A la fois historienne et mémorialiste, la comtesse Marion Dönhoff (1909-2002) livre son témoignage et le fruit de ses recherches sur la vie dans une grande propriété foncière agricole de Prusse-Orientale pendant la première moitié du XXe siècle. Son regard sur l'univers qui fut le sien parvient à garder une certaine fraîcheur non dénuée de précision. Elle brosse, par petites touches, le récit d'une jeunesse marquée par son aspect enchanté et privilégié, qu'elle passe entre les domaines de Friedrichstein, Steinort, Preyl et Trakehnen. Dernière de sept enfants, elle est plus proche de ses cousins avec lesquels elle partage les joies des promenades à cheval, de la chasse en forêt et de la vie auprès des plus hauts dignitaires de l'empire. Appartenant à l'aristocratie prussienne, elle en questionne le fonctionnement et le mode de vie, se faisant ainsi le témoin de la vie dans une " province perdue ", partagée, après la Seconde guerre mondiale, entre la Russie et la Pologne. En 1945, c'est la fin de cette longue enfance : l'avancée des Soviétiques, l'incendie de la propriété et la mort de nombreux membres de sa famille entraînent la fuite et l'exil de Marion, qui recommencera sa vie à Hambourg.
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Nombre de pages
203
Date de parution
04/10/2018
Poids
372g
Largeur
170mm
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EAN
9782356030214
Titre
Une enfance en Prusse-Orientale (1909-1945)
Auteur
Dönhoff Marion ; Kowalski Colette
Editeur
LACURNE
Largeur
170
Poids
372
Date de parution
20181004
Nombre de pages
203,00 €
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Beauté américaine qui éblouissait la société européenne au tournant du siècle, Gladys Deacon, après une enfance traumatisante, suivit une solide éducation en Europe et aux Etats-Unis. A l'âge de 14 ans, fascinée par les fiançailles de Consuelo Vanderbielt avec le duc de Marlborough, elle se promet de l'épouser un jour. A Florence, Bernard Berenson envisage de lui demander d'être son épouse, à Blenheim, le prince héritier de Prusse lui jure un amour éternel en lui offrant une bague. A Versailles, le prince Aloys von Liechtenstein et le duc de Norfolk la demande en mariage et à Rome, c'est Roffredo Caetani, prince de Bassiano qui succombe à son charme. A Paris, elle séduit Anatole France, Robert Treveyland, Monet... et à Nice le duc de Connaught et Canastra. Elle fascina Proust, Boldoni, Epstein, Henry James... et épousa, comme elle l'avait décidé dans son enfance, le 9e duc de Marlborough.
La vie extraordinaire d'Alexandre, prince de Dohna-Schlobitten, (1899-1997) filleul de l'empereur Guillaume II. Après une enfance dans une Prusse-Orientale encore féodale, le prince de Dohna reprend la gestion des immenses territoires agricoles et forestiers familiaux. Il assiste à la montée du nazisme puis participe à la seconde guerre mondiale en tant qu'officier de la Wehrmacht, en Pologne, dans les Balkans et en Ukraine. Il est l'un des derniers à pouvoir quitter la poche de Stalingrad. Puis, fuyant le rouleau compresseur russe du début de 1945 qui devait détruire son château de famille et ruiner ses propriétés, il organise le convoi d'exode de tous ses "gens" (le trek, composé de plusieurs centaines de personnes) et gagne la région de Brême après avoir cheminé pendant deux mois, de janvier à mars 1945, sur les routes de Prusse, de Poméranie, du Brandebourg, du Mecklembourg et de Basse-Saxe, faisant étape dans des propriétés de familles apparentées, amies, ou tout simplement, chez des particuliers hospitaliers et solidaires. C'est ensuite en Allemagne du sud puis à Bâle qu'il redémarre une nouvelle vie, plus modeste, en exploitant jusqu'à sa retraite une petite entreprise de nettoyage à sec. A la fin de la guerre, la propriété familiale est morcelée, le château détruit et les archives et les oeuvres d'art dispersées dans les musées d'Allemagne de l'Est et de Pologne. Ayant renoncé à reprendre possession de ses terres, même après la chute du mur de Berlin, le prince de Dohna tentera néanmoins de récupérer quelques vestiges de ce monde en ruines.
Naître riche dans l'une des plus anciennes et des plus célèbres familles françaises, les Rochechouart de Mortemart, ducs et pairs depuis 1650, et épouser à vingt ans le duc d'Uzès, premier duc et pair de France, aurait suffit à beaucoup de jeunes filles du XIXe siècle. Mais la personnalité d'Anne de Rochechouart de Mortemart, duchesse d'Uzès (1847-1933) est hors du commun. Et sa vie, à cheval sur deux siècles, est une aventure étonnante. Née sous Louis-Philippe, la duchesse d'Uzès a traversé son siècle aux premières loges de la vie mondaine et politique de la France. Personnalité hors du commun, elle fut à la fois artiste, lieutenant de louveterie, maître d'équipage de vénerie, première femme titulaire du permis de conduire en 1897, soutien du général Boulanger. Veuve à 31 ans, cette femme d'action savait aussi recevoir avec faste dans les nombreuses propriétés où elle aimait séjourner avec sa famille. Ses souvenirs font revivre l'histoire de France à travers le regard unique d'une grande dame.
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