La province dominicaine de Toulouse (XIXe-XXe siècles). Une histoire intellectuelle et spirituelle
Donneaud Henry ; Laffay Augustin ; Montagnes Berna
KARTHALA
29,00 €
Epuisé
EAN :9782811114879
Depuis la restauration de l'Ordre dominicain par Lacordaire sous la monarchie de Juillet, trois provinces à l'identité nettement distincte ont vu le jour dans notre pays. La Province de Toulouse, fondée en 1865 dans la partie méridionale de la France, de Bordeaux à Nice, a toujours compté un nombre de religieux moindre que celui de la Province de France. Cette faiblesse numérique ajoutée à une tenace réputation de province traditionnelle, repliée sur ses frontières, a contribué à laisser dans l'ombre son histoire et à perpétuer les idées reçues. Les auteurs de cet ouvrage, dominicains toulousains en même temps qu'historiens de formation universitaire, invitent à corriger cette vision. De Marie-Joseph Lagrange, fondateur de l'Ecole biblique de Jérusalem à Alexandre Morelli, déporté à Dachau avant de finir sa vie dans les bidonvilles de Mexico en prêchant la théologie de la libération, en passant par l'inclassable Raymond-Léopold Bruckberger ou le discret Michel Labourdette, théologien influent du concile Vatican II, la Province de Toulouse a suscité nombre de vocations qui interdisent tout jugement hâtif. De même, le reproche de repli régionaliste doit être pour le moins relativisé : dès ses débuts, cette province envoie une part significative de ses religieux comme missionnaires dans les régions les plus reculées du Brésil avant de faire évoluer le modèle traditionnel de la mission en se redéployant en Uruguay, au Pérou et en Haïti. Même la Sainte-Baume, sanctuaire provençal dominicain par excellence, est l'objet de projets d'internationalisation sous la direction de Le Corbusier ou d'Oscar Niemeyer. Cette histoire de la Province de Toulouse invite à réfléchir sur ce qui spécifie l'identité d'une communauté religieuse vouée à la prédication. Comment ces fils de saint Dominique et de Lacordaire ont-ils, de la fin du XIXe siècle à la crise sociale et religieuse des années d'après-concile, vécu et fait vivre, entre respect des règles héritées et ouverture aux exigences de l'époque, entre vie contemplative et action apostolique, une tradition religieuse multiséculaire dans laquelle ils puisent pour être, à leur manière, de leur temps ? Au-delà des crises et des bouleversements de la société française, dans lesquels les dominicains toulousains occupent toute leur place, le récit manifeste la récurrence d'une quête, celle d'une articulation féconde, que chaque génération se doit de réinventer, entre élaboration intellectuelle et vie spirituelle.
Nombre de pages
414
Date de parution
22/09/2015
Poids
660g
Largeur
160mm
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EAN
9782811114879
Auteur
Donneaud Henry ; Laffay Augustin ; Montagnes Berna
Editeur
KARTHALA
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160
Date de parution
20150922
Nombre de pages
414,00 €
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Le mot latin " theologia ", sous la plume des théologiens du XIIIe siècle, doit-il être traduit par le mot français " théologie " ? Autrement dit, la " theologia " ou " sacra doctrina ", désignait-elle alors l'activité de réflexion critique et spéculative sur le contenu de la révélation chrétienne ? L'interprétation dominante, depuis plusieurs siècles et encore aujourd'hui, ne se garde pas, même avec quelques nuances et au prix de nombreuses apories, de répondre à cette question par l'affirmative. Le présent ouvrage, thèse de doctorat soutenue à la faculté de théologie de l'Institut catholique de Toulouse, entend au contraire répondre dans une direction toute différente. Il veut démontrer que les expressions " theologia ", " sacra doctrina ", " sacra scriptura ", toujours parfaitement synonymes au XIIIe siècle, désignaient alors non pas la " théologie des théologiens ", mais ce que, à la suite de la Constitution " Dei verbum " du second concile du Vatican, nous appelons maintenant la " Parole de Dieu ". Au-delà de sa démonstration historico-critique sur la signification exacte de la notion médiévale de " theologia ", cet ouvrage voudrait contribuer, pour la pensée chrétienne d'aujourd'hui, à un enracinement plus profond de la théologie dans la Parole de Dieu.
Margelidon Philippe-Marie ; Donneaud Henry ; Troup
Cet ensemble d'études concerne plusieurs questions actuellement débattues autour du presbytérat et du diaconat et qui ne font pas l'objet d'un consensus unanime. Malgré la diversité des points de vue exprimés ces huit chapitres sont homogènes sur le fond et manifestent une authentique unité doctrinale. L'articulation presbytérat et diaconat qui en constitue le coeur permet de mieux saisir ce que chaque degré comporte de spécifique au double plan de la fonction (agir) et de la consécration (être), de la mission et de la sainteté dans l'Eglise. Quelques annexes fournissent des éléments de discussion à propos du diaconat féminin, de l'ordination des femmes et du célibat ecclésiastique. Avec les contributions d'Henry Donneaud, Damien Troupeau, François Daguet, Damien Logue, Gilbert Narcisse et Philippe-Marie Margelidon Sous la direction du père Philippe-Marie Margelidon, dominicain, docteur en théologie. Le père Margelidon est professeur de théologie dogmatique au Studium dominicain de Toulouse, à la faculté de théologie de l'Institut Catholique de Toulouse et à l'Institut Saint thomas d'Aquin.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.
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