Le mot latin " theologia ", sous la plume des théologiens du XIIIe siècle, doit-il être traduit par le mot français " théologie " ? Autrement dit, la " theologia " ou " sacra doctrina ", désignait-elle alors l'activité de réflexion critique et spéculative sur le contenu de la révélation chrétienne ? L'interprétation dominante, depuis plusieurs siècles et encore aujourd'hui, ne se garde pas, même avec quelques nuances et au prix de nombreuses apories, de répondre à cette question par l'affirmative. Le présent ouvrage, thèse de doctorat soutenue à la faculté de théologie de l'Institut catholique de Toulouse, entend au contraire répondre dans une direction toute différente. Il veut démontrer que les expressions " theologia ", " sacra doctrina ", " sacra scriptura ", toujours parfaitement synonymes au XIIIe siècle, désignaient alors non pas la " théologie des théologiens ", mais ce que, à la suite de la Constitution " Dei verbum " du second concile du Vatican, nous appelons maintenant la " Parole de Dieu ". Au-delà de sa démonstration historico-critique sur la signification exacte de la notion médiévale de " theologia ", cet ouvrage voudrait contribuer, pour la pensée chrétienne d'aujourd'hui, à un enracinement plus profond de la théologie dans la Parole de Dieu.
Date de parution
07/09/2006
Poids
1 102g
Largeur
157mm
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EAN
9782845733817
Titre
THEOLOGIE ET INTELLIGENCE DE LA FOI
ISBN
284573381X
Auteur
DONNEAUD HENRY
Editeur
PAROLE SILENCE
Largeur
157
Poids
1102
Date de parution
20060907
Disponibilité
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Donneaud Henry ; Laffay Augustin ; Montagnes Berna
Depuis la restauration de l'Ordre dominicain par Lacordaire sous la monarchie de Juillet, trois provinces à l'identité nettement distincte ont vu le jour dans notre pays. La Province de Toulouse, fondée en 1865 dans la partie méridionale de la France, de Bordeaux à Nice, a toujours compté un nombre de religieux moindre que celui de la Province de France. Cette faiblesse numérique ajoutée à une tenace réputation de province traditionnelle, repliée sur ses frontières, a contribué à laisser dans l'ombre son histoire et à perpétuer les idées reçues. Les auteurs de cet ouvrage, dominicains toulousains en même temps qu'historiens de formation universitaire, invitent à corriger cette vision. De Marie-Joseph Lagrange, fondateur de l'Ecole biblique de Jérusalem à Alexandre Morelli, déporté à Dachau avant de finir sa vie dans les bidonvilles de Mexico en prêchant la théologie de la libération, en passant par l'inclassable Raymond-Léopold Bruckberger ou le discret Michel Labourdette, théologien influent du concile Vatican II, la Province de Toulouse a suscité nombre de vocations qui interdisent tout jugement hâtif. De même, le reproche de repli régionaliste doit être pour le moins relativisé : dès ses débuts, cette province envoie une part significative de ses religieux comme missionnaires dans les régions les plus reculées du Brésil avant de faire évoluer le modèle traditionnel de la mission en se redéployant en Uruguay, au Pérou et en Haïti. Même la Sainte-Baume, sanctuaire provençal dominicain par excellence, est l'objet de projets d'internationalisation sous la direction de Le Corbusier ou d'Oscar Niemeyer. Cette histoire de la Province de Toulouse invite à réfléchir sur ce qui spécifie l'identité d'une communauté religieuse vouée à la prédication. Comment ces fils de saint Dominique et de Lacordaire ont-ils, de la fin du XIXe siècle à la crise sociale et religieuse des années d'après-concile, vécu et fait vivre, entre respect des règles héritées et ouverture aux exigences de l'époque, entre vie contemplative et action apostolique, une tradition religieuse multiséculaire dans laquelle ils puisent pour être, à leur manière, de leur temps ? Au-delà des crises et des bouleversements de la société française, dans lesquels les dominicains toulousains occupent toute leur place, le récit manifeste la récurrence d'une quête, celle d'une articulation féconde, que chaque génération se doit de réinventer, entre élaboration intellectuelle et vie spirituelle.
