cette rumeur qui monte de toute part et qui dit : cet homme est un monstre ; cet homme est un pervers ; cet homme a commis les dernières atrocités. J'ai voulu voir. J'ai voulu entendre. Aidé de Sax, la motarde mystique, d'Iba, la tendre ornithologue, de Menhir, le bibliophile révolté, de quelques autres encore, j'ai hissé Flaming à l'épreuve de la scène. Afin d'avoir, comme on dit, le c?ur net. C'est un monde qui est venu à nous. Le monde des pluies de la Hollande. Le monde de la villa Arabella, où vivent quelques âmes écornées par l'histoire du siècle, sous le regard philosophique des hérons. Le monde, surtout, de la musique la plus suave, de sa désarmante révélation, de sa connaissance sans explication. Le monde de la méthode Flaming.