Identités et politique. De la différenciation culturelle au conflit
Dorronsoro Gilles ; Grojean Olivier
SCIENCES PO
24,99 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782724616354
Les conflits portés par des revendications identitaires - autonomie, indépendance, droits culturels - n'ont cessé d'augmenter depuis 1945 et vont parfois jusqu'à menacer l'existence des Etats. Loin d'avoir disparu dans les régimes démocratiques, ils sont particulièrement importants en Turquie, en Iran et au Pakistan et ce, malgré une construction étatique et un rapport aux minorités profondément différents. Dans ces trois pays, l'identité ethnique ou religieuse est un principe quotidien de classement des individus et de hiérarchisation des groupes. Or, si les différences créent de la hiérarchie et de la rivalité, elles ne débouchent pas nécessairement sur des conflits. Comment passe-t-on alors de la simple "friction culturelle" au conflit identitaire ouvert ? Effectuant des découpages territoriaux, cartographiant, recensant et classant les populations, imposant des normes d'enseignement et distribuant inégalement les ressources, les Etats produisent les conditions propices aux mobilisations identitaires. Le basculement dans la violence est dès lors fonction des politiques étatiques - de discrimination, d'ouverture ou de répression - qui organisent les rapports entre les groupes.
Nombre de pages
303
Date de parution
08/01/2015
Poids
367g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782724616354
Titre
Identités et politique. De la différenciation culturelle au conflit
Auteur
Dorronsoro Gilles ; Grojean Olivier
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
140
Poids
367
Date de parution
20150108
Nombre de pages
303,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Durant des décennies, il a été d'usage d'associer libéralisme économique et libéralisme politique, économie de marché et démocratie. Mais l'évolution du capitalisme, entre accroissement vertigineux des inégalités et emballement des politiques identitaires, contredit chaque jour un peu plus cette vision optimiste. Contrairement à une idée reçue, l'Etat apparaît comme un enjeu central pour les néolibéraux, en ce qu'il permet une réorientation des politiques publiques en faveur des plus riches et que, naguère régulateur, il est désormais devenu l'instrument même de la dérégulation économique. Servira-t-il aussi d'ultime rempart répressif à l'oligarchie face aux troubles que sa politique aura causés ? Retour inquiet d'un quinquagénaire sur l'échec de sa génération, élevée dans l'idée du progrès à venir et aujourd'hui confrontée à une crise protéiforme, cet essai montre comment la généralisation à tous les champs de l'activité humaine de ce qui est présenté comme la "rationalité économique" est à l'origine de l'instabilité actuelle. Mais aussi qu'à rebours de ce que les tenants du néolibéralisme aimeraient faire croire, le coeur du problème demeure politique plus qu'économique. Ce qui ouvre un espace à l'action.
La position de la Turquie est paradoxale. Bien qu'elle adhère aux principales institutions occidentales, à commencer par l'Otan, son appartenance à l'Occident est souvent contestée en raison de ses identités concurrentes, turcique et musulmane. En effet, élément d'un ensemble culturel qui regroupe une dizaine de pays et de minorités, de la Chine aux Balkans, la Turquie est aussi membre de l'Organisation de la conférence islamique. Différents programmes de politique extérieure se sont longtemps affrontés selon la préférence donnée à l'ancrage européen, islamique ou turc du pays. Aujourd'hui encore, les grands dossiers de politique extérieure - adhésion à l'Union européenne, reconnaissance du génocide arménien - interrogent la définition même du modèle politique turc : place de l'héritage ottoman dans la Turquie républicaine, définition ethnique ou citoyenne de la nation, modèle occidental ou islamiste de modernité. Cet ouvrage propose une étude de la transformation de la place de la Turquie sur la scène internationale. Longtemps alliée inconditionnelle des Occidentaux, elle s'est progressivement émancipée, s'opposant parfois frontalement aux États-Unis ou à l'Union européenne. Loin de se limiter à la question de l'adhésion à l'Union européenne, l'émergence de la Turquie comme acteur global s'exprime dans son rôle régional au Moyen-Orient, son investissement en Asie centrale ou sa politique énergétique.
Les guerres civiles ont accompagné toute l'histoire de l'humanité. Comment mieux définir et circonscrire cette notion ... Contrairement à une idée répandue qui les cantonne aux pays du Sud, les guerres civiles sont un phénomène universel qui, en questionnant l'évidence des routines, rend visible ce qui fonde la reproduction de l'ordre social. À partir d'enquêtes de terrain, l'auteur développe une approche à la fois comparatiste et qualitative des guerres civiles contemporaines comme affrontements violents d'ordres sociaux à partir de trois hypothèses. D'abord, les guerres civiles, loin d'être des processus internes, sont des phénomènes transnationaux dont la dynamique dépend des contraintes, des ressources et des normes du système international. Ensuite, la formation d'un ordre social insurgé passe par l'instauration de nouvelles institutions qui transforment une société dans ses aspects les plus essentiels : rapports de genre, droits de propriété, hiérarchie entre groupes. Enfin, les guerres civiles créent les conditions d'une transformation des rapports entre habitus, stratégie et réflexivité. Ainsi, les possibilités d'établir de ces stratégies sont limitées en raison d'un fort degré d'incertitude, ce qui se traduit par une multiplication de stratégies à court terme qui visent à l'évitement, l'adaptation ou la survie.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.