Cet ouvrage offre le panorama le plus complet à ce jour d'une forme d'art née il y a à peinequarante ans et désormais incontournable sur la scène artistique internationale. Objet, à ses débuts, de furtives apparitions sur de petits écrans dans des espaces alternatifs, l'art vidéo jouit maintenant d'une position dominante dans les grandes manifestations, où il occupe d'immenses espaces, sous la forme d'installations ou de projections. Abstraction, art conceptuel, minimalisme et pop art, performance, photographie et cinéma sont les mouvements et les formes constitutifs de cet art qui fait de la dimension temporelle l'une de ses données essentielles. Abondamment illustré de photogrammes et de séquences vidéo, L'Art vidéo retrace l'histoire de ce médium, depuis les premières expérimentations jusqu'à la révolution numérique actuelle en passant par les installations conceptuelles, politiques et poétiques des années 1980 et 1990, et dresse, ce faisant, le portrait non seulement des figures tutélaires que sont Jean-Luc Godard, Andy Warhol, Nam June Paik, Joan Jonas, Valie Export ou encore Chris Burden, mais aussi, bien évidemment, des grands praticiens de la vidéo contemporaine comme Bill Viola ou Gary Hill, sans oublier la nouvelle génération d'artistes représentée par Paul McCarthy, Tony Oursler, Steve McQueen, Doug Aitken, Pierre Huyghe, Matthew Barney, Douglas Gordon, Pipilotti Rist ou Shirin Neshat. Tandis que nous entrons dans l'ère « post-médium », époque marquée par l'exploration de l'hybridation des technologies, les artistes combinent et recombinent la vidéo avec un large éventail de matériaux, vidéo numérique, cinéma, DVD, art informatique, CD-rom, graphisme et animation, et créent ainsi de nouvelles formes d'expression artistique.
Nombre de pages
142
Date de parution
12/05/2011
Poids
188g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782714310590
Titre
Trilogie
Auteur
Doolittle Hilda ; Hoepffner Bernard
Editeur
CORTI
Largeur
135
Poids
188
Date de parution
20110512
Nombre de pages
142,00 €
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Hermione est le premier de trois romans autobiographiques de H. D. Il a été écrit en 1927. Placé sous le signe de la renaissance (Hermione est le nom de la reine du Conte d'hiver shakespearien, dont la statue prend vie à la fin de la pièce), ce roman est l'exploration, près de vingt ans après, des zones glacées, frigides, où l'auteure se sentait retenue. Il s'agissait pour elle, face aux conventions du milieu et de l'époque, face aussi à l'ascendant intellectuel exercé par celui qui était alors son fiancé et qui devait rester son ami, Ezra Pound, de conquérir sa liberté de femme et son identité d'écrivaine. Un être intense nous est ici révélé, chez qui dominent l'acuité du regard, une sensibilité frémissante, une lucidité parfois dévastatrice et l'humour. L'écriture, d'une étonnante plasticité, traduit jusque dans leurs plus infimes vibrations cette approche d'un univers mental que la psychanalyse n'avait pas encore balisé.
Londres 1917. Ils ont la trentaine, ils ne sont pas la génération perdue, mais perdus, chacun à sa manière, ils le sont. C'est du moins ce que pense Julia. Tout autour d'elle évoluent Rafe, son mari, l'officier permissionnaire hésitant entre elle et Bella, le beau scarabée vert, Rico, le romancier érotomane, en lequel on peut reconnaître D. H. Lawrence, et aussi Vane, musicien. Les uns et les autres glissent dans des chassés croisés amoureux, sur fond de menace tragique, dans l'Angleterre bombardée. Julia, elle, connaît le froid intérieur, se sent exclue de leur jeu. Ou elle s'est mise hors-jeu. Elle est ailleurs. C'est elle qui tire les fils de la tapisserie, guette les reflets de la lanterne magique, c'est elle qui écrit le texte. Elle ressemble à H. D. , comme Hermione ou l'héroïne du Don lui ressemblent. Tout autant que ces deux romans autobiographiques, Dis-moi de vivre est une exploration du labyrinthe intérieur dont, comme toute fiction véritable, le lecteur ne sort pas indemne.