Margelidon Philippe-Marie ; Donneaud Henry ; Troup
Cet ensemble d'études concerne plusieurs questions actuellement débattues autour du presbytérat et du diaconat et qui ne font pas l'objet d'un consensus unanime. Malgré la diversité des points de vue exprimés ces huit chapitres sont homogènes sur le fond et manifestent une authentique unité doctrinale. L'articulation presbytérat et diaconat qui en constitue le coeur permet de mieux saisir ce que chaque degré comporte de spécifique au double plan de la fonction (agir) et de la consécration (être), de la mission et de la sainteté dans l'Eglise. Quelques annexes fournissent des éléments de discussion à propos du diaconat féminin, de l'ordination des femmes et du célibat ecclésiastique. Avec les contributions d'Henry Donneaud, Damien Troupeau, François Daguet, Damien Logue, Gilbert Narcisse et Philippe-Marie Margelidon Sous la direction du père Philippe-Marie Margelidon, dominicain, docteur en théologie. Le père Margelidon est professeur de théologie dogmatique au Studium dominicain de Toulouse, à la faculté de théologie de l'Institut Catholique de Toulouse et à l'Institut Saint thomas d'Aquin.
« Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Mt 16, 16). "Par ces paroles, Pierre, interrogé avec les autres disciples par le Maître sur la foi qu'il a en Lui, exprime en synthèse le patrimoine que l'Église, à travers la succession apostolique, garde, approfondit et transmet depuis deux mille ans. Jésus est le Christ, le Fils du Dieu vivant, c'est-à-dire l'unique Sauveur et le révélateur du visage du Père. En m'appelant par votre vote à succéder au Premier des Apôtres, me confie ce trésor afin que, avec son aide, j'en sois le fidèle administrateur (cf. 1 Co 4, 2) au profit de tout le Corps mystique de l'Église, de sorte qu'elle soit toujours plus la ville placée sur la montagne (cf. Ap 21, 10), l'arche du salut qui navigue sur les flots de l'histoire, phare qui éclaire les nuits du monde. Et cela, non pas tant grâce à la magnificence de ses structures ou à la grandeur de ses constructions - comme les édifices dans lesquels nous nous trouvons -, mais à travers la sainteté de ses membres, de ce « peuple que Dieu s'est acquis pour proclamer les oeuvres admirables de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière » (1 P 2, 9). " (Léon XIV) Ce petit ouvrage recueille pour nous 365 paroles spirituelles tiréss de ses homélies, messages, discours. Des trésors à méditer en notre coeur ! En prenant quelques minutes quotidiennes avec Léon XIV, c'est pour nous l'occasion de nous laisser rejoindre par Jésus qui nous a promis d'être avec nous tous les jours.
Et si les paraboles, les annonces du Royaume, les miracles, les colères de Jésus étaient provoquées par les comportements, les incompréhensions, les difficultés à croire de ses contemporains ? Et si les grands moments de l'évangile étaient des moments où Jésus a adapté sa réponse et ses propos en fonction de la dureté des coeurs ou des situations émouvantes ? Jésus, avec le coeur de son Père, se laisse toucher en tous sens et peut-être adapte-t-il ses réponses et ses actions lors de grands moments de bouleversements de son coeur, touché par ceux qui sont en face de lui. Il est un parfait pédagogue qui veut faire entrainer dans la maïeutique ... quelque chose et à faire surgir de soi, mais Jésus se surprend aussi à faire jaillir de lui des réactions qu'il n'envisageait peut-être pas forcément. Essayons un parcours simple dans les évangiles, pour essayer de déceler ces instants émouvants et bouleversants où Jésus n'avait sûrement pas imaginé une telle réponse ou un tel comportement. L'évangile est certainement cousu d'un message qui sait s'adapter aux situations ; un message tellement actuel ! Voyageons chronologiquement, avec des guides thématiques dans les évangiles synoptiques (Matthieu, Marc et Luc) et sans oublier Jean, pour relire d'une autre manière les pages que l'on croit connaître.
La vérité se présente initialement à l'homme sous une forme interrogative : la vie a-t-elle un sens ? quel est son but ? [...] La première vérité absolument certaine de notre existence, outre le fait que nous existons, est l'inéluctabilité de notre mort. Face à cette donnée troublante s'impose la recherche d'une réponse complète. Chacun veut connaître la vérité sur sa fin. Il veut savoir si la mort sera le terme définitif de son existence ou s'il y a quelque chose qui dépasse la mort ; s'il lui est permis d'espérer une vie ultérieure ou non. " (Foi et raison, n° 26). Comme l'exprime Jean Paul II, la mort place radicalement l'homme devant la question du sens de sa vie et de la recherche de son bonheur. En confrontant les réponses de la sagesse philosophique, tant à travers les mythes de l'Antiquité qu'au fil des écrits d'Albert Camus, l'auteur conduit le lecteur au seuil de la Révélation chrétienne pour le guider dans cette recherche du sens ultime de sa vie.