Dans ce récit autobiographique, H. D. laisse parler et écrire Hilda, la petite fille qu'elle a été. Mots magiques, refrains de cantiques, souvenirs de conversation d'adultes entendues ou chuchotements surpris, consonances venues de langues inconnues constituent le sol où naît la future écrivaine. Un père astronome, maître des étoiles et du feu, et, du côté de la mère, un don musical, "le" don mystérieux dont Hilda est si curieuse : le possède-t-elle et se transmet-il ? C'est ce secret qui précède toute naissance que Hilda Doolittle tente ici de décrypter. Le Don est le second volet de la trilogie autobiographique de H. D.
En 1933, poussée par une - crise personnelle autant que par les événements historiques, Hilda Doolittle se rendit à Vienne pour consulter Freud. Pour l'amour de Freud est le récit de cette analyse. H.D. y explore, au-delà de son histoire familiale et de ses relations amoureuses et amicales, son propre processus de création. Des lettres entre Freud et H.D. permettent en outre de plonger au cour de la relation singulière, faite d'affection et d'admiration réciproques, que continuèrent ensuite d'entretenir le maître de l'inconscient et la poétesse. Les éditions Des femmes-Antoinette Fouque rééditent aujourd'hui cette ouvre dans une nouvelle traduction de Nicole Casanova, augmentée d'un extrait de la correspondance entre Hilda Doolittle et Bryher, sa compagne, et publiée pour la première fois en France.
« Dans le vol onirique, si nous revenons au sol, une impulsion nouvelle nous rend aussitôt notre liberté aérienne. Nous n'avons à cet égard aucune anxiété. Nous le sentons bien, une force est en nous et nous connaissons le secret qui la déclenche. Le retour vers la terre n'est pas une chute, car nous avons la certitude de l'élasticité. Tout rêveur du vol onirique possède cette connaissance de l'élasticité. Il a aussi l'impression du bond pur, sans finalité, sans but à atteindre. En revenant vers la terre, le rêveur, nouvel Antée, retrouve une énergie facile, certaine, enivrante. » (Gaston Bachelard)
« Si le regard des choses est un peu doux, un peu grave, un peu pensif, c'est un regard de l'eau. L'examen de l'imagination nous conduit à ce paradoxe : dans l'imagination de la vision généralisée, l'eau joue un rôle inattendu. L??il véritable de la terre, c'est l'eau. Dans nos yeux, c'est l'eau qui rêve. Nos yeux ne sont-ils pas ?cette flaque inexplorée de lumière liquide que Dieu a mise au fond de nous-mêmes? ? Dans la nature, c'est encore l'eau qui voit, c'est encore l'eau qui rêve. » (Gaston Bachelard)
À la suite d'un chagrin d'amour, Aldo se fait affecter par le gouvernement de la principauté d'Orsenna dans une forteresse sur le front des Syrtes. Il est là pour observer l'ennemi de toujours, replié sur le rivage d'en face, le Farghestan. Aldo rêve de franchir la frontière, y parvient, aidé par une patricienne, Vanessa Aldobrandi dont la famille est liée au pays ennemi. Cette aide inattendue provoquera les hostilités... Dans ce paysage de torpeur, fin d'un monde où des ennemis imaginaires se massacrent, le temps et le lieu de l'histoire restent délibérément incertains dans un récit à la première personne qui semble se situer après la chute d'Orsenna. Julien Gracq entraîne son lecteur dans un univers intemporel qui réinvente l'Histoire et donne lieu à une écriture qui s'impose avec majesté, s'enflamme au contact de l'imagination. Pour Le Rivage des Syrtes Julien Gracq obtint en 1951 le prix Goncourt, qu'il refusa